16-02-09
Desperate Housewives épisode 5.15
Je sens que ça va être dûr d'écrire les critiques de Desperate Housewives avec le temps puisque la série se classe de plus en plus parmi mes (guilty)-pleasures, ces séries où il est difficile d'écrire une critique longue tellement il se passe peu de choses et que l'intérêt de la série est clairement de divertir.
C'est pas un défaut même si ça paraît en être un, Desperate Housewives devient vraiment divertissante et on aurait presque envie que la série adopte un format plus court (le fameux 26') et améliorer la qualité des dialogues. Du produit showtime quoi.
Parce que quoi qu'on en dise, la série reste pour moi une valeur sûre et une des rares séries devant lesquelles je ne regarde pas le temps restant à chaque dizaine de minutes. Et cet épisode le prouve une fois encore, je me répète mais je l'ai trouvé assez récréatif, sans trop de prises de tête et dans la continuité des précédents : sobre et en partie efficace.
Le meilleur de cette semaine, c'était Gabrielle et Susan, étrangement. Gabrielle d'abord parce que j'adore Eva Longoria Parker. Par contre, pas fan du tout de sa coupe de cheveux mais j'adore son jeu. Alors certes la série passe dans le ridicule quant à la tentative de représentation de la crise économique qui "influence" la vie des housewives, mais bon, c'est comme le cancer de Lynette ou la cécité de Carlos, c'est mal traité mais c'est pas nouveau et je regarde pas Desperate Housewives pour voir l'effet qu'a la crise économique sur la vie banlieusarde.
Alors du coup le coup du chantage faisait redite, mais avec ELP, j'ai trouvé que beaucoup de scènes passaient bien. J'avais un sourire niais tout du long de l'intrigue, dès qu'elle apprend que le boss de Carlos trompe sa femme et qu'elle lui lance le regard provocateur à chaque coup pour tirer de l'argent de son adultère, j'ai adoré. Dommage qu'on ait rien de plus solide, mais là j'avoue que j'ai beaucoup aimé la dimension comique du truc sans que les acteurs en fassent trop.
Pour Susan, c'était évidemment de la redite, on n'a que ça cette année de toute façon mais ça fonctionne. On nous refait le coup d'un épisode précédent de la saison 5 où MJ préfère quelqu'un d'autre pour son éducation plutôt que ses parents (c'était Mike et Jackson sauf erreur, là c'est Susan et Katherine)
Là encore, y a pas d'intérêt majeur mais ça fonctionne clairement à mon avis. Et puis ça permet de lancer des intrigues pour la suite et l'acteur qui joue MJ est assez charismatique. Puis Susan a le mérite de paraître moins chiante que ce à quoi elle nous a habitué.
En parallèle, y a l'intrigue de Bree qui était médiocre mais Marcia Cross arrive à rendre le tout correct un minimum. Par contre, faut qu'on arrête de jouer avec les personnalités de Orson, soit il est gentil, soit il est méchant, pas les deux selon l'humeur des scénaristes. Le regard vilain à la fin c'était de trop. Et la démarche pour aboutir à la révélation du salaire d'Andrew n'était pas drôle (à part la réplique "je cuisine, j'ai pas le temps de théoriser sur ma potentielle carrière dans l'industrie du film pour adulte" qui était assez jouissive)
Là encore on traite du problème de l'argent, mais on nous fait pas le coup du "détail anodin pour parler d'un problème relationnel plus au moins important" entre Bree et Orson auquel les scénaristes nous ont habitué, dommage.
Puis l'intrigue de Lynette, c'était nul. Tom qui pète un câble, c'était mal joué, les gosses au restaurant, c'était ridicule. L'idée était mauvaise à la base.
Y a juste la belle femme seule à la table que les jumeaux se disputent qui relève le niveau mais on l'a voit à peine et le menu cachait sa poitrine. Fuck.
Puis y a l'intrigue d'Edie et Dave. Ça se complique (sans attirer l'intérêt) et Dave continue ses plans pour soit-disant détruire Mike au cours d'un voyage qui viendra dans les épisodes suivants, de ce que j'ai compris. Sauf que c'est toujours peu subtil, mal écrit et pour le coup ça ne fonctionne pas vu que ça fait un peu 15 épisodes qu'on nous répète la même chose.
Et Mike ne quittera jamais la série donc faut arrêter de nous faire croire qu'ils le tueront, ou alors ils tuent Katherine et je signe d'emblée pour la saison 6.
En bref : Outre les intrigues de Dave et Lynette, on a encore un épisode plaisant à suivre, qui fait passer un bon moment et qui continue à jouer sur la mécanique de la série sans que ça provoque des signes d'ennui de mon côté (alors que c'était le cas l'année passée à ce stade de la saison)
09-02-09
Desperate Housewives épisode 5.14
Je déprime donc je dors pas. J'en ai profité dès 4h du mat' pour télécharger cet épisode de Desperate Housewives sans appréhension aucune, la série m'ayant un peu manqué depuis le dernier inédit.
On a connu des pires épisodes de Desperate Housewives, il fait même partie des meilleurs épisodes de la saison. On a un peu toujours chaque housewife dans son coin mais le tout fonctionne bien, comme dans cette saison 5 en général, de bien meilleure qualité que la saison précédente ou du moins, une saison qui se regarde avec plus d'enthousiasme pour ma part. Par contre, oublions complètement l'effet de continuité avec la mort de l'homme à tout faire dans l'épisode précédent, il n'y en a pas. La facilité est consternante, mais la série nous y a habitués. Un passage du pire au meilleur du côté des housewives comme à l'accoutumée donc.
