Unit-E

Critiques de séries telles Friday Night Lights, Skins, LOST, Desperate Housewives ou enore Veronica Mars.

15-04-09

Pilote : Harper's Island (cbs)

C'est le blond. Le tueur. J'ai une intuition qui me laisserait penser que c'est lui le tueur. Parce que oui, voilà venir Harper's Island, un peu beaucoup LA série que j'attendais pour cette année. Pourtant, pas beaucoup de raisons de s'impatienter : c'est fait pour CBS, on retrouve des gens qui bossaient sur Jericho dans le passé (pourtant Jericho c'était pas si mauvais, en temps voulu, mais bon) et c'est la série qui adopte le pitch casse-gueule qui donne pas forcément envie d'accorder pleinement confiance au sujet : un mariage a lieu dans une île ô-combien terrifiante (qui porte dans son expérience un quota de meurtres conséquent) pour un couple tout-ce-qu'il-y a de plus ordinaire (Christopher Gorham, s'il vous plaît). Ils invitent les proches, mais le drame est le suivant : ils disparaîtront, un par un, chaque semaine. Parmi eux, y a le tueur (le blond, c'est le blond).
Du Dix Petits Nègres d'Agatha Christie dans un contexte sériel qui permettra sûrement une montée d'adrénaline au fil des semaines et des cliff's qui tuent. Littéralement. Mais, hum, c'est bien ou pas ?

Ça aurait pu. Mais non. Le pitch est accrocheur, indéniablement, (c'est casse-gueule aussi dans le sens où ça exige un nombre de personnages beaucoup plus lourd : imaginez-les, ils meurent tous chaque semaine, c'est fort) mais les scénaristes ne savent pas quoi faire avec. Du coup, on meuble comme on peut : le pilote fait 39 minutes. Pas la durée idéale pour un premier épisode, surtout quand on a beaucoup de personnages à présenter et une mythologie à planter. Et finalement, ce meublage se solde par les défauts qu'on connaît et qui reviennent constamment dans les séries de ce genre : des personnages, on s'en fout, leurs vies, on s'en fout, leurs peurs, on s'en fout. En clair : on ne sursautera pas avec eux. Pas cette fois.

La série utilise et abuse aussi des clichés inhérents du genre : le pont qui craque, les appels mystérieux, la musique qui tente d'instaurer un climat terrifiant (loin d'être réussi). Le réalisateur n'a pas compris qu'il faut savoir un peu plus manier ses touches pour donner un résultat qui frappe et qui marque. Résultat : on reste bouche-bée. Non seulement il y a des défauts d'écriture qui rendent les personnages difficilement appréciables, mais il y a un problème de réalisation : la série n'est pas efficace et le téléspectateur n'est pas réceptif.

harpersisland


Clairement, avec une série comme Harper's Island, on ne demande aucunement à atteindre le niveau du chef-d'œuvre mais il faut que la série divertisse. Ce n'est pas le cas pour les raisons citées au-dessus. Il faudra d'avantage qu'elle se recentre sur la mythologie de l'île (hum, Lost ?). La vie personnelle des personnages, qui veut se fiancer avec qui, la tonalité de leurs orgasmes, franchement, je m'en tape un peu.

Tout cela nous donne un pilote vide. Vide de sens, vide d'intérêt, mais surtout vide d'action. Et honnêtement, c'est pas après cet épisode que j'arrive mieux à mettre des noms sur des visages (pour le moment, je me contenterai de juger qui est beau, qui ne l'est pas, la future-mariée, elle, l'est)

Moi qui pensais que certes, la série n'allait pas faire travailler les neurones pendant 40 minutes et que je pouvais m'accorder 3 quarts d'heure de ma vie à regarder un épisode qui libère l'esprit par son sens de l'absurde, je me suis retrouvé avec un pilote littéralement blanc (je m'attendais pile au contraire en réalité, un truc où ça bouge bien) où le réalisateur fait l'erreur de s'accentuer intégralement sur la présentation des personnages (indispensable, certes, mais avec un peu plus de subtilité, on aurait réussi à y intégrer un semblant de ressort mystérieux avec un développement moins modeste de l'île, de ces meurtres, de tout ce qui tourne autour quoi).
C'est dommage : j'aurais largement préféré un pilote à-la-Lost : des personnages en pleine forêt, des personnages qui paniquent, qu'on nous sorte même le fameux << oh putain c'est quoi c't'endroit >>, ça aurait été cheap, certainement, mais jouissif, moins monotone et finalement moins ennuyant. Là, les personnages sont enfermés entre plusieurs murs, les seuls éléments qui alimentent (vainement) la dimension mystérieuse du show : les appels mystérieux (dont on comprend pas grand chose tant peu de choses sont expliquées à ce stade, faute de temps). Et... ? C'est tout non ?

Malgré tout, je serai là pour le prochain épisode parce que les 2 dernières minutes, je les ai appréciées, le cliff', c'était fort. Et d'un point de vue technique, la série réussit son pari de maintenir le téléspectateur intéressé par l'évolution des événements vu que j'ai décidé de revenir la semaine prochaine pour mater le prochain.

Maintenant, faut-il faire un épisode vide sur 37 minutes et combler les 2 dernières minutes avec ce qu'on aurait voulu voir occuper les 37 premières pour faire une série qui marche ? Pas sûr. Mais théoriquement, du moment que le téléspectateur revient chaque semaine, l'équipe qui bosse derrière la série gagne son pain. Sauf qu'il y a aussi ceux qui apprécient suivre une série de qualité de la première à la dernière minute... Harper's Island n'a pas l'air de répondre à ces exigences-là.

