01-04-09
Bilan : Skins saison 3
Exit Tony, Cassie, Sid, Maxxie, (...) E4 a décidé d'innover son teen drama confirmé : la saison 3 de Skins voit venir de nouvelles têtes. Effy, sœur de Tony, assure la transition entre les deux générations et se voit donner la réplique à de nouveaux acteurs, incarnant des personnages plus divers, aux personnalités plus excessives. Ajoutons à cela l'arrivée de nouveaux scénaristes et des épisodes s'écartant du décor bristolien traditionnel, la saison 3 de Skins avait tout pour décevoir: a-t-elle montré ses limites ou au contraire, a-t-elle réussi le pari de surprendre ?
Cette saison 3 est en réalité dans la pure continuité de la deuxième plutôt que de la première. La saison 1 de Skins, c'était un genre nouveau, un style particulier et une maîtrise scénaristique bluffante, la saison 2 avait comme défaut la rupture de ce style d'écriture: on passait du ton tragi-comique de la saison 1 à des épisodes tragiques et des épisodes comiques en saison 2. Jamais (ou rarement) les deux tendances dans le même épisode.
Si les situations auxquelles faisaient face les personnages dans la première saison et les conséquences qui en découlaient était amenées subtilement, on ne peut pas en dire de même pour cette troisième saison qui jongle entre plusieurs tons, dépendant des personnages : l'ambition diffère constamment, le registre général de cette saison s'est avéré par conséquence assez hétérogène.
Si les scénaristes semblent avoir fait le deuil des protagonistes de la première génération avec plus ou moins de facilité pendant l'inter-saison, les téléspectateurs, eux, doivent le faire au fur et à mesure de la diffusion de la saison 3 outre-Manche et évidemment, ça n'aide pas à apprécier la saison en question vu qu'elle met en scène d'autres personnages. D'autres personnages très différents des premiers, qui peinent à attirer la sympathie à première vue. L'erreur des scénaristes tout au long de la saison a sûrement été d'accorder plus de temps d'antenne aux personnages qui semblaient avoir le moins de potentiel - Cook surtout, Effy et Freddie autour pour un triangle amoureux gras et peu saisissant -.
À côté, l'homosexualité (présumée) de Naomi et Emily - facilement la relation la plus attachante de la saison - a occupé discrètement l'écran pendant ces 10 épisodes et le traitement de l'intrigue pouvait s'avérer maladroit (un doute constant sur l'orientation sexuelle des deux personnages, une difficulté à mettre des mots sur des faits et un manque de clarté à propos des sentiments que ressens Emily vis-à-vis de Naomi à la fin de l'épisode 7 où elle couche avec le garçon timide du groupe). Une fois encore, si on compare le développement de l'intrigue sur l'homosexualité de la saison 3 avec celle de la saison 1 (où Maxxie confrontait les croyances religieuses de Anwar dans l'épisode 6), on réalise que la plume des scénaristes s'est usée avec le temps.
Il y a évidemment tout ce qui concerne Cook, qui a été franchement gênant (à tous points de vue, sauf dans l'épisode 8 - le meilleur de la saison - où il montrait un tant soit peu de sincérité) mais aussi surprenant dans le sens où Skins nous montre un côté de la vie d'ado en Angleterre qu'avait tendance à négliger la première génération.
Cette deuxième génération tombe clairement dans un registre vulgaire à plusieurs reprises - dès qu'on s'appuie sur Cook en réalité -, encré dans une atmosphère sauvage, chose que les deux premières saisons n'avaient jamais effectué : on avait toujours une visée << trash >> mais jamais bestiale. La saison use et abuse - en temps voulu - de ce style-là (épisodes 2 et 10 principalement) et on se retrouve à trouver le personnage de Cook puéril, agité, imbuvable et le climat de ces séquences dérangeant, limite indigeste. Vu que Cook est le personnage-leader du groupe, la saison en a souffert.