Le moins bon, c'est Susan indéniablement. Le thème de l'épisode étant l'argent, chaque housewife a une histoire en rapport avec ce thème-là. Et j'ai plutôt bien aimé, c'est dire, mais ça reste l'intrigue la plus faible de l'épisode. L'histoire avec Katherine et Mike faisait un peu réchauffé, le comique de situation était limite (Katherine qui se montre nue devant Susan, je soutiens ma théorie comme quoi Susan est bi vu qu'elle peut pas s'empêcher de regarder) mais l'intrigue fonctionne plutôt bien dans l'ensemble. J'adore le jeune acteur qui joue MJ aussi. Puis Katherine et Mike n'ont pas paru trop gonflants, même si ça l'est de toujours devoir mêler Mike aux intrigues de Susan cette saison. Moyen mais divertissant.
J'adore la paire Gaby / Edie. On a toujours de bons moments et cet épisode prouve que la série peut encore faire rire quand elle veut. J'adore Eva Longoria Parker en soi donc ça aide. Je le répète chaque semaine (quand il y a des inédits) mais sans une actrice aussi dynamique on aurait sûrement pas eu un personnage aussi charismatique.
Son intrigue de perte de poids m'a étrangement fait rappeler la saison 1 dans une intrigue où elle n'arrivait pas à rentrer dans une robe à cause de sa grossesse. Tout comme l'intrigue de Bree et Lynette sur le prêt d'argent m'a fait penser à une anecdote de la saison 1 aussi mais j'y reviendrai.
C'était étrangement divertissant là aussi, créditons le talent d'ELP et Nicolette Sheridan (plus radieuse que jamais, je le répète aussi chaque semaine à inédit) et leur alchimie, toujours intacte après 5 saisons. Puis je craque toujours pour les intrigues de Gabby où on nous met la musique mélo en fin d'épisode pour faire croire qu'il y a un semblant de profondeur. Même s'il y en a pas, c'est beau.
Le meilleur, c'est ce qui concerne Bree et Lynette. J'ai eu du mal à me mettre à fond dans l'intrigue mais elle vaut le coup, rien que pour le jeu de Marcia Cross (qui, en général, a tendance à m'irriter dans ce genre d'intrigues sur ton léger surtout quand on connaît la Bree des deux premières saisons).
Mais là aussi, on a l'impression de voir la série renaître tant les défauts habituels ne gênent pas trop. Le duo Bree / Lynette dans cet épisode fait penser au 4ème épisode sur beaucoup de points mais ça n'empêche pas d'apprécier l'intrigue à sa juste valeur.
Dommage par contre qu'on passe d'un faire-valoir à un autre pour Lynette : une fois Tom, une fois son fils, une fois sa mère, maintenant Bree. Ça a un goût d'instabilité mais le défaut ne gêne pas à proprement parler du moment qu'on prend l'intrigue au deuxième degré, pour le simple but de divertir.
Puis l'intrigue à part, Dave. Là aussi on avance petit à petit. Tom apprend que c'est Dave qui a fait porter le chapeau à Porter pour l'incendie et il commence (enfin) à avoir des doutes sur la culpabilité de ce premier. Puis la scène avec Edie au lit portait à confusion vu qu'il dit que leur relation aboutira à une mort. Laquelle ? On sent l'arnaque venir mais là encore on est habitués ... Cela fait plaisir de voir qu'on avance dans l'intrigue fil rouge et même si on n'apprend rien, c'est sympathique de voir les personnages apprendre ce qu'on sait déjà et ce dont ils auraient du se douter depuis le début de la saison.
En bref : Un épisode qui traite dans le fond de la superficialité et qui a la mérite de ne pas l'être. Il fait partie des meilleurs de cette saison 5, la série reste fidèle à elle-même donc j'ai passé un bon moment, à défaut d'avoir trouvé le travail d'écriture bon.
25-01-09
Desperate Housewives : soap insipide ou divertissement honnête ?
Je profite de la grève des scénaristes l'absence d'inédit de DHW cette semaine pour faire un article de réflexion sur la série après 100 épisodes, rien que ça. C'est sûrement la série que je critique qui a le plus changé depuis ses tout débuts, avec Dexter notamment. Qu'est devenue Desperate Housewives désormais ? Vulgaire soap sans la touche déjantée des débuts ou a-t-elle gardé le ton satirique qui lui correspondait tant ? Peut-on encore apprécier un épisode de DH en saison 5 ? Toutes ces questions auxquelles je tenterai de donner une réponse dans un article entièrement subjectif auquel je vous invite à laisser vos commentaires si vous le souhaitez.