Posté par _Red à 02:02 AM - Pilotes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,


17-02-09

Pilote : Dollhouse

dollhouse_2 dollhouse_1 dollhouse_3

Quelle promo mensongère, la belle Dushku n'apparaît même pas nue. C'était pas un peu le seul intérêt de cette série ? Les seules fois c'est sous la douche cachée derrière le mur ou derrière des décors qui rendent l'image louche. Donc évidemment je suis déçu :)
Plus sérieusement, c'est pas étonnant que la série n'ait réuni que 4,7 millions de téléspectateurs vendredi dernier sur la FOX avec tous ses handicaps : critiques mitigées, pilote tourné deux fois, case horaire douteuse, la série avait peu de chances de faire un bon score.
Maintenant, la question est de savoir si la série est de qualité ou pas. Je me rejoins à la foule en disant que j'ai trouvé ce pilote assez moyen mais surtout, surtout dans ce genre de série il faut absolument le truc qui fasse la différence, le charme qui permette de passer outre l'aspect stand-alone des épisodes (qu'a House sur la même chaîne) mais que Dollhouse peine à trouver dans cet épisode.

L'histoire est assez simple, bien qu'elle ne donne pas trop envie de se lancer dans la série à première vue. Je ne suis pas fan de la première heure de Whedon donc j'ai plus visionné le pilote dans une période creuse que par pur intérêt pour celui qui est l'origine de Buffy entre autres.
C'est donc l'histoire d'Echo, une femme qui subit les expériences d'une organisation secrète sous le nom de Dollhouse qui utilise les gens pour mener des enquêtes en leur substituant une personnalité et une mémoire fixes à des fins plus au moins policières.
J'espère déjà qu'à partir de là la série ne jouera pas trop la carte du stand-alone parce que ça risque de gonfler sur le long terme, comme Fringe un peu. Des épisodes indépendants, des épisodes construits sur le même schéma, une ambiance froide, le charme n'opère pas. Cet épisode m'a un peu fait penser à Fringe de ce côté-là vu que les scénaristes s'intéressent beaucoup trop à l'enquête et c'est justement ce qui est le moins intéressant. Puis j'ai pas tout compris dans l'approche alors si tous les épisodes s'annoncent aussi confus dans le développement, bof.

Les personnages sont fades. On sait vraiment peu de choses sur le personnage de Dushku et elle n'a pas le charisme d'un House ou de Temperance dans Bones. Pour un personnage principal, c'est limite.
Cela dit, on verra sûrement peu de la vraie Echo et on se concentrera surtout sur les personnalités qu'on lui impose. Je ne saurai dire si c'est pire ou meilleur mais ça m'annonce surtout confus et brouillon. Puis les personnages secondaires n'attirent pas un intérêt particulier. Entre Helo de Battlestar Galactica ou le scientifique de la Dollhouse, la série peine à convaincre de ce côté-là.

Puis la réalisation laisse un goût amer. Y a un goût de sobriété qui manque, comme si on voulait trop en faire pour rien (la scène de la boxe notamment, trop de plans sur Eliza Dushku -bon, ça c'est pas un défaut). Par contre la musique est assez bonne même si son utilisation était trop facile : utiliser la mélodie mystérieuse pour le moment soit-disant mystérieux, et ainsi de suite, c'est très conventionnel.
Puis il y a sérieux manque de second degré ou alors ils essaient de faire rire mais ils échouent. Cela dit, comme ça a été dit un peu partout sur le net, les décors ont le mérite d'être beaux (ceux de la dollhouse surtout) et on retrouve bien la patte visuelle d'autres séries de la FOX, notamment avec ses scènes sur le port qui rappellent les séries qui bougent bien comme Prison Break ou au cinéma, Quantum of Solace par exemple. Mais bon là aussi, espérons que la série ne s'enlise pas trop dans l'action pure quand il s'agira de faire évoluer l'enquête parce que c'est souvent une méthode comme une autre de camoufler un manque d'originalité. Ce dont ce pilote donne l'impression.

Le cliffhanger avec le mec louche qui veut retrouver Echo, c'est là aussi amené peu subtilement, c'est pas ça qui me donnera envie de suivre la suite mais ça peut gonfler la saison avec un fil rouge plus au moins correct si bien géré.

En bref : Un pilote qui n'a pas l'air d'en être un. Vais-je suivre la suite ? Oui. Le deuxième épisode pour voir ce que ça donne mais il faut absolument donner de la gueule à la série en apportant la touche qui fasse le charme et la différencie des autres séries du genre (en espérant qu'on s'éloigne un peu du concept des loners qui me poussent en général à arrêter une série).
Sinon, s'ils peuvent apporter des réponses aux questions fondamentales un minimum (qui est réellement Echo ?) ça donnerait de l'épaisseur au tout.
Tout cela en espérant revoir Eliza en courte tenue, c'est le principal. :)

Posté par _Red à 03:52 PM - Pilotes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

26-09-08

Pilote : True Blood

trueblood2 trueblood1 trueblood3
trueblood4 trueblood5 trueblood6

Je crois que je peux officiellement dire que je ne me suis jamais autant ennuyé devant un pilote que devant celui-ci. Déjà que la série elle-même ne m'attirait absolument pas (les vampires pas trop mon truc), eh bien rien dans cette série me plaît. Je vous vois venir : pourquoi avoir suivi jusqu'au bout ? Bah pour faire la critique et orner le blog avec ces jolies couleurs des captures en haut. Mais sinon rien n'est vraiment bon ni engageant. Analyse donc d'un épisode pilote qui part déjà avec un sérieux handicap : les vampires ne m'intéressent pas.