À l'opposé, là où les scénaristes font évoluer Cook dans une ambiance crade et assez violente, certains personnages (Naomi, Emily, principalement, dans les épisodes 6 et 9) font ressortir un caractère qui ne sied pas à la série : une sorte de mièvrerie, un sentiment de facilité et/ou de délicatesse gênante qui se ressent dans le traitement des intrigues et quand celles-ci sont maigrement affichées à l'écran, on reste frustré face à l'inertie dont font preuve les scénaristes.
Ainsi, à cause de ses nombreux défauts - qui se faisaient déjà ressentir dès la saison précédente mais de façon moins frappante et préjudiciable -, cette troisième saison de Skins devient exactement ce que la série n'aurait jamais dû être (et qu'elle n'a jamais été sans cette saison 3) : un divertissement pop-corn pur et simple, le genre de série qu'on regarde pour passer le temps et auxquelles on trouve un maigre nombre de qualités valables pour justifier sa propre fan-attitude. Un guilty-pleasure, en soi.
La première saison n'était pas du tout de cet acabit: Skins était une série intelligente, brillamment écrite et évoluant dans un milieu sériel où rares sont les séries pour adolescents de qualité, ce qui était un plus en soi. Maintenant, on ne peut s'empêcher de comparer Skins à ces séries américaines graveleuses et engraissées avec le temps : un mélange de Gossip Girl et Californication, à peu de choses près. L'humour anglais peine à séduire également. C'est à se demander si Skins n'a pas perdu de sa superbe... Une saison très médiocre.
08-02-09
Katy Perry dans Skins s03e04 (spoilers)
Pas à proprement parlé (dommage). J'ai arrêté la saison 3 mais voici un extrait de l'épisode diffusé jeudi prochain - et pas n'importe lequel, ce serait presque teh extrait qui m'ferait continuer la série. Bon, ne surestimons pas le moment, mais pour ceux qui décident de visionner la vidéo, à vos risques et périls car elle contient des spoilers, cliquez sur le lien ci-dessous.
http://www.youtube.com/watch?v=pvL9jQliJUs
30-01-09
Skins épisode 3.02
Skins, c'est fini pour moi. Un épisode à chier. Une saison qui s'annonce à chier. Intro de qualité. :)
Bah voilà quoi, c'est de la merde à nouveau. J'ai beau chercher, j'ai beau me poser des questions sur l'épisode en lui-même, chercher des trucs qui puissent me plaire, que je puisse dire des trucs de positif, mais je trouve pas. À la limite, je crois qu'il faut donner le crédit aux scénaristes d'avoir osé consacrer un épisode complet à un personnage aussi irrévérencieux, irrespectueux, vulgaire, antipathique, salaud, tout ce que vous voudrez : Cook. Où est passé le génie de la saison 1 ? C'est de la merde cette saison 3. Et je sens que ça va le rester. Même s'ils s'améliorent je m'en fous, de toute façon les personnages ne m'attirent pas la moindre sympathie (sauf Emily et Naomi, le futur couple lesbien - c'est mon côté Katy-Perry-is-awesome qui ressort, le saphisme c'est excitant)
Mais sinon, un épisode consacré à Cook, de cette gueule là, c'est juste inqualifiable.
Je ne sais même pas par quoi commencer tellement tout était mal écrit. Je vais essayer de garder un minimum d'objectivité mais bon ça va être difficile. Bah déjà l'acteur qui gueule ça m'a saoulé. L'acteur qui bouffe le gateau en moins de deux c'était juste dégoutant. Le rire de Cook est super énervant. J'ai pas ri une seule fois devant l'épisode. C'était juste nul quoi. Encore, Gossip Girl, limite 90210 ça a de la gueule à côté de la provoc' gratuite dans un épisode comme celui-ci ...
Puis le réalisme, bonjour quoi. C'est les 17 ans de Cook, il s'la joue kaillera c'est limite. On prépare une fête ringarde pour lui, tout le monde se fait chier donc il finit à la fête organisée pour la copine de la soeur de Freddie si j'ai bien compris.