Alors je vais parler pour moi tout au long de l'article mais je tenais juste à dire que Desperate Housewives est encore une des rares séries que je suis dont l'enthousiasme est resté intacte. Alors certes l'addiction de la saison 1, cette facilité à enchaîner les épisodes - 3, 4 à la suite - sans s'ennuyer ni regarder l'heure incessamment est absente mais chaque lundi j'attends avec plus au moins d'impatience l'inédit de DH, que l'épisode de la semaine précédente ait été bon ou mauvais. Grace à ça, c'est vraiment une série que je classe parmi les (guilty)-pleasures sériels, les séries "pop-corn" dont l'appréciation du moment passé devant l'épisode en question ne dépend pas de la qualité de ce dernier. Je m'explique : je dis honnêtement que j'ai rarement passé un mauvais moment devant un épisode de Desperate Housewives toutes saisons confondues, même moyen. Ca reste une partie de plaisir, un réel divertissement honnête, 42 minutes de la semaine qui permettent de détendre et dont je me passerai difficilement en fait, peu importe la qualité de la saison.
Rien que le fait que ce soit Desperate Housewives représente un avantage en soi : indéniablement, je me suis attaché aux héroines, aux actrices et à l'univers du show (même si les héroines sont devenues plus antipathiques qu'en saison 1 c'est certain et assez évident malheureusement) et cela est suffisant pour que je passe un bon moment. Je dirai plutôt "j'ai passé un bon moment parce que c'était Desperate Housewives" plutôt que "j'ai passé un mauvais devant tel épisode de DH parce qu'il était médiocre". Petite parenthèse, je le ressens aussi avec la saison 2 de Gossip Girl, même les épisodes médiocres ont du mal à me faire regretter d'avoir vu l'épisode en question parce que je me suis attaché à la série, aux personnages et à la formule narrative. Sauf si dans ce cas l'épisode est réellement mauvais et soporifique à un point inquiétant.
Donc Desperate Housewives est réellement devenue une valeur sûre parmi les séries que je regarde : c'est difficile de s'en passer et c'est difficile d'expliquer pourquoi aussi. Parce que sur papier tout me pousserait à arrêter la série : les personnages ne sont plus ce qu'ils étaient en première saison, la touche satirique a disparu, il n'y aucune notion de prise de risque. Mais la série reste divertissante, même si les héroines n'évoluent pas, même si on reste toujours dans le même type d'intrigue pour chaque housewife : les gosses de Lynette, la beauté de Gabby, l'égocentrisme de Bree et la vie amoureuse de Susan. C'est vraiment devenu le genre de série, exactement comme Gossip Girl, où j'arrive plus facilement à passer à côté des défauts d'écriture, la redondance dans les intrigues pour apprécier l'intention divertissante de la série. C'est un pur divertissement, c'est tout. Cela dit, même si elles n'en sont pas au même stade, je tiens à dire que Gossip Girl traite beaucoup mieux l'évolution de ses personnages que Desperate Housewives. Dans la saison 2 en tout cas. C'est en soi un peu comme Californication : il y a des défauts, facilement pardonnables du moment que la série arrive à détendre et faire passer un bon moment de façon presque officielle et garantie.
Par contre, je comprends qu'il y ait cette frustration comme quoi la série peut aller plus loin. L'arnaque Ida Greenberg dans la saison 4 m'avait mis sur les nerfs à l'époque tellement c'était ridicule. Bon, en saison 5, il y a moins eu cet effet-là avec l'épisode événementiel sûrement parce qu'on avait compris que les scénaristes "n'ont pas de couilles", la déception était désormais prévisible. Je ne pense pas qu'il doit y avoir un événement très marquant pour relancer l'intérêt de la série, il faut simplement qu'elle retrouve le ton qu'elle optait dès le départ en saison 1.
Je me permets l'analogie avec Weeds (dont je n'ai pas encore vu la saison 4) car on a beau avoir critiqué la saison 3 et même si, il est vrai, c'est la saison la moins travaillée, les tons satirique et déjanté, le travail de génie sur le dialogue sont restés intacts, ce qui a rendu la série toujours facilement regardable, malgré la baisse de qualité pas forcément évidente à première vue. Puis bon Weeds et Desperate Housewives sont deux séries à mi-chemin entre la comédie et le dramatique donc c'est assez comparable.
Donc avant de relancer l'"'intérêt" de la série avec des solutions évidentes (un incendie, une tornade, tuer un personnage principal par exemple), je pense que la série ne perdrait pas à retrouver son timbre, sa signature avec cette fameuse satire de la banlieue américaine mieux exploitée qu'actuellement. Ce serait déjà un point positif et ce qui manque réellement à la série, même si de nouveau c'est pas un défaut qui porte tellement préjudice à la série après 5 saisons.
Bref, malgré la baisse de qualité évidente, les fameux "que fait-on de ce personnage maintenant ?" qui se ressentent à travers l'écriture affaiblie - et des dialogues trop plats - je tenais à dire que Desperate Housewives reste et restera (du moins je l'espère) pour moi une série qui se regarde facilement, sans trop de prise de tête et qui, si on fait l'impasse sur ses faux-pas scénaristiques, réussit à offrir 42 minutes de divertissement potable chaque semaine. Donc du moment qu'à chaque fin de semaine je suis plus au moins enthousiaste à l'idée de voir un épisode inédit de la série, je pense que la série garde une partie de son efficacité pour ma part et permet d'être appréciée pour ce qu'elle est : une série récréative qui détent dans une atmosphère familières avec des touches dramatiques qui plaisent souvent. Tout comme Weeds (qui est de bien meilleure qualité néanmoins), c'est un "exploit" que peu de séries arrivent à garder avec la longueur : pour la majorité des séries, la qualité baisse, l'intérêt qu'elles suscitent aussi en conséquence. Dans DH, je parle pour moi, mais la passion ne diminue pas autant que la qualité.