Un autre désavantage c'est Anna Paquin. Mon dieu, j'ai jamais vu une actrice aussi non charismatique. Déjà qu'on a envie de lui donner des claques toutes les secondes, lui détacher les cheveux et lui faire changer ses fringues, son jeu d'actrice ne bénéficiera pas de mes commentaires positifs. Gros handicap donc. C'est bien parti puisque c'est l'actrice principale. Pourtant le teaser laissait présager du bon mais ce pilote est vraiment soporifique. Décidemment, les pilotes d'Alan Ball n'ont pas la côte chez moi puisque je n'avais pas du tout aimé le pilote de Six Feet Under (critique présente sur le blog) et je me suis autant ennuyé devant cet épisode que je m'étais ennuyé devant l'introduction à la famille de SFU. Prenons étape par étape.

Le synopsis déjà. C'est une série qui raconte l'histoire des vampires qui vivent parmi les humains grâce à du sang synthétique. Comme je l'ai dit, j'aime pas les vampires et suivre une série sur les vampires ne m'intéresserait pas mais j'essaie quand même de donner une chance aux séries même si leur concept ne me plait pas. Ici on a plus l'impression de suivre une histoire romantique puisque Sookie, le personnage principal (interprétée par Anna Paquin donc) tombe littéralement sous le charme d'un vampire qui rentre dans son bar. Et cerise sur le gâteau, elle peut lire les pensées des autres. Pouvoir qui visiblement lui sera d'aucune utilité sauf à capter l'arrivée de vampire Bill au bar et à comprendre que son boss veut coucher avec elle quand elle l'entend se dire à soi-même qu'il la touve bonne. Ils sont quand même pervers dans cette série, on entend cette réplique au moins trois fois sur cinquante sept minutes. Faut arrêter on se croirait dans The Secret Life of the American Teenager :)

Ok. Les acteurs. Déjà je ne supporte pas Anna Paquin. Charisme zéro. Elle joue mal, on voit qu'elle passe ses week-ends à apprendre ses répliques par coeur et quand ça se sent, c'est que l'actrice est mauvaise. Celui qui joue Bill, Stephen Moyer, aucun charisme non plus. Les producteurs lui ont visiblement demandé de ne pas ouvrir trop la bouche pour éviter la manipulation des dents et ça se sent aussi. Leur relation aurait pû être sympathique mais franchement, c'est le principal de la série visiblement et c'est le morceau le moins intéressant. Je ne sais pas comment ils ont cru qu'on allait adhérer à cette paire. Les acteurs secondaires ne sont pas mieux. Au final on ressort de ce pilote avec aucune envie de voir la suite (pour ma part en tout cas). Ni les acteurs ni le synopsis donnent envie. Bon faut dire que le générique est bien fichu.

Un peu de sexe quand même. Et il y en a mais franchement, du sexe vampire, qui va vouloir regarder ça ? Voilà une série à regarder pour débander les gars. D'un autre côté, c'est mal de voir une série juste pour le sexe (quand c'est pas du sexe vampire). C'est pourquoi The Secret Life a fait un carton : on n'y parle que de sexe mais il n'y a jamais de visuel.

Qu'est-ce qu'il y a d'autre... Pourquoi un pilote de 57 minutes si on peut résumer le contenu de la série en 20 minutes maximum ? Ca m'a toujours énervé ça surtout que ça amplifie l'impression de soporifique. Une femme qui peut lire les esprits tombe amoureuse d'un vampire qui est un potentiel suspect dans la mort de la maîtresse de son frère. Pas mal de remplissage donc. Ca aurait pû passer si les acteurs avaient un minimum de charisme et s'il y avait des touches d'humour mais non. Mais bon de l'humour drôle quoi parce que les tentatives de faire rire dans cet épisode ont échoué pour ma part.  Et puis l'ambiance, j'suis pas très fan. Et pour couronner le tout, l'épisode m'a laissé une impression très très étrange. Pas en ce qui concerne mon opinion qui est clairement négative mais j'avais vraiment l'impression d'assister à ce qu'on peut faire de plus mauvais dans le paysage audiovisuel américain. Le genre d'expérience où t'es obligé de regarder une série de qualité après. Genre Gossip Girl.

Bref, seuls le titre de la série ou son générique peuvent me faire suivre la suite mais avec le reste ça va être très très dur. Mais pour ma santé mentale je m'arrêterais là parce que ce pilote est déjà un calvaire impressionnant.

Posté par _Red à 07:38 PM - Pilotes - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10-07-08

Pilote : Battlestar Galactica (minisérie)

battlestar_1Je l'ai fait. J'avais entendu tellement d'éloge sur BSG depuis longtemps qu'il fallait que je visionne l'épisode pilote. J'ai donc oppressé mon disque dur avec les 1.7 giga que pèse cet épisode avant d'enchaîner les 3h de pilote qui font office de minisérie dans le cas de Battlestar Galactica. Pour l'anecdote, sachez que cette minisérie écrite par Ronald D Moore s'inspire de la série de la fin des années 70 baptisée Galactica. La minisérie a donc été utilisée comme pilote en plusieurs parties pour la série actuelle Battlestar Galactica qui compte 4 saisons (et qui sera arrêtée au bout des 4 saisons, la 4ème n'étant pas intégralement diffusée sur SCI-fi), des webisodes, un téléfilm et un projet de spin off "Caprica". Bref, tout un programme pour une des séries les plus adulées par la critique actuellement.