Puis il rentre en froid avec le père de cette dernière qu'il a humilié dans une scène absolument ridicule où il chante en playback, dans un syle provoc' qui gêne plus qu'autre chose. Puis il finit dans un club où se cotoient putes et stripteaseues juste après. Génial. Profond et tout. J'ai essayé pourtant, de chercher la profondeur : y en a pas. Y en a même plus dans Secret Diary of a Call Girl, de la subtilité. Là rien. On dirait même pas une série anglaise ou alors c'est ce à quoi doivent ressembler les pires séries britanniques dans ce cas.
Y a JJ aussi avec lui qui s'amuse à embrasser une pute vu qu'il l'a jamais fait avec une fille... disons "normale". Là aussi on tombe dans un délire incroyable pour une série comme Skins, c'est juste plus possible. Mais c'est pas le pire.
Le pire c'est quand Cook se fait faire un handjob mais est distrait par les jouissements du mec de l'enterrement de vie de jeune fille, adepte SM, celui avec lequel il était en froid. Il lui pète la gueule parce qu'il a insulté sa mère. S'ensuit une magnifique réplique "Tu me connais pas, j'suis Cook". Ok. On avait compris. Sauf qu'on a perdu strictement tout ce qui faisait le charme de la série dans les deux premières saisons, c'est hallucinant. Je suis sidéré par la facilité dans laquelle les scénaristes se sont jettés. C'est ultra mauvais mais j'en ris tellement c'est pathétique. On a une autre série devant nous. Je plains les acteurs en plus ...
À côté on essaie de s'la jouer "y a quand même de la subtilité, c'est dramatique et profond" avec Freddie. Freddie qui paraissait un peu comme le loser de la bande, le stéréotype du mec lambda un peu. Puis là il décide d'arrêter de suivre Cook parce que visiblement il en a marre de payer pour ses conneries. Donc logiquement Cook n'a rien fait de pire dans le passé, Freddie décide de le lâcher comme ça. Pile au deuxième épisode, quelle subtilité, c'est impressionnant ... Puis ça parle pour soi, il suffit de regarder l'épisode pour réaliser à quel point c'est mauvais. Le pire c'est peut-être que les acteurs y croient. Jack O'Connell du moins. Irritant à souhaît, je retire la moindre syllabe de bien que j'ai pu dire sur lui sur ce blog (bon dans Eden Lake il est bon, là il rend le personnage encore plus con et détestable)
En bref : Y a même pas un seul truc qui sauve l'épisode. Le seul truc "positif" que je peux dire c'est que les scénaristes ont au moins eu le courage de faire un épisode aussi ridicule, pathétique, je trouve pas les mots tellement c'est peu ingénieux et limite insultant envers la première génération. J'arrête "Skins" ici. C'est plus Skins, ça m'a l'air d'être une série pour ados à la libido débordante qui sniffent pour passer le temps (je ne juge personne qui continue hein :)) Mais j'arrive juste plus quoi, cet épisode est une honte monumentale, je l'oublierai jamais tellement il fait partie des pires épisodes de séries que j'ai vus de ma vie (à caser dans les Heroes qui te foutent le moral au plus bas)
Puis dernier coup de gueule contre E4 dont le site bugue toujours et qui foire mon téléchargement en plein milieu, voilà, je suis fier de ma critique :)
23-01-09
Skins épisode 3.01
L'inévitable se produit évidemment : les acteurs des deux premières saisons me manquent. Le Skins de la saison 1 me manque en fait.