19-01-09
Desperate housewives épisode 5.13
100 épisodes de bons et loyaux services pour Desperate Housewives, c'est ce que cet épisode marque. Parce que c'est en effet le 100ème épisode de la série et les scénaristes ont réservé quelque chose de spécial pour l'occasion. Alors qu'on arrête de dire que la série n'est pas à l'aise avec les épisodes événementiels parce que quand elle joue sur la sobriété, elle réussit parfaitement, la preuve avec cet épisode. Aucune tornade, aucune prise d'otage, juste une mort qui affecte plus au moins les personnages de la série et on nous offre en guise de souvenirs des flashbacks qui datent, pour une grande partie qui datent même d'avant la saison 1. La mort, c'est celle du réparateur de Fairview, un personnage introduit dans l'épisode. Outre le fait qu'on fait un peu tout un plat pour un personnage qu'on n'a pas vu sur les cinq ans, l'épisode reste crédible et le pari est réussi. Dans l'ordre, mes flashbacks préférés, du moins bon au meilleur :
Étrangement, celui de Lynette en première place :
Bon déjà son flashback nous fait réaliser à quel point la série a changé avec toutes ces années, et pas pour devenir meilleure. Surtout le personnage de Lynette en fait. Elle a voulu jongler vies professionnelle et personnelle mais elle n'a pas réussi parce qu'elle avait du mal à gérer toutes ses responsabilités. Vu que le flashback complet compte quelques scènes, il y a pas grand chose de franchement réussi. Il y a de la comédie lourde à nouveau, la série excelle à ce niveau-là, notamment quand Lynette appelle son futur patron potentiel alors qu'elle doit accoucher. Par contre la dernière scène quand elle oublie son enfant dans la voiture est assez touchante.
Bree :
On revoit Steven Culp le temps de quelques scènes. Le flashback n'est pas mauvais dans le fond, juste un peu laborieux. On mentionne le bouquin cullinaire, j'ai bien aimé la remaque comme quoi elle trouvera l'envie et l'intrérêt de s'y lancer un jour quand on voit ce que Bree est devenue aujourd'hui après l'abandon de Danielle avec son fils ce qui la poussée à se lancer dans la rédaction du livre en question. Y a pas à dire, même si les situations qui ont traversé la série perdent en crédibilité, la série tente de garder un sens de la continuité et de rendre le tout assez vraisemblant et c'est pas déplaisant.
Mary Alice :
J'ai toujours aimé Brenda Strong, c'est le pillier de la série et ça fait du bien que les scénaristes se rappellent un peu du point de départ de leur série puisqu'on a quand même cinq ans après un soap conventionnel au propos dépassé : le suicide de Mary Alice étant oublié avec le temps. C'est juste dommage qu'on appuie trop sur le mélodramatique de la situation quand Mary Alice prétend toujours aller bien avec le sourire forcé et la musique théâtrale derrière : c'est moyen mais correct.
Susan :
Je me suis dit qu'ils ont gardé le pire pour la fin vu que Susan a eu son flashback en dernier mais j'étais surpris par celui-ci parce que j'avais l'impression de retrouver la Susan de la saison 1. Pas forcément plus mature mais plus attachante. Y a un moment dans la série où ses gafferies sont passées d'amusant à saoulant. Là le temps de quelques scènes on retrouve le goût de la saison 1. La relation entre Susan et Eli est peut-être la plus profonde, c'était à la limite du touchant. Vendu.
Gabrielle :
Là on retrouve la Gabrielle de la saison 1, la première rencontre entre Gabrielle et le reste du groupe. Évidemment, on nous épargne pas les détails sur sa superficialité mais quand on joue la carte de la sensibilité, Gaby arrive à convaincre aussi. C'était du tout bon, un mélange entre comédie et drame à la Desperate Housewives qui me plaît, la scène quand Gaby débarque chez Lynette en disant aux autres housewives que sa vie est foirée aussi, c'était joli.
Edie :
Je risque de surprendre peut-être, je ne sais pas si inconsciemment mon flashback préféré était celui où on voyait Nicollette Sheridan dénudée et que je refuse de l'admettre, chose dont je n'ai pas honte cela dit, mais c'était mon flashback préféré en effet. J'ai toujours aimé son personnage, là aussi comme avec Gabrielle le mélange entre sa superficialité et l'once de profondeur qu'on lui dédie m'a convaincu. Puis c'est à l'heure actuelle le seul personnage qui me plaise encore dans Desperate Housewives.
En bref : On a un épisode de transition assez convaincant dans l'ensemble, sobre et bien écrit. On ne peut pas vraiment dire qu'on pouvait espérer mieux pour un 100ème épisode vu l'état qualitatif dans lequel se trouve la série actuellement. Pari relevé même si on n'avance pas du tout dans l'histoire de la saison.
12-01-09
Desperate Housewives épisode 5.12
Aux commandes de l'écriture de cet épisode on a Jordon Nardino, scénariste sur quelques épisodes des saisons 4 et 5 (le 10, l'après-tornade donc et le 14) mais aussi script-éditeur sur les épisodes 3 à 7 de la saison 5. J'ai cherché l'info en plein épisode parce que je trouvais l'épisode assez atypique dans le sens où le choix des intrigues est plus soigné que celui des épisodes précédents. Chaque housewife se retrouve en gros dans une position où on remet en question les défauts de son attitude envers les autres (ses gosses pour Gaby, les femmes hommes pour Susan, Alex et Orson pour Bree et sa famille pour Lynette)
C'est pas remarquable, mais c'est toujours mieux que ces intrigues de transition dont on a pas l'impression qu'elles servent à la série. Comme d'habitude, classement du pire au meilleur.