Etant plutôt bon public et ouvert à plusieurs genres de séries, j'ai opté pour Battlestar Galactica puisque je suis en recherche de séries à suivre pour l'été. J'avoue que l'idée de départ ne me plaisait pas énormément, surtout de devoir suivre un pilote très long. Un pilote qui permet en tout cas de planter l'ambiance de la série mais qui ne laisse pas vraiment voir tout son potentiel. La série suit le format 1h aux USA (soit 42 minutes d'épisode et un peu plus d'1/4 d'heure de pub). Y a quand même une grande différence entre le format de l'épisode traditionnel et le pilote. Et c'est peut-être ça qui ressort le plus de cette minisérie: elle présente l'histoire de manière assez fermée sans qu'on puisse réellement s'imaginer la suite de la série. 

Battlestar Galactica présente donc la guerre entre les Cylons, des robots créés par les humains et la race humaine. Je n'ai pas vu la série d'origine de 1978 puisque visiblement la série de 2003 n'établit pas de continuité avec la série précédante donc ce pilote permet de planter à la fois l'histoire et les personnages. Alors autant le dire tout de suite, le pilote est long. Il suit tous les codes du pilote de manière plus au moins efficace c'est-à-dire qu'on lance le développement de personnages en même temps que l'avancée des péripéties. Ca fonctionne presque intégralement. On remarquera quand même une structure plutôt soignée avec de longues séquences qui s'appuient sur un aspect particulier (la présentation du Gallactica, des différents personnages-clé, le lancement de l'attaque des Cylons, la guerre, la révélation que les Cylons peuvent aussi prendre l'apparence humaine, la volonté d'atteindre la terre...) On a des chapitres bien établis qui permettent une compréhension de l'intrigue générale. Et comme je l'ai dit, au même temps qu'on avance dans l'épisode, les scénaristes se permettent de faire plus que de présenter les personnages au point qu'on peut définir ses favoris en fin d'épisode. Le tout interprété par une distribution professionnelle.

Tiens, au niveau des personnages, ce qui frappe dès le départ c'est qu'ils ont chacun un truc qui les différencie. On ne joue absolument pas sur les stéréotypes et tant mieux puisque ce seront les éléments-clé de cette série. Le passé qui suit chaque personnage est plutôt bien présenté, on peut par exemple citer le commandant et son fils qui n'ont pas une relation facile avec la mort du frère d'Apollo dans le passé. Chaque personnage est lié à un autre et ca permet au téléspectateur de s'identifier aux différents couples de personnages. À nouveau ça fonctionne bien.

Pourtant, malgré sa bonne écriture, sa structure sophistiquée et ses personnages attachants, je n'ai pas complètement accroché au pilote de BSG. Alors je le répète j'attends surtout de voir la suite pour voir ce que la série peut faire dans le format 42 minutes. Rares sont les pilotes qui accrochent dès le départ, il faut toujours attendre que la série puisse réellement décoller et dévoiler son potentiel après les caractéristiques du pilote. Malgré sa longueur, le pilote se laisse suivre assez facilement (comme je l'ai dit, les 2h55 me rebutaient clairement alors j'ai décidé de suivre en deux séances 1h30 et 1h25 mais finalement j'ai enchainé les 3h direct ce qui est bon signe.) Bon ça laisse un sentiment assez confus après 3h non stop de SF alors qu'on n'est pas habitué du genre.

Ce que je retiens et j'attends de la suite, c'est surtout plus de rythme (ce qui ne devrait pas être compliqué vu la durée nettement plus courte des futurs épisodes et j'ai cru comprendre que l'épisode suivant bénéficiait d'un rythme très soutenu. Sinon, de continuer à creuser les personnages puisqu'ils ont chacun un potentiel dramatique élevé et de continuer à faire évoluer la mythologie des cylons qui est plutôt prenante surtout à travers le duo Baltar/number 6. Bref, tout ça prépare une suite prometteuse et définit normalement BSG comme ma deuxième série à suivre pendant l'été avec Mad Men.

Posté par _Red à 09:55 PM - Pilotes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18-06-08

Fringe épisode 1.01

fringe_1 fringe_2 fringe_3

En exclu, sur Unit-E, la critique de Fringe, la nouvelle série de JJ Abrams, le créateur de Lost et Alias ! La série sera officiellement lancée le 9 septembre 2008 sur FOX et bénéficie déjà d'un buzz impressionnant, c'est un des gros projets de la rentrée avec la Doll House de Joss Whedon. Alors il faut dire que je n'étais pas totalement motivé pour me lancer dans la série puisqu'elle est assez différente de Lost dans le sens où cette dernière est restée assez terre à terre à ses débuts alors que Fringe se définit clairement comme une série fantastique. Mais bon, il fallait que je découvre ce pilote, déjà parce que c'est créé par JJ Abrams qui sait exactement ce que cherchent ses téléspectateurs et puis y a des avions. Comme JJ, je suis fan des avions :)

