03-10-08
Journal intime d'une call-girl épisode 1.04
Voilà ce que ça donne quand la série se veut plus osée. J'avais détesté cet épisode au premier visionnage et il est mieux passé au second mais c'est clairement le genre d'épisode qui ne divertit pas, dont on se demande un peu l'utilité. On reste dans un registre extrêmement anecdotique mais je ne sais pas, ça passe pas. Ca vient sûrement du sujet de l'épisode. Un client de Belle lui demande de se mettre au sadomasochisme, ce qu'elle accepte avec quelques réticences. Elle dit à Ben qu'elle ne comprend pas comment on peut ressentir du plaisir avec la douleur. À vrai dire le seul truc qui m'a plu dans cet épisode c'est tout ce qui est fait autour du thème de la douleur, mais à part ça la partie SM, c'tait assez chiant.
Pourtant cet épisode montre bien que quand la série veut légèrement choquer, ça ne passe pas. Il y a goût d'over the top non assumé dans cet épisode qui m'a déplu et qui le classe vraiment à part comparé aux autres épisodes de la saison. Belle veut donc se mettre aux activités SM après la demande d'un client. Elle apprend quelques trucs avant de jouer elle-même le rôle. Le problème c'est que le sujet est assez inintéressant. Autant l'épisode précédent pouvait divertir avec l'histoire du client endormi, autant là c'est assez poussif et on attend la fin malgré la courte durée de l'épisode.
Tout n'est pas à jeter par contre dans cet épisode. On remarque quand même la subtilité dans l'approche du thème : alors qu'à la base l'épisode se base sur le penchant sexuel sadomaso, on parle aussi de douleur morale quand Ben annonce à Belle qu'il compte se marier. Comme Billie Piper le dit dans la voix-off, faire mal est un art et le peu de dialogues / scènes dédiées à cette révélation font bien comprendre le malheur de Belle. On se prend assez d'affection pour ces deux personnages, sûrement parce que Ben est le seul personnage secondaire de la série. Et quand Belle doit fouetter son client très keen des pratiques sadomasochistes, elle le frappe bien fort pour faire sortir sa rage contre Ben, parce qu'accessoirement elle n'a personne avec qui la partager. C'est bien fait.
On mentionne donc aussi la solitude de Belle, toujours en sous-entendu et le fait qu'elle ne partage jamais rien. À vrai dire, je n'ai jamais vraiment compris ce que Ben savait exactement au sujet des activités de Belle. Jusqu'à cet épisode je pensais même qu'il était au courant qu'elle était une classe prostituée. Visiblement pas et c'est par texto qu'elle décide de le lui avouer. Voilà qui lance le premier cliffhanger de la saison, sauf erreur et l'épisode nous laisse sur notre faim. Comment réagira Ben ? Réponse dans l'épisode qui suit.
Bref, un épisode qui manie parfaitement bien le thème de la douleur mais qui est globalement très ennuyant bien que pas forcément dispensable : le parallèle entre douleur physique et douleur morale est intéressant mais perso, le sadomasochisme ne m'intéresse pas.
25-09-08
Journal intime d'une call-girl épisode 1.03
Voilà un épisode plus sulfureux que d'habitude. Jusque là on l'avait l'habitude de voir Belle dans sa vie de tous les jours (aussi bien d'un point de vue professionnel et personnel) et cet épisode permet de suivre une nuit où le client de notre personnage principal s'endort. Donc comme elle est dans un hotel, pas très dur de trouver un autre homme qui voudrait bénéficier de ses offres sexuelles. C'est donc un épisode qui est vraiment basé sur le métier de Belle alors qu'on avait quelques séquences qui s'en ressortaient dans les épisodes précédents (déjà avec la présentation des personnages du quotidien de Belle dans le pilote et sa famille dans l'épisode précédant)
L'épisode est une bonne réussite. C'est plutôt sympa de suivre les aventures de Belle pendant cette nuit complète où elle doit prétendre être la petite amie de longue date de son client. On n'évite pas les touches d'humour et donc le tout est efficace. Rien de transcendant, ni de révolutionnaire, loin de là mais une série sympathique qui est fidèle à ses codes et et qui a un capital sympathie suffisant pour qu'on ne refuse pas catégoriquement de suivre la série.