Susan, évidemment, et Edie :
Y a du progrès néanmoins. L'idée de les enfermer était bonne, cela casse un peu l'aspect routinier qu'on peut ressentir devant un épisode de DH. Par contre faudra m'expliquer pourquoi Nicollette Sheridan s'abstient à garder les jambes écartées quand elle est en face de Teri Hatcher :)
J'ai aimé qu'on exploite plus Edie, son personnage est excellent et n'a pas perdu de son mordant depuis la saison 1 contrairemnet à certaines. Et puis c'est justement pas le genre de personnage qui gonfle un épisode et qu'on apprécie l'épisode d'après selon l'intrigue qu'on lui colle. De ce côté-là c'est un bon point. Je ne sais pas si la tentative d'humaniser Edie avec cette anecdote sur son passé était supposé être dérisoire ou pas avec le jeu pathétique de Teri Hatcher en face et la claque qui s'en suit. C'est dommage aussi de toujours lier Susan à intrigue amoureuse, c'est chiant avec le temps.
Cela dit c'est étrangement la moins bonne intrigue parce qu'elle reste une intrigue réussie donc le niveau est assez élevé, exceptionnellement.
Gaby / Carlos :
Gaby a du mal à gérer ses filles (y en a toujours une qui se rebelle plus que l'autre) donc demande à un étranger de l'aider à discipliner ses enfants. J'ai bien aimé le parallèle avec l'intrigue de Bree sur la discipline, mais si Eva Longoria Parker n'était pas aussi charismatique, l'intrigue aurait sûrement pas passé aussi bien (là où si Teri savait jouer un minimum, son intrigue passerait mieux)
Là encore on joue sur un défaut de Gabrielle c'est-à-dire son incapacité à éduquer ses enfants. On ne va pas plus loin, c'est un peu du réchauffé donc comme chez Susan, on n'évolue pas vraiment.
Je vais mettre Lynette et Bree sur le même niveau puisque j'ai aimé les deux intrigues. Lynette par contre nous prouve encore qu'elle est toujours la housewife qui n'a jamais une intrigue écrite sur la même narration que celles des autres (continuité quand les autres n'en n'ont pas et on reste toujours dans le cadre familial alors que Bree ou Susan arrivent plus facilement à interagir avec d'autres personnages)
L'idée de l'accident par contre était moyen. On a vu cela des milliers de fois : un personnage qui réalise qu'il pourrait mourrir du jour au lendemain donc profite de régler ses propres problèmes. Mais c'est un bon moyen de réunir tous les éléments annexes liés à cette storyline : le retour de Stella et la disparition de Porter en parallèle. Là encore il y a des défauts comme le fait de passer de l'histoire du feu à la relation entre Lynette et sa mère aussi rapidement (surtout que leur relation s'assainie également trop vite). Mais globalement, c'est plaisant quand il y a continuité, c'est un bon point là aussi.
Il était temps : les scénaristes réalisent enfin que Bree a un côté manichéen à l'intérieur. Son business qu'on ne mentionne plus que par quelques répliques la bouleversée et j'ai bien aimé l'évolution - trop rapide là aussi par contre - de sa relation avec Alex.
Il y a comme toujours deux trois trucs gonflants comme la même approche d'un problème : on le mentionne au début de l'épisode, Bree tente de l'ignorer, elle accepte en fin d'épisode et on passe à autre chose l'épisode d'après. Sinon, comme pour Lynette, on n'a pas l'impression de se trouver devant une intrigue de transition qui fait réchauffé comme dans l'épisode précédent. Les relations évoluent, le potentiel est correctement utilisé. C'est pas déplaisant.
Par contre, énorme pétard mouillé pour Dave et Mike. Dès le début de l'épisode, je m'imaginais le pire avec la scène où Mike propose à Dave d'emménager chez lui pendant quelque temps. Bon heureusement que c'est très discret dans l'épisode mais j'ai pas vu le but de l'intrigue en fait à part rappeller que Dave en veut à Mike et Susan pour avoir tué sa femme et sa fille. De toute façon, ils vont nous la jouer comme dans les saisons 1 et 2 c'est-à-dire qu'au season finale on aura un twist qui change complètement la résolution du mystère (la révélation comme quoi c'est Mary Alice qui a tué Deirdre dans la saison 1 et Caleb qui a aggressé l'autre là)
Enfin je sais pas, je sens qu'on va jouer sur un sous-entendu encore une fois donc pendant ce temps, avant le season finale, l'intrigue de Dave ne sert à rien.
En bref : La saison évolue enfin avec cet épisode qui se permet de développer les personnages principaux sans qu'on ait une impression de gâchis de potentiel. Tout va par contre trop vite dans certains cas, mais tant pis, Desperate Housewives a osé aller au delà son statut de guilty-pleasure divertissant le temps d'un épisode. Espérons que cela continue.
Le prochain est le 100ème épisode de la série écrit par Marc Cherry notamment.