Bon, là on a du tout nouveau Skins, un Skins que j'aime pas du tout même si je dois avouer que j'ai ri à plusieurs reprises : l'humour anglais aussi, c'est difficie d'y résister. Cela dit, on est vraiment loin de l'ambiance des deux premières saisons, il y a pas ce ton mi-comique mi-tragique, il n'y a vraiment que de la déconne et de la comédie, c'est frustrant. Faut pas aussi oublier que l'épisode pilote était assez dans cette veine-là aussi et peut-être que les scénaristes seront plus inspirés dès qu'il s'agira de passer au fameux schéma "un épisode / un personnage" mais il y avait réellement matière à faire quelque chose de bon. Ils ont vraiment loupé l'occasion parfaite de prouver qu'ils avaient pas épuisé leur encre en mettant de nouveaux personnages et en développant des nouveaux thèmes à la sauce Skins. Inévitablement, l'épisode est une réelle déception car il ne contient absolument pas les ingrédients qui ont fait la réussite de la première saison même si les acteurs sont plutôt bons.
Petite et courte présentation des personnages exige. Comme avec le pilote il y a deux ans, j'avais déjà piqué mes favoris. Dans cette nouvelle génération, j'aime bien JJ, Pandora et Effy. Parmi les nouveaux personnages il y a donc :
- Cook : c'est celui qui est le plus mis en avant, le Tony de la bande : manipulateur, il fait à sa tête et laisse aux autres le soin de payer les responsabilités de ses conneries. Bof, le personnage m'a pas l'air très inspiré même si je dois avouer que Jack O'Connell a l'air de s'amuser.
- Freddie : il tombe sous le charme d'Effy. Elle lui donne une liste de toutes les choses interdites à faire dans leur nouveau lycée (aux profs ultra délurés) et évidemment il est tenté de les faire pour lui prouver qu'il est lui aussi rebelle alors que c'est Cook qui arrivera à coucher avec Effy en premier dans une scène de conclusion bien réalisée.
- JJ : l'intello du groupe. Assez sympathique au premier abord, c'est un peu le personnage qui ne ressemble à aucun de l'ancienne génération. Idem pour Pandora, son équivalent féminin : deux personnages charismatiques au capital sympathique plus élevé que les autres.
- Emily et Katie, les jumelles. Emily c'est la jumelle sage, Katie c'est la jumelle rebelle. C'est dommage d'avoir joué autant sur les stéréotypes, on aura sûrement une rivalité entre soeurs sans grand intérêt.
- Enfin, Naomi. Fille solitaire au premier abord, on ne la voit pas trop mais elle est en conflit avec Katie. Du coup elle ressemble un peu à Effy dans la première génération.
- Puis deux mots sur Effy qui a trop régressé depuis la saison 1. Son côté mystérieux me manque, cette imprévisiblité dans son caractère était un aspect joliment exploité dans la première saison (tout en subtilité), moins dans les quelques scènes qui lui sont dédiées dans ce season premiere. Elle passe vraiment pour la pute superficielle dans cet épisode, excusez le terme.
Alors comme je l'ai dit dans l'intro, c'est difficile de se faire une idée de cette nouvelle saison à ce stade. Il faut vraiment donner le temps à cette troisième saison de montrer son potentiel (dans un registre autre que le comique) et que les scénaristes retrouvent cette impressionnante sobriété qui caractérisait la série à ses débuts, avec ce ton tragi-comique inédit qui est absent ici.
Les acteurs par contre sont plutôt bons dans leurs rôles (sauf peut-être celui qui joue Freddie qui n'a pas un jeu très varié). J'espère aussi qu'on ira réellement au-delà du simple triangle amoureux, de l'irrévérencieux ou la provoc' gratuite parce que c'est un peu ce qui ressort du pilote : la série est bien plus que ça à la base. Puis on a eu des histoires de triangle amoureux dans la saison 2 donc inutile de nous refaire ça avec de nouveaux personnages bien moins sympathiques et attachants que les premiers.
Bref, il faut donner le temps à la saison de se développer, aux personnages de montrer leur potentiel. Il y a du travail à faire parce que cet épisode n'est vraiment pas représentatif de ce qu'était la série en premier lieu. Par contre, l'humour marche assez bien mais là encore, on joue beaucoup trop la carte de la comédie pour faire de la comédie. L'épisode est trop brouillon, facile et conventionnel, il y a un vrai manque de subtilité dans l'écriture. On a l'impression de se retrouver avec une série au caractère puéril, vraiment élémentaire, c'est dommage.