Je vais un peu changer le schéma de mes reviews puisque je vais simplement lister les points positifs et négatifs histoire de comparer avec Lost puisqu'on y trouve pas mal de similitudes. Au niveau des points négatifs (histoire de commencer par le plus intéressant), ça manque de rythme. C'est le gros défaut d'un pilote de deux heures (1h20 en l'occurence mais un pilote en deux parties vous l'aurez compris). On ne s'ennuie pas forcément mais c'est que dès l'heure (après 1h) que le pilote est réellement lancé. Il faut du temps pour préparer le terrain et on suit l'amore sans déplaisir mais au final on reste assez indifférent face à l'avancée de la présentation des personnages et intrigues pendant ces 60 premières minutes. D'un autre côté, ça manque de solidité dans le scénario. Alors on reconnaît bien la signature Abrams avec les scènes regroupant Olivia et John (thanks imDB pour les noms des persos). Ca fait limite penser à du Jack et Kate dans Lost. C'est faux, poussif, forcé (on devine assez facilement que les séquences ne sont que là pour créer une connection entre les deux personnages qui sera un peu utile pour la suite) donc pas naturel. Il aurait été préférable de se lancer dans un truc à la Desmond et Penny de Lost, c'est beaucoup plus authentique. La relation entre Peter et son père est encore trop peu développée, ça manque de pertinence à vrai dire et le téléspectateur ne sait pas vraiment à quel niveau se situe leur relation. J'aimerais bien dire qu'on y reviendra plus tard puisque ce sera très certainement le cas (je l'espère en tout cas), mais ça reste globalement assez superficiel de ce côté-là. Faudra faire attention de ne pas tomber dans le HS non plus puisque l'ambition de base de la série est de résoudre le complot derrière le vol 627 alors qu'on s'attarde beaucoup trop sur la réanimation de John Scott dans le pilote. Alors vous allez me dire qu'il y a bien Steig comme personnage clé qui lie cet incident au drame 627 mais c'est déjà assez délicat de la série de mélanger ses intrigues dès son premier épisode.

Au niveau des points positifs, on peut déjà citer l'enchaînement des scènes totalement maîtrisé par les scénaristes. On passe d'une chose à l'autre avec une facilité déconcertante. Ainsi, on suit l'attérissage du vol 627 sur Boston. Olivia Dunham découvre les cadavres, s'ensuit l'explosion par Richard Steig, les retrouvailles entre Peter et Walter Bishop, l'expérience d'interaction cérébrale pour trouver le visage du suspect, la visite à Massive Dynamics et la chasse à l'homme. C'est intelligemment structuré, malheureusement manquant de dynamique dans la première partie mais au niveau du schéma physique de l'épisode, rien de négatif à dire. À part de nouveau quelques détails qui auraient pû être mieux utilisés mais j'en ai parlé dans les points négatifs. Un autre point positif, c'est que la série s'assure de ne pas avoir lâché son téléspectateur avant de passer à un autre chapitre. Alors je sais que ça paraît étrange, mais la série est ironiquement assez claire, organisée, rationnelle (comme elle peut) et concise pour une série fantastique. Ca reprend mon argument de l'enchaînement des scènes donc. Au niveau des personnages, on a un Lost version plus adulte, le potentiel que dégagent les personnages est intéressant. Elle en utilise déjà dans cet épisode, au lieu de procéder à la classique et superficielle présentation des personnages donc c'est bien. C'est du JJ Abrams, donc la réalisation est ultra efficace, la série sait s'empreinter dans ses cadres technologique et historique et c'est pas donné à toutes les séries. Les acteurs sont plutôt bons, alors pas excellents, ceux de Lost ne sont pas extrêmement precis non plus mais globalement dans le cadre de séries mythologiques, ça passe bien. Mention spéciale à Lance Reddick qu'on connaît déjà de Lost. Joshua Jackson apporte une touche légère à la série, sa paire avec Olivia Dunham est assez prometteuse, espérons juste que les scénaristes sauront diriger ce duo vers un développement plus second degré et attachant. La mythologie prend assez vite de l'ampleur, la curiosité est présente et on a envie d'en savoir plus donc le pilote remplit ses fonctions et arrive à marquer quelques points en plus.

EN BREF : Malgré le manque de rythme au cours de la première heure, on sent que le pilote est maîtrisé, le potentiel est là et la mythologie est solide.

Posté par _Red à 09:26 PM - Pilotes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25-05-08

Pilote : Meadowlands

meadowlands_1 meadowlands_2 meadowlands_3

Excellent cet épisode pilote ! Ca fait depuis longtemps que je voulais tester cette série britannique et je ne suis pas déçu. Seul bémol, elle n'est composée que de 8 épisodes ! C'est ça en fait le seul point négatif de la série pour le moment puisque franchement, j'ai été envouté par l'univers et la réalisation de Meadowlands. Petite présentation, la série britannique a été lancée en juillet 2007 sur e4 en angleterre sous le nom de Cape Wrath et Showtime aux USA la proposée à partir de juin 2007 en Meadowlands. Je vous laisse visiter le site officiel Showtime qui est très bien réalisé, à l'image de cet épisode pilote dont la réalisation est particulièrement soignée et nous emporte dans le ton spécial de la série !

Meadowlands ça parle donc d'une famille qui essaie de fuire son passé en s'installant dans une sorte de banlieue paradisiaque appelée Meadowlands où tout le monde se connaît et où le comportement des autres reste plus qu'intriguant. Le pitch n'a l'air pas très innovateur mais tout est dans l'univers et la manière unique de planter les intrigues. La série a une facilité déconcertante à planter immédiatement son décor avec un teaser jouissif et particulièrement bien amené. Je le répète, mais la réalisation hyper efficace apporte à cette présentation un côté à la fois professionnel et flippant. Les scénaristes jouent dès le départ sur la psychologie qui s'étale sur l'épisode complet (d'une durée de 45 minutes, juste parfait comme ça avait pû être le cas de Skins).