05-01-09
Desperate housewives épisode 5.11
Je ne sais pas trop quoi penser de cet épisode. Je préfère cette saison à la précédente, il y a un vent de sobriété qui lui sied bien mais j'ai toujours un gros problème avec les intrigues indépendantes prévisibles dans cette saison. Autant celles de Lynette et d'Edie / Dave (étonnemment) me plaisent bien (grace au minimum de continuité), autant Susan, Bree et Gabrielle me saoulent par leurs intrigues où à chaque épisode on traite un problème potentiellement gênant de la vie de chaque housewife respective ou de leurs proches. Donc on a un épisode honnête : du DH niveau saison 5 c'est-à-dire naviguant entre le bon et le moins bon, sans forcément être difficilement regardable. Je vais aller du moins bon au meilleur pour changer un peu.
Susan / Lee :
Pendant un moment, j'ai cru qu'elle avait réellement couché avec Lee et que Marc Cherry, étant gay et visiblement fier, dé-gayisait ses personnages. Non parce que déjà qu'il sort tous les clichés sur les homosexuels, voilà maintenant qu'ils feraient coucher un homo avec une hétérosexuelle (avouons-le, Susan est bisexuelle inside mais Marc refuse de l'avouer et Teri Hatcher n'a pas le flair pour jouer une scène où elle baise passionnément une femme (bah Edie tiens vu qu'elle est célibataire maintenant)) Je dérape, on est sur ABC les gens. Une seule chose à rajouter : Katy Perry.
Non plus sérieusement, ils couchent pas ensemble et on se demande l'intérêt de l'intrigue si ce n'est que j'aime bien le rôle de Lee de donner des conseils sur les vies personnelles des gens (il l'avait déjà fait dans le final de la saison 4 avec Tom / Lynette je m'en souviens, j'suis trop fort)
Cela dit, on répète un peu partout qu'il faut mieux utiliser le couple gay mais si c'est pour sortir des intrigues douteuses comme celle-ci, bof.
Bree / Alex / Andrew / les in-laws :
Encore une fois, Bree a du mal à s'entendre avec les in-laws (moi je préfère les out-laws, hahaha). C'est de la vanne bas-de-gamme je sais.
Que ce soit avec la non-regrettée Phyllis qui a pourri une partie de la saison 2, maintenant c'est avec la mère d'Alex, le nouveau boyfriend qui deviendra bientôt hétéro de Andrew. Bah on nous ressort encore les gros clichés : la mère en question qui offre tout à son fils, Bree qui joue la carte de la compétition, la mère qui s'assied sur la mauvaise chaise à table, ... Pfiou c'est chiant à force ces intrigues à deux balles qui servent pas à l'histoire. Dans le prochain épisode, on nous apprendra qu'Alex est éjaculateur précoce et on va nous faire une montagne de problèmes là-dessus puis tout sera réglé à la fin (le sexe c'est mal).
On va trop vite, c'est pas crédible pour un sou, on s'en branle (littéralement) : version DH c'est ces fameuses intrigues transitoires sans intérêt.
Gaby / Carlos :
Gaby veut des chaussures donc veut que Carlos se trouve un boulot qui paie (en attendant, elle, elle fout rien). Carlos veut aider les aveugles : question de charité et de générosité, vous savez, il y a encore des gens honnêtes dans ce monde. Mince c'est de la fiction.
Du coup on a un énième combat entre la superficialité de Gaby et la raison de Carlos, une énième intrigue transitoire soutenant un propos superflu pour les Solis : c'est moyen.
Edie / Dave :
Dave parle aux pommes dans le vase. Attention, c'est de la métaphore haute-qualité pour désigner sa femme / fille tuées dans le car crash de Delfino et Mayer. C'est tout. Edie dort pas parce qu'elle arrête pas de penser à son mari parlant dans le vide, il lui apprend qu'il a déjà été marrié dans le passé (nous en parallèle on apprend rien vu qu'on le savait déjà), elle lui ordonne de quitter la maison parce qu'elle est allergique aux déjà-mariés (genre Carlos), Dave se tire, croise McCluskey sur le chemin, regard psychopate entre les deux, fin de l'épisode.
Et même si on tire rien de l'intrigue, moi ça m'a fait marrer de voir Dave parler dans le vide. Et puis Nicollette Sheridan est la femme la plus belle du show (je ne sais même pas quel âge elle a d'ailleurs, sûrement le triple du mien) mais bon, c'est la recette miracle d'une bonne intrigue : un malade mental et une blonde qui s'affirme, j'over-kyffe.
Lynette / Porter / Preston / Tom / Penny / Bob / celui qui veut soit-disant tuer Porter :
Qui aurait cru que Lynette deviendrait aussi rebelle pour sauver ses enfants ? Elle dit avoir un manque d'estime de soi, qu'elle aide ses gosses plutôt qu'elle (faudrait peut-être qu'elle pense à s'acheter des rallonges capillaires artificielles à ce sujet). J'aime ça en elle. Sauf que des fois ça va trop loin et on sème le doute quant à savoir si elle a renversé le type qui menace de tuer son fils (sur ABC tuer quelqu'un veut dire donner une baffe, alors on s'calme les Scavos). Je veux l'épisode suivant pour savoir, je veux savoir si Lynette a aussi un ADN de meurtière.