On est à la limite de l'insulte envers ce qu'était la série par essence.
21-01-09
Trailer : Skins saison 3
Une nouvelle promo de la saison 3 de Skins, dont le season premiere est diffusé demain soir sur E4.
15-01-09
7 premières minutes de Skins 3
Voici les 7 premières minutes de la saison 3 de Skins, une scène d'ouverture de haute qualité, drôle, inédite, à savourer. Le premier épisode de la saison 3 le 22 janvier sur E4 à 22h (le countdown est à votre droite >>).
Hum College Green j'y étais <3 :)
05-01-09
Skins 3 (22/01) : Trailer Uncut
Edit : La vidéo a été supprimée, vous pouvez néanmoins toujours voir la version uncut ici.
Voici le dernier trailer uncut de la saison 3 de Skins d'une durée de 2m48 (bien plus violent que celui de la saison précédente) qui débarque le 22 janvier sur E4.
25-12-08
La saison 3 de Skins approche
Je ne sais pas si vous savez, mais Skins est la série qui ramène le plus de visiteurs sur le blog. Donc dès qu'on nous envoie des informations sur la nouvelle saison, je prend l'occasion pour avoir des nouveaux visiteurs. C'est mon cadeau de Nowel quoi :)
Déjà, il y a un tout nouveau myspace prévu pour la série. On peut voir notamment à quoi ressemble les nouveaux personnages de la série. Ils publieront visiblement un trailer de la nouvelle saison le premier janvier sur le profil myspace. Parmi d'autres tâches, vous pouvez visionner des courts teasers de présentation des personnages (celle d'Effy par exemple)
Vous pouvez également visiter le site officiel de la série, remanié, avec le profil des nouveaux personnages et les commentaires des fans.
J'ai hâââte moi. J'la sens bien cette saison. Pas vous ?
xf
01-11-08
Skins épisode 1.02
Un parfait mélange de ce à quoi ressemblera Skins. Et évidemment quand on se concentre sur Cassie pour le deuxième épisode, ça ne peut être que du bon puisqu'on voit avec cet épisode tout ce que la série maîtrise à la perfection. Entre délires, humour, satire, scénario intelligent et acteurs au top (pour la plupart), on prend son pied et pour un premier visionnage, c'est un choc. C'est le genre d'épisode où on se dit qu'on aurait dû découvrir cette série plus tôt et qu'elle se plante clairement comme un pilier dans le paysage audiovisuel.
Pas étonnant que cet épisode soit bon s'il se concentre sur Cassie. J'ai adoré le début de l'épisode où les scènes s'enchainent parfaitement. Cassie se réveille chez Michelle après une fête mouvementée ce qui fait que l'appartement se trouve dans un état bordélique et les personnages sont inondés dans du vomi. C'est un peu le concept de Skins : un scénario peut-être exagéré et dense mais soutenant un propos crédible. On a aussi un belle diversité dans les cultures et c'est un des points forts de Skins puisqu'on voit Anwar prier avant de s'enfuir avec le reste du groupe dès que les parents de Michelle arrivent. Ca plante bien le début de l'épisode et est à l'image de celui-ci : jonglant entre délire et profondeur.
Si toute la partie concernant Cassie est très bien gérée, le reste n'en est pas moins désagréable à suivre. Je vais commencer par les à-côtés. Déjà l'introduction Chris / Angie est plutôt bien mise en scène, c'est drôle puisque les acteurs ont une bonne alchimie et arrivent à donner du punch à l'intrigue tout en créant l'effet de curiosité. Chris se présente toujours comme étant le rigolo de service et c'est peut-être le problème de ces épisodes dédiés seulement à un personnage dans sa majorité : les autres sont cantonnés à leur caricature. Mais on rit et on a envie de voir le prolongement de cette storyline.