Et SDOFACG, c'est vraiment ça. Oui je sais je me répète mais cet épisode montre bien ce qu'est la série : une intrigue par épisode, un personnage principal, des personnages secondaires qui viennent donner de la couleur à Belle et une durée très courte pour nous montrer ce que les scénaristes ont à nous montrer et pour accomplir le seul but de nous divertir. Rien de plus rien de moins. Il n'y a aucun fil rouge, on le sent beaucoup dans cet épisode qui est très détaché des autres (comme le reste de la saison en fait) et encore une fois, c'est un joli pari relevé par la série de jouer sur le vide tout en réussissant à donner de l'humour grâce à quelques répliques et expressions faciales de Billie Piper. Au final après un épisode de la série, on a envie de se dire qu'il vaut mieux ne rien ajouter plutôt que d'avoir un contenu à la qualité douteuse. (c'est donc là que je mentionne Californication mais je ne le fais pas directement parce que ça paraîtrait trop répétitif)
On n'oublie pas Ben par exemple puisqu'on le voit dans une scène. Parmi les anecdotes et détails ajoutés pour donner un peu de profondeur au récit : la scène de la douche. Ahh classique (Paranoid Park et d'autres films / séries que j'oublie à l'instant).
Le but c'est de nous montrer une sorte de désespoir du personnage caché sous l'eau de la douche. C'est bien fait. Et la série a l'intelligence de s'arrêter là avec le téléspectateur sur ces questions : pourquoi cette scène ? que pense Belle ? Etc... Bon je vais loin pour une série à la base comique mais encore une fois on n'épargne pas les moments plus mystérieux qui nous font poser des questions sans forcément que les scénaristes poussent le bouchon trop loin. Belle sort de la douche et l'épisode continue comme si de rien n'était, Belle a l'air toute contente sur l'aparté final... C'est finalement une jolie représentation de la réalité et permet de montrer en l'espace d'une scène un moment où Belle est seule alors que la plupart du temps on la voit avec ses clients, sa famille ou ses amis.
Bref, un bon épisode dans l'ensemble. Sans être extraordinaires, ces 20 minutes permettent de passer un bon moment sans avoir une quelconque impression gênante comme on peut en avoir pendant le visionnage d'autres séries.
19-09-08
Journal intime d'une call-girl épisode 1.02
Après un épisode pilote qui laisse facilement indifférent, ce deuxième épisode permet de se faire une idée plus claire de la série. Je ne sais pas pourquoi M6 prend ça pour le troisième épisode, il y a peut-être une différence d'ordre entre la diffusion anglaise et américaine, mais ça doit être cet épisode diffusé ce soir sur la chaîne. Et encore une fois, la série prouve qu'elle est tout ce qu'il y a de plus modeste. On commence à s'identifier au personnage de Billie Piper, l'épisode passe bien et on n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer pour un format si court si on est en accord avec ce que la série a à offrir. Du pur divertissement sympathique qui ne se prend pas la tête et qui cache quelques idées intéressantes.
Et on voit avec cet épisode que SDOFACG est une série qu'on classe difficilement dans un genre précis. Alors c'est avant tout une série légère, à mi-chemin entre une comédie et un drama. Hannah se rend à une soirée strictement réservée aux adultes avec un partenaire qui ne lui plaît pas. Elle voit quelqu'un qu'elle connaît, un auteur connu qu'elle apprécie et décide de passer la soirée avec lui jusqu'à ce qu'elle doive quitter la soirée parce que sa soeur a accouché.