Voilà pour le délire. Non mais sérieusement, ça va trop loin cette histoire mais c'est d'un jubilatoire. Peut-être parce que c'est ridicule et que je peux pas m'empêcher de trouver tout cela un peu trop parodique plutôt qu'authentique. Mais non, j'aime les histoires des Scavos cette année, les scénaristes gagnent du terrain sur la saison, on a devant nous un grand bordel scénaristique plus au moins assumé qui reste plaisant à suivre quand tu vois les acteurs se donner à fond pour quelque chose qui tient même la route sur papier.
En bref : Un épisode assez facilement regardable mais avec toujours un gros problème d'écriture (déjà le "un mec menace de tuer ton fils et toi tu penses à vendre des pizzas" était limite ...) Les situations sont amenées facilement, les scénaristes abusent des clichés mais tantpis : Desperate Housewives est un guilty-pleasure et j'assume.
Cela dit, Gossip Girl joue bien mieux son rôle.
09-12-08
Desperate Housewives épisode 5.10
Allez savoir pourquoi cet épisode m'a rappellé le début de la saison 4 et c'est de loin le meilleur de ce début de saison 5, assez faiblard. J'ai trouvé qu'à peu près toutes les intrigues étaient bien gérées, même celle de Susan c'est dire. Malgré les grosses ficelles, c'est l'épisode le plus drôle de la saison 5 en même temps et même si la série est toujours très coincée, elle fait avec ce qu'elle a mais elle ne pourra jamais égaler une série du câble aux niveaux des dialogues. Mais il y a du progrès et dans l'ensemble l'épisode n'est pas trop déplaisant.
Je vais commencer par Susan d'ailleurs. Déjà je trouve l'acteur jouant MJ assez bon et c'est le point fort de l'intrigue. Dire que les gosses surpassent les adultes dans une intrigue bateau, c'est pas très surprenant pour dh. Mais en suivant l'intrigue je me suis souvenu d'une intrigue d'un épisode passé, le 6 je crois quand Susan et Jackson essayaient de reconstruire leur relation et à quel point cette intrigue était chiante. Ce qui m'a permis d'apprécier davantage ce ptit bout de storyline qui n'a rien d'extraordinaire mais qui fait passer un bon moment. Il est toujours question de Susan et MIke mais bon, les scénaristes ne vont pas changer leurs habitudes et on sent assez facilement que l'absence de Jackson, due à récent accident de Gale Harold, passe finalement assez bien. Je sais je suis cruel envers l'interprète mais bon.
Bree / Andrew :
C'était peut-être l'intrigue la moins réussie de l'épisode, à cause de cet énorme facilité qui n'a pas aidé à rendre l'intrigue crédible même si Marcia Cross s'y donne. C'est évidemment la facilité qui relie Andrew à comme par pur hasard, le type qui s'occupera de l'opération de Orson ! Je sais c'est pour faire avancer les choses, mais ce n'était pas subtil du tout.
Le reste est légèrement meilleur. Bree découvre grâce au couple gay, l'atout premier de cette intrigue il faut l'avouer, que le nouveau boyfriend d'Andrew jouait dans un porno. On nous sort l'excuse bateau de la plus grosse erreur de sa vie au boyfriend en question pour régler l'affaire et évidemment, on met tout cela en rapport avec le passé calamiteux d'Andrew. L'intrigue reste toujours ultra superficielle, quand on compare le traitement du thème de l'homosexualité à Skins. C'est bien sympa de voir Bree supportive et Marcia Cross est à son habitude rayonnante dans ses scènes, mais l'intrigue restera superficielle jusqu'à une éventuelle rupture tout comme le couple gay nous ressortent les gros clichés depuis leur arrivée en saison 4. Mais je dois dire que j'apprécie beaucoup la relation entre Bree et Andrew depuis les saisons 3 et 4 même si comme je l'ai dit il y a bien longtemps, les évolutions dans DH on ne les voit jamais puisque Andrew est passé de fils fouteur de troubles à fils attentionné en l'espace de la misaison entre les 2 et 3. Mais le tout n'est pas trop mauvais pour autant.
Lynette / Tom / Porter :
Ca fait longtemps qu'une intrigue m'ait autant plue dans DH. Je trouve déjà hyper engageant que les scénaristes étalent le tout à chaque épisode dès qu'on croit que l'affaire sera réglée. Evidemment c'est en leur parfait avantage de pouvoir étoffer leur année, mais je trouve le tout un peu beaucoup jouissif. Surtout que passé cette couple ultra moche de Felicity Huffman, le duo Lynette / Tom fonctionne toujours aussi bien et on nous emmène dans des terrains plutôt intéressants. Notamment quand Lynette accepte de prendre Preston pour Porter au procès puisque ce dernier s'est enfui. Alors en effet c'est soap, c'est cliché mais toute cette histoire est assez divertissante quand on voit la dynamique entre la famille Scavo qui s'éloignent de leur énorme stéréotype de famille à intrigues indépendantes par épisode qu'on leur a attribué les saisons précédantes. Le tout fonctionne bien et j'ai vraiment envie de voir la suite pour une fois. Les scénaristes rattrapent le fiasco Kayla de la saison précédente et c'est pas pour me déplaire. Si l'intrigue peut durer encore longtemps avec des retournements de situations jubilatoires je ne suis pas contre.