J'adore l'intrigue de Sid avec le fameux Twatter. L'acteur est excellent. Cet air et cette moustache me feront toujours hurler de rire tellement c'est autodérisoire et finalement ça fonctionne parfaitement. Si Mike Bailey n'arrive pas encore à donner la sympathie ou la pitié que mériterait son personnage à première vue, son intrigue est plaisante à suivre. J'adore quand Madison Twatter ordonne aux gens d'arrêter de le fixer. Malheureusement on ne l'aura pas longtemps dans la saison mais chacune de ses apparitions est jouissive à souhaît.
Puis Cassie. Elle avait le potentiel à être un personnage haut en couleur et c'est avec Chris celle qui permet d'apporter à la série le plus de profondeur possible. C'est un excellent démarrage pour la présentation de son personnage. Son anorexie est bien traitée, tout en subtilité sans offrir des scènes ultra dramatiques pour montrer à quel point son problème est grave. Elle reçoit des messages anodins qui lui ordonnent de "manger" et elle pense que c'est Sid qui est l'auteur de ses messages mais il est trop occupé à s'occuper de son problème de drogue qu'il n'a rien fait et fait comprendre à Cassie que c'est son subconscient qui lui procure ce désir de manger.
C'est très bien rendu. Son rapprochement avec Sid est pour le moment assez mal orchestré par contre car les deux personnages n'ont pas d'alchimie, faute à Mike Bailey qui se cherche encore et comme pour Chris, son personnage porte toujours l'étiquette gênante du geek maladroit ce qui lui empêche de gagner en profondeur. Le dernier plan est parfait avec Cassie qui est prête à mordre dans son hamburger. Toute comme la scène dans le bus où la gamine tend à manger à Cassie qui découvre qu'elle lutte inconsciemment contre sa faim. Le genre de détails qu'on ne trouve que dans les séries britanniques et sur le fond, c'est entièrement au bénéfice de la série.
On lance aussi le fil conducteur d'une majeure partie de la saison 1, c'est-à-dire le développement des relations entre parents et enfants. On joue beaucoup sur la caricature pour les parents de Cassie mais là c'est parfait. On éprouve beaucoup de pitié envers Cassie où sa solitude est bien retranscrite. Ses parents sont visiblements plus occupés par leur vie sexuelle que par la santé de leur fille et la relation parent / enfant est peinte de façon très subtile à nouveau, intelligente sans tomber dans le mélodramatique ni le moralisateur. Les répliques se font rares et on remarque les séries intelligentes par leur capacité de faire retranscrire un sentiment à travers une courte liste de dialogues. C'est parfait et bien en rapport avec le reste de l'épisode.
En bref : Un excellent deuxième épisode qui réussit parfaitement à mêler les différents genres. Le format nous est maintenant beaucoup plus familier et on arrive à voir ce que la série peut nous offrir sur le long terme donc on a de suite envie de se lancer dans le prochain. Un des meilleurs épisodes de Skins.
29-10-08
Skins épisode 1.01
Voilà ma première critique de Skins depuis longtemps. Je me refait une intégrale de la saison 1 plus du 201 pour rejoindre mes critiques déjà publiées. Donc cet épisode pilote nous donne quoi ?
Quand on sait que ce que la série nous offre par la suite, on ne peut s'empêcher de trouver ce pilote très mécanique et finalement peu réussi. Et évidemment Skins est une série de surprise donc au second visionnement l'épisode n'en n'apporte pas trop. Il faudra attendre le prochain pour avoir un des meilleurs des deux premières années. En attendant, cette ébauche n'est pas complètement ratée mais une fois qu'on connaît l'ambiance qui en découle de la série, on reste mitigé.
Ce premier épisode est donc bien trop mécanique dans sa présentation des personnages, sauf peut-être celle de Cassie qui est plus subtile. On nous les présente sans qu'on ait forcément le truc qui nous fait préférer l'un d'entre eux. Les acteurs offrent des prestations correctes mais l'ensemble manque clairement de profondeur. Prenons Tony. L'épisode est centré sur lui comme chaque épisode sera centré sur un personnage en particulier dans le futur. La présentation de son personnage est très carrée et le manipulateur du show, qui représente néanmoins un atout qui a du poids dans le monde des séries pour ados, nous attire pas le moindre intérêt. On nous présente Tony comme tel : c'est le leader du groupe, il est fier de lui et vit sa vie selon ses envies. Rien de plus.