Ainsi, on fait la rencontre de cette famille qui cache un terrible secret dont quelques indices nous sont révélés par le biais de flashbacks casés de manière totalement aléatoire. Il y a Danny Brogan, en froid avec sa femme Evelyn à cause de leur passé et du secret qu'ils cachent, concernant un personnage visiblement décédé à cause du patriarche. Zoé est la fille, un peu fêtarde mais attachante. Vous vous doutez bien que les noms que je rédige sont les faux noms utilisés par cette famille pour leur nouvelle vie anonyme. Cette dernière tombe sur une amie lointaine qui la reconnaît, connaissant ainsi son "vrai" nom. Le fils, Mark, ne parle plus depuis l'incendie qui est une pièce du grand secret que cache cette famille et a une obsession pour les femmes ayant des rondeurs. Ainsi, il mate sa voisine Brenda, la voisine qui connaît tout de tout le monde et dont la fille est atteinte d'obésité. Evelyn rend visite à un psychiatre à propos de la relation froide qui la lie avec son fils. Le psychiatre est un type louche. Sa femme fait une fellation à Jack, le nouveau potentiel petit ami de Zoé, en froid avec son père. Bref, plein de personnages, chacun lié à un autre et au final on retrouve un peu l'aspect très "pattern" du générique et des plans de transition entre scènes qui prouvent que tout est lié. J'aime beaucoup ce côté-là de la série et ça permettera d'avoir des intrigues moins cloisonnées.

Difficile de caser la série dans un seul genre, ce serait plutôt un drama/thiller psychologique, le genre que j'adore ! L'humour est presque quasi absent, mais ça ne gêne pas trop puisque ça aurait fait tâche dans cette couleur plutôt mystérieuse et intriguante. La série est bâtie sur un sentiment très foncé, les traits noirs des personnages sont ceux qui ressortent le plus et ça permettera, en l'espace de 8 épisodes, de développer à fond la psychologie et s'attarder sur une perspective homogène. Bref, tout ça a l'air très prometteur et la série a l'intelligence d'offrir plus que la simple présentation traditionnelle dans son premier épisode.

La série joue finalement beaucoup sur la sobriété. Les dialogues sont relativement simples, les acteurs en font juste assez et l'excès n'est pas atteint. On retrouve aussi une signature un peu strange à la Funny Games US avec les gants ou le côté très sombre de la production. J'adhère complètement.

Le tout posé sur fond de suspense omniprésent puisque tout le monde se connaît, on assiste à une réclusion à la fois physique et psychologique des personnages et ça peut à nouveau donner quelque chose de très très prenant et réfléchi. Le fil rouge est là, ce qui est encore un point positif.

EN BREF : Un épisode pilote génial en tous points. Tout est là pour faire de Meadowlands une production captivante et magnifiquement calculée.

Plus : l'excellent teaser du pilote et son générique

Posté par _Red à 01:14 PM - Pilotes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22-05-08

Swingtown épisode 1x01 “Pilot”

swingtown101

swingtown_1 swingtown_2 swingtown_3
swingtown_4 swingtown_5 swingtown_6

Swingtown en avantpremière sur le blog. La série sera (enfin) lancée le 5 juin prochain sur CBS et personnellement, je m'attends à un gros bide. Non pas que le pilote soit déplaisant ou mauvais, mais je pense pas que Swingtown plaise réellement aux téléspectateurs américains. C'est un peu un Pushing Daisies moins puritain, version Desperate Housewives. Et puis il manque ce fil rouge qui est généralement un grand indicateur d'audience. Sans fil rouge, la série risque de ne pas vivre très longtemps. Mais concentrons-nous sur cet épisode qui est plutôt plaisant dans l'ensemble, il y a pas mal de longueurs mais les idées derrière sont intéressantes et j'attends de voir la suite pour confirmer mon opinion (ou pas).

Ce pilote m'a un peu fait penser à une réaction chimique (pour faire la métaphore) puisque les créateurs mélangent des éléments qui donnent à la série un aspect assez unique. En opposition, elle reste quand même très classique et c'est un des gros reproches que je ferai à cette série pour le moment, puisque le potentiel est là mais faudrait que la série l'utilise pour se singulariser le plus possible. Swingtown ça parle donc d'un couple (Bruce et Susan) qui emménagent dans les années 70 dans une chic banlieue et découvrent un mode de vie qui ne leur est pas familier, entre les changements dus à la révolution sexuelle et la subversion des moeurs. La présentation de l'univers est très optimiste au départ, jusqu'à devenir trop classique à la fin. La série a vraiment le cul entre deux chaises si j'ose dire, puisque d'un côté elle a un ton particulier et de l'autre la présentation relève du prévisible et reste trop linéaire. Faudra faire attention à surprendre au maximum le téléspectateur par la suite puisque de nouveau, je pense que ce facteur sera décisif quand il s'agira de suivre l'audience de la série (surtout que CBS n'arrête pas de repousser la date de diffusion du premier épisode). 

Au niveau des points positifs, on reconnaît déjà un style particulier dans la manière d'aborder les intrigues. C'est fait de manière complètement objective, les plus jeunes sont autant mis en avant que les plus âgés (dont les intrigues sont pour l'instant peu passionnantes). Ca m'a presque surpris cette facilité qu'a la série de poser toutes ses intrigues sur le même piédestal. Ca peut être intéressant à développer pour la suite. C'est presque une sorte de conte en fait. Au niveau du choix des personnages, peu de choses à noter puisque ceux-ci s'appuient avant tout sur des stéréotypes : on retrouve ainsi le couple heureux mais seulement en apparence, la femme à la vision conservatrice du monde, le couple échangiste, la mère dépressive et sombrant dans la drogue... Enfin bref, pour l'instant les intrigues des adultes ne m'intéressent pas tant que ça et comme dit plus haut, ça relève trop du traditionnel et la manière de gérer la présentation est assez maladroite car trop longue à certains moments et manquant de précision.