Encore une fois on jongle entre les domaines personnel et professionel pour Belle qui refuse de coincider les deux. Les premières tentatives de faire rire font leur apparition et on se prend au jeu quand Belle nous montre comment elle fait pour se débarasser d'un client qu'elle ne veut plus voir, en l'occurence son partenaire dans cet épisode. Billie Piper est rayonnante et apporte un capital sympathie à son personnage et elle est sans difficulté l'atout principal de cette série. On sent aussi dans l'épisode une tentative discrète de montrer un peu plus que le côté excitant que décrit Hannah dans son métier (non seulement avec le sourire ironique de la fin mais avec le thème de l'apparence). L'épisode commence avec un aparté où Belle / Hannah dit au téléspectateur que le sel qui fait la réussite de ces soirées pour adultes, c'est le fait que tout le monde cache son identité en se câchant derrière un costume, fictif ou non, et plus la soirée avance, plus vite les adultes se déshabillent et donc se mettent à nu devant les autres. Une jolie façon de décrire un des aspects du métier du personnage principal et c'est dans ses détails que la série peut montrer qu'elle est plus qu'une chronique sur une call-girl. Il ne faut pas oublier que c'est une série anglaise à la base, donc des sous-entendus comme ça, il y en a plein.
Belle doit donc quitter cette soirée pour assister à la naissance de son neveu et là encore il y a plein de détails qui ne sont pas anodins et qui manquent à Californication pour continuer la comparaison. Hannah demande à sa soeur le sexe du nouveau-né et cette dernière lui répond qu'ils ont toujours su que c'était un garçon. En une réplique on peut déjà avoir une idée de l'implication de Hannah dans la grossesse de sa soeur. Tout comme quand elle est dehors avec son père qui lui demande ce qu'il y a de nouveau dans sa vie et qu'elle fait simplement un petit signe de la tête que tous les deux interprètent de la même façon. C'est la première fois qu'on voit la famille de Belle et les petites précisions comme celle-ci permettent de donner une profondeur à un récit qui peut paraître superficiel à première vue.
Idem quand le caméraman offre un plan flou et mal orienté sur Belle quand elle s'endort dans la voiture vers la fin de l'épisode. Beaucoup de détails comme ceux-ci apportent un plus à la série et permettent aux téléspectateurs d'interpréter ces séquences à leur façon et c'est aussi en ça que la série est beaucoup plus dynamique et intriguante que Californication. Le téléspectateur comprend vite les pensées du personnage vis-à-vis de la naissance de son neveu et de son métier.
C'est des éléments très anodins, mais aussi très spécifiques du style britannique et je trouve que ça correspond bien à une série comme Secret Diary of a Call Girl. Et encore une fois je le répète, le tout en 20 minutes particulièrement bien dosées, divisées en deux parties : la soirée pour adultes et la fin avec la famille et les amis de Belle. On revoit également Ben aperçu dans l'épisode pilote qui, contrairement à ce qu'on pourrait penser, n'est pas au courant du métier de Belle et qui commence à douter de quelque chose quand il tombe sur la perruque noire.
Bref, un bon deuxième épisode qui amène les premiers éléments qui rendent la série efficace, spéciale, divertissante et intriguante.