C'est plus nuancé chez Sid à qui on colle l'étiquette du geek, ou du puceau. C'est un personnage qui nous attire de la sympathie par son manque de chance chez les filles ou dans la vie en général. Mais là aussi, quand on sait ce qu'est vraiment Skins, on ne peut s'empêcher de se dire que la présentation est ultra superficielle. Michelle est la bombe de la série, la jolie voisine qui sort avec Tony. Maxxie est le gay, meilleur ami de Anwar, musulman essayant de trouver l'équilibre entre la religion et les agitations hormonales voulues par son adolescence. Ces deux derniers n'ont pas d'introduction à proprement parlé, ils sont cantonnés à leurs qualificatifs personnels pour le moment.
La présentation de Chris, le fêtard au caractère laisser-aller est plus drôle puisqu'elle permet également de lancer l'intrigue avec la prof de psychologie, Angie. Tout comme celle de Sid est plus réussie que celle de Tony puisqu'on amorce l'intrigue avec le dealer dérangé qui offre à Sid la drogue qu'il a demandée avant d'aller voir Cassie.
Puis vient Cassie. Personnage d'emblée très intéressant, bien qu'un peu lourd par moments. C'est elle qui remonte le niveau de ces présentations bancales par une entrée dans l'épisode pour le moins remarquée. C'est l'anoréxique suicidaire du groupe. On sent que le personnage a beaucoup de potentiel et que sa relation avec le reste du groupe a une belle évolution devant elle.
J'en viens à mon deuxième point : chaque personnage a un rôle à jouer dans la série. Et c'est ce qui est très intéressant dans Skins puisque comme je l'ai dit, chaque épisode se consacrera à un personnage. Hormis peut-être Jal qui est au cours de la saison 1 la plus intello du groupe et qui n'a pas de fonction à long terme. Tony est le manipulateur, l'épisode 7 s'y consacrera amplement et cet épisode et le 108 prouveront largement que Skins n'est pas le teen show américain traditionnel à travers le personnage de Tony.
Un traitement sur la religion et l'homosexualité est à prévoir aussi avec les personnages d'Anwar et de Maxxie grâce à leurs caractères respectifs. Donc si la présentation manque peut-être de subtilité dans cet épisode, on sent que les personnages n'en restent pas moins extrêmement prometteurs, aussi bien au niveau comique qu'au niveau plus dramatique. Et évidemment, on est à des années-lumières du politiquement correct à quoi nous habituent généralement les séries de cet acabit.
Parce que la série excelle dans les deux niveaux. Cet épisode mise plus sur le côté second degré au point qu'on n'ait pas un aperçu réaliste de ce qu'est Skins. On voit une série déjantée, ce qui se confimera par la suite mais toutes les touches qui caractérisent la série britannique et qu'on trouve très rarement dans les séries américaines sont absentes. Ce qui ressort de cet épisode c'est principalement l'audace du show et du choix des personnages. Rares sont les séries américaines - pour ados ou pas - qui arrivent à offrir un traitement aussi original et bien dosé entre les genres comique et dramatique, ce que fera la série par la suite. Il faudra attendre l'épisode suivant, que j'ai littéralement pris pour une claque en pleine gueule après ce pilote pour voir toute l'étendue du potentiel de Skins et ce, dans les deux genres.
En bref : On passe donc un bon moment devant cet épisode pilote si on le suit pour la première fois, quelques passages sont sympathiques, drôles et laissent présager une série haute en couleur, addictive, scénaristiquement exagérée tout en restant authentique. Maintenant, il ne rend pas justice à la série et il faudra attendre les épisodes suivants pour se familiariser complètement avec le concept de Skins.