Les acteurs me sont assez méconnus (sauf un qui a joué dans la saison 1 de Brothers & Sisters, que je trouve assez bon) mais leurs prestations restent correctes. Leurs personnages ne sont pas développés, juste présentés donc on ne peut pas vraiment juger là dessus. En fait, cet épisode pilote offre le strict minimum et ça lui aurait été moins préjudiciable de solidifer son scénario ou de creuser les personnages puisque ça reste encore trop superficiel pour l'heure actuelle.

On jongle aussi habilement entre des scènes légères et celles plus mystérieuses. Maintenant, il manque un fil rouge et je n'arrive pas vraiment à imaginer la suite des intrigues de la série, espérons qu'elle prenne des décisions favorables.

EN BREF : Un épisode pilote prometteur, mais trop pauvre dans le développement et trop classique. Maintenant, le ton assez particulier de la série peut mener à quelque chose d'intéressant, la réalisation est efficace avec ce mi-chemin entre le noir et blanc et les couleurs vives de Pushing Daisies. Je serai là pour la suite le 12 juin mais je risque de décrocher si la série prend le mauvais chemin.

Posté par _Red à 07:00 PM - Pilotes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13-04-08

Breaking Bad épisode 1x01 "Pilot"

breakingbad_1 breakingbad_2

breakingbad101

Alors, ça va pas être compliqué du tout. J'ai pas aimé. Je misais beaucoup sur la série, désespéré de trouver un truc bien et addictif et vues les critiques positives sur la nouvelle série d'AMC, Breaking Bad je me suis dit de me lancer dans ce nouveau projet mais je me suis ennuyé du début (enfin pas complètement, j'étais assez optimiste aux premières minutes du pilote) jusqu'à la fin. Le pitch de départ était plutôt intéressant et source de bons développements mais on tombe à côté et on nous pond une intrigue complètement inintéressante. Bref, je ressors absolument indifférent de ce premier épisode. La chaîne AMC est connue pour son aspect atypique puisqu'elle diffuse notamment Mad Men, un drama dont l'action se situe dans les années 60. Le côté un peu étrange se retrouve dans Breaking Bad.

Breaking Bad ça parle de Walter White, un professeur de chimie au lycée qui apprend un jour qu'il est atteint du cancer des poumons inopérable. On voit donc comment il réagit à cette annonce et c'est apparemment le but de la série. On nage déjà trop dans le non-dit pour un épisode pilote, puisque le personnage parle peu donc c'est déjà pas évident de se mettre dans le truc. Ensuite, il co-opère avec un ancien élève devenu dealeur pour préparer de la méthamphétamine pour ainsi gagner de l'argent tout simplement. Ca pouvait être attachant, mais ça ne l'est pas. La série manque clairement de marques et pour le moment on est face à plusieurs initiatives qui attendent encore d'être développées. Alors, la question de l'alliance entre les deux personnages est plutôt intéressante puisque leurs caractères s'opposent et y aura une évolution de personnage et tout ça (ou pas, je ne sais pas) mais la manière dont c'est fait, c'est-à-dire d'introduire les autres dealeurs (Krazy 8 et Emilio sauf erreur) c'était pas intéressant. L'intrigue a beau offrir le seul moment intense de l'épisode (à mettre avec celui où Walter apprend qu'il est atteint du cancer) quand Walter fait une fausse manipulation de manière intentionnelle, mais de manière plus globale ça n'a pas du tout gagné mon intérêt et on ne sait pas vers quoi la série va se diriger par la suite, elle peut encore tomber dans le répétitif vu son synopsis.

La série souffre de son manque de développement, c'est beaucoup trop plat encore. Déjà, le format 55 minutes est complètement inadéquat (même si on est sur une chaîne câblée, AMC). Trop de rallongement tue la série et c'est particulièrement le cas ici, j'attendais la fin avec impatience. Elle n'est pas assez complexe à mon avis pour faire quelque chose de consistant. L'idée du cancer est intéressante mais à peine développée alors qu'on laisse place à celle de la drogue. Evidemment il y a une connexion entre les deux mais en 55 minutes, les scénaristes ne font que de poser les pions pour la suite de la série sans poser un moindre approfondissement. Ca se fait particulièrement ressentir vers la fin où on se dit assez facilement : "tout ça pour ça ?"

Il y a des personnages autour, principalement la femme et le fils de Walter. Le fils est handicapé et est victime des moqueries de ses camarades (?) sur son incapacité à faire les choses normalement. Walter prend le dessus et défend son fils, c'était une des seules scènes réussies de l'épisode. La femme apparaît encore peu et on ne sait rien d'elle. Les acteurs sont plutôt bons même si de nouveau et je rejoins ma critique du pilote de Six Feet Under, le développement est absent donc c'est difficile de juger un acteur sur du matériel encore pauvre. Ne parlons pas de l'humour, le tout est beaucoup trop pris au sérieux.

En bref : Pas du tout enchanté par la série. Ca manque de développement, c'est lent et plombé par le rallongement global. La série n'est pas encore assez solide pour me faire revenir pour la suite et les intrigues présentées me rendent complètement indifférent. Next.