12-09-08
Journal intime d'une call-girl épisode 1.01
"The first thing you need to know about me is that I'm a whore" C'est ainsi que commence ce premier épisode de Secret Diary of a Call Girl rebaptisée Journal intime d'une Call Girl qui commence dès ce soir sur M6. Comme toute nouveauté sur le blog, petit retour sur l'histoire de la série. La série est d'origine anglaise et a commencé il y a presque un an sur Channel 4 et la première saison composée de 8 épisodes a fait une moyenne de 1,24 millions de téléspectateurs. Une troisième saison a été commandée même avant la diffusion de la 2. Elle met en scène Billie Piper, déjà connue de Doctor Who, autre série anglaise dans le rôle d'une prostituée londonienne sous le nom de Belle de jour et et prend la forme d'une sorte de journal intime visuel. La série est basée sur un blog à la base (ce blog) et sur un livre qui je crois s'intitule Belle de Jour: Diary of an Unlikely Call Girl. Je dis je crois pour pas faire genre je m'y connais à fond parce que bon, c'est pas dans mes habitudes de faire des recherches sur une prostituée :)
Secret Diary of a Call girl c'est un peu la soeur de Californication. Toutes les deux basées sur un personnage qui adore le sexe (et l'argent), elles suivent un peu les mêmes lignes scénaristiques. Là où Californication est une série bien plus américaine et "traditionnelle", on sent totalement le produit british dans la série de Billie Piper, beaucoup plus spéciale. La grosse différence entre SDOFACG et Californication c'est que la première ne se fait pas passer pour ce qu'elle n'est pas. C'est une très petite série au format court (20 minutes / épisode) qui divertit avant tout, qui est extrêmement vide mais à la fois profonde intentionnellement mais elle l'assume. Les épisodes de Secret Diary sont tout ce qu'il y a de plus anecdotiques, il n'y a aucune trame s'allongeant sur la saison (ou presque), c'est avant tout un divertissement et faut s'y faire avant le visionnage. Au contraire de Californication qui se permet d'ajouter quelques trames scénaristiques gérées de façon inégale sur la saison entière ou lancées deux épisodes avant le final.
C'est pas particulièrement drôle (ayant vu la saison complète je ne trouve pas la série très drôle) mais un des atouts de la série c'est qu'elle porte à curiosité. Chaque épisode est une sorte de page de ce journal et une part de nous a envie de la tourner à la fin de l'épisode même si la série ne nous plaît pas parce qu'elle n'a pas énormément pour plaire ou qu'on ose pas avouer que la série nous plaît.
C'est une série difficilement cernable aussi, dans le sens où elle n'a aucun fil rouge mais elle est quand même un peu addictive. Le fait que ses épisodes soient vides et aussi indépendants est un atout (en tout cas pour ma part). Si on se met dans l'idée que c'est ce que la série a à offrir et que ça n'ira jamais plus loin, ça passe. Ca n'a jamais été une série qui s'est montrée révélatrice, elle ne veut pas se montrer chocante, c'est juste une production discrète qui reste sympathique et modeste.
Voici donc une introduction à Secret Diary. Pour parler du pilote, je crois que la majorité des personnes qui l'ont vu seront d'accord avec moi (ou pas) : comme c'est l'épisode d'introduction, on reste très facilement sur notre faim. Au final, ce pilote laisse très facilement indifférent et on attend de voir ce vers quoi la série s'aventure. De nouveau, l'effet de curiosité est présent et comme la série est très très courte (encore plus qu'un Californication qui a le même format que Weeds, toutes les trois sur Showtime avec SD) on se dit que voir l'épisode suivant ne sera pas une corvée tellement l'épisode est court. Pour une série de 50 minutes, on peut dire l'inverse.
Non seulement Billie Piper n'est pas déplaisante à regarder, mais elle interprète bien les qualités de sa série : une interprétation sobre pour une série sobre, sans aller dans le mélo ni l'excès. C'est tout bon. Bon malheureusement quand on pense à la série on pense direct à Billie Piper vu le nombre réduit des personnages mais mieux vaut ça que des personnages secondaires foireux (Californication je pense à toi)
Bref, je suis conscient que je n'ai pas beaucoup parler du pilote dans cette critique mais plus de la série en général pour la simple et bonne raison que les épisodes de la série sont assez spéciaux. Donc les critiques de SDOFACG feront simplement le parallèle entre les qualités de l'épisode en question avec les qualités de la série d'une vue plus générale. Mais cet épisode laisse très facilement indifférent, il n'est ni bon ni mauvais mais réussit le pari de ne pas nous lasser ni de nous dégoûter au point de ne plus revenir. L'effet de curiosité enclenché par la série est donc efficace.