Posté par _Red à 01:30 AM - Pilotes - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31-03-08

Six Feet Under épisode 1x01 "Pilot"

11_2[11.2/20] IMDB= 9/10 TV.COM= 9.3/10

Je continue de faire le tour des séries ou presque et après Californication, je me mets à Six Feet Under, série lancée en 2001 sur la chaîne câblée HBO et qui a eu 5 saisons à son actif jusqu'à être enterrée le 21 août 2005 avec son series finale. Six Feet Under c'est avant tout une série adulée par la critique, un must-seen pour certains. Surtout de voir une moyenne de 9.3/10 sur imdb qui est connue pour ses visiteurs râleurs et stricts, il fallait que je voie cette série et au final j'y suis sorti indifférent mais pas forcément déçu puisque je ne savais pas quoi attendre de la série. C'était sois j'accroche soit je n'accroche pas puisqu'il faut savoir que la série a son propre style et qu'il est souvent poussé à l'extrême jusqu'à diviser l'appréciation de la série en deux opinions elles-aussi extrêmes. Je fais partie de la seconde catégorie, j'ai pas accroché. J'ai pas accroché à l'univers et au ton de la série. Surtout qu'elle dure 1h et je suis souvent réticent face aux séries qui durent trop longtemps, on est assez vite pris par l'ennui. Evidemment, là faut se demander si le choix de prendre un ton si noir est justifié ou pas. C'est le cas, mais on pouvait très bien réduire la durée de l'épisode à 42 minutes tellement l'épisode aurait pû être de meilleure augure si certaines scènes inutiles avait été supprimées et d'autres traitées avec plus de profondeur. Donc je qualifierais cet épisode pilote de bancal, il y a les trucs bien et les trucs moins bien.

Il y a des scènes très bien jouées et signifiantes dans l'histoire alors qu'à côté, j'ai eu du mal à cerner l'intérêt d'autres scènes qui paraissent plus là pour remplir l'épisode. L'histoire de la série tourne donc autour de la famille Fisher qui doit faire face au décès du patriarche, Nathaniel Fisher. On nous présente donc le caractère de cette famille et surtout de ses membres. C'est sympa de retrouver des têtes bien connues surtout avec un look plus au moins différent pour la majorité d'entre eux que j'ai pû reconnaître (Rachel Griffiths, Peter Krause, Michael C Hall, Lauren Ambrose). Un des gros problèmes que j'ai eu avec l'épisode, c'était le manque d'émotions. On sent que le but était d'en faire passer, mais j'en ai pas reçu sauf peut-être grâce au personnage de Ruth qui a été quand même présenté de manière plus réaliste. Les voir crier comme ça était plutôt spontané et humain, mais ça manque cruellement d'approfondissement. Donc évidemment, dur d'accrocher à la série si on ne sent pas attachés aux personnages dès la présentation des conséquences de la mort du père de la plupart d'entre eux. Ils ont en quelque sorte leur propre manière (très différente d'ailleurs dépendant des personnages) de gérer la mort de leur père et j'ai eu du mal à capter leurs émotions. C'est très certainement l'écriture qui veut ça, encore trop peu travaillée et le manque de développement.

Comme je l'ai dit, après ce pilote, le personnage qui paraît le plus prometteur est Ruth, puisque la révélation faite sur son infidélité est certes assez typique mais a permis d'avoir plusieurs scènes réussies et réalistes et c'est surtout grâce à ce personnage que les émotions sont passées, mais ça reste encore assez discret. La grande intrigue fil rouge de la saison sera sûrement les conséquences de la mort de Nathaniel mais on sent également à travers le pilote une initiative de lancer des intrigues plus détachées, comme la liaison entre Nate et Brenda (apparemment cette dernière serait déjà fiancée), la descente aux enfers de Claire ou l'homosexualité de David. J'avoue que ça ne m'enchante vraiment pas, déjà que j'ai du mal à m'attacher à ces personnages, ça risque d'être difficile de s'investir dans leurs intrigues personnelles et je ne sais pas pourquoi mais je sens que la série peut vite tomber dans le "tout le monde couche avec tout le monde" une fois le dueil de Nathaniel passé.

L'épisode est assez plombé par l'écriture à certains moments. Comme je l'ai dit, ça passe particulièrement bien à certains moments et pas à d'autres. Les apparitions hallucinatoires de Nathaniel sont pas mal, ça permet à chaque personnage de faire son dueil en quelque sorte ou de partager ses sentiments personnels vis-à-vis de lui. Les acteurs sont plutôt doués même si et je le répète je juge le matériel scénaristique encore trop pauvre pour pouvoir les juger (et encore, la durée était d'une heure, la série avait toutes ses chances). La réalisation est particulièrement soignée et on n'a pas de mal à s'imprégner dans l'univers morbide de la série. Le générique est très à l'image de celle-ci, les couleurs sont très foncées et dès qu'il s'agit de passer à un passage plus joyeux où Nathaniel est toujours en vie (sous forme de flashback), on passe à des couleurs plus vives. C'était particulièrement bien fait.

En bref : Cet épisode pilote est assez dérangeant dans le sens où il veut nous offrir quelque chose mais j'ai rarement eu l'occasion de recevoir quelque chose. Le scénario est encore trop peu développé pour faire passer des émotions, malgré le jeu des acteurs plutôt convaincants. Les intrigues secondaires ne me donnent pas envie de revenir, on sent un rallongement global de l'épisode, un manque de profondeur et du remplissage. Par contre, on a des passages très réussis et des initiatives fondées. Je retiendrai surtout de l'épisode pilote le ton qui m'a déplu, trop sombre et clairement dépourvu de légèreté. Ca risque de devenir clairement gênant sur le long terme.

Posté par _Red à 09:51 PM - Pilotes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1