Gabrielle / Carlos :
Là aussi c'était très bon. J'avoue que cette intrigue de baseball ne m'enchantait pas du tout au début, puis je me suis dit qu'ils vont nous la refaire une énième fois le coup de prendre un détail insignifiant pour traiter d'un problème plus au moins important en rapport avec le couple. C'est un peu ce procédé même si, et excusez-moi par avance si mon côté cucul remonte à la surface, mais j'ai trouvé le geste de Carlos de vendre la balle de baseball super touchant quand il voit que Gabrielle a du sacrifier ses fringues de mannequin. Rooh, c'était chou comme tout, avouez. Puis il faut aussi avouer que la fin de la cécité de Carlos est beaucoup mieux traitée que son commencement quand on se souvient des intrigues douteuses des Solis en deuxième partie de saison 4.
Dave et son passé enigmatique dont je m'en branle complètement :
J'ai tout dit. Je m'en fous. Comme les Mayfair en saison 4. C'est vrai que le mystère de Mary Alice en saison 1 était assez mal géré au niveau du timing des révélations mais au moins c'était intriguant un minimum. Là que sa femme et sa fille soient été celles tuées par Mike et Susan dans l'accident, qu'un miroir soit tombé sur sa fille et que Mike ait sauté sa femme en même temps avant de la tuer parce qu'elle a feint un orgasme, je m'en fous. Bon en tout cas, la scène assez chelou où il parle à la porte et que Lynette est en haut dans les escaliers a le mérite d'être assez drôle.
En bref : C'est rare pour le noter, toutes les intrigues des désespérées m'ont plues (mention spéciale à Lynette et Gaby). On tient donc le meilleur épisode de la saison et il faudra attendre l'an prochain pour la suite.
D'une vue générale, ce début de saison n'égale pas celui de la saison 4 (qui a baissé en qualité dès le 407 quand même) mais reste potable. Si le niveau reste intact, on peut avoir une saison meilleure que la 4, mais moins bonne que les trois autres.
01-12-08
Desperate Housewives épisode 5.09
C'est le retour de Desperate Housewives après une semaine sans inédit et je ne sais pas si l'absence d'inédit la semaine passée était supposée nous rendre d'autant plus impatient pour la suite mais j'avais presque oublié l'existence de cette série le temps de ces deux semaines. Bref, on revient vers Desperate Housewives, le show phare en matière de sexe, manipulations et tout ce qui s'en suit. C'est évidemment ironique puisqu'on voit dans cet épisode que les scénaristes ne sont pas à l'aise avec cete tentative de faire de la série un soap où tout est lié et tout le monde couche avec tout le monde, surtout que les dialogues se font de plus en plus plats.
Lynette / Porter :
C'est toujours l'après-incendie et c'est peut-être l'intrigue dans laquelle on sent le plus cet effet-là et cette impression de continuité qui est assez absente dans les histoires des autres housewives. Lynette donne donc de l'argent à l'amante de son fils pour qu'elle se refasse un autre vie ailleurs. Puis elle lui dit qu'il n'y avait jamais d'enfant, qu'elle a tout inventé. Ce qui paraît logique puisque les scénaristes n'auraient en aucun cas voulu se compliquer la tâche avec une intrigue qui durera plusieurs saisons. Donc là comme ça, je ne vois pas l'intérêt d'avoir créée cette menace de fausse grossesse si ce n'est compliquer les choses pour rien comme on l'a vu dans l'épisode précédent.
Puis il y a toute l'ambiguité autour de l'incendie mais vu qu'on sait que c'est Dave qui a déclenché le feu, on a toujours une longueur d'avance ce qui fait que cette volonté de compliquer encore plus la situation par le cliffhanger où Dave ment aux détectives en disant qu'il pense que Porter est coupable est inutile vu qu'on sait qu'il ne l'est pas. Il y a une succession de quiproquos assez gênante dans cette série depuis quelques saisons et là aussi, j'en vois pas l'intérêt puisque le tout est réglé quelques épisodes plus târd (on l'a vu avec ce fameux quiproquo entre Lynette et la liaison de son fils il y a 3 épisodes). Le seul avantage est celui qui permet aux scénaristes de gonfler leur saison en prolongeant les intrigues mais il n'y en a aucun pour le téléspectateur à première vue.
Mais l'intrigue de Lynette reste assez divertissante, même si évidemment le personnage a connu mieux, tout comme il a connu pire l'an passé notamment.
Bree / Orson :
Alors là, c'est très embêtant puisqu'il y a encore une volonté de faire soap tout-est-lié mais ça ne fonctionne pas et c'est plus foireux qu'autre chose. Surtout que l'handicap premier de cette intrigue, c'est qu'elle prend un temps infini pour apporter une conclusion rapide et sans aucun fond : le nouveau boyfriend d'Andrew. À la limite, qu'ils lui apportent un petit ami sorti de nulle part, qui arrive comme ça à Fairview comme ça été le cas d'Austin pour Julie en saison 3 mais là que ce soit le petit-ami du type qui s'occupe des problèmes d'insomnie du couple Hodge, c'est très peu crédible et ça sent plus la volonté de donner une intrigue à un personnage sous-exploité ce qui n'est pas très subtil.
Susan / Katherine / Mike :
L'éternel triangle amoureux entre Susan, Mike et le troisième personnage qui cette fois est Katherine. Et puis de ce côté-là, aucune surprise : Susan découvre de façon assez peu originale (le coup des cookies, c'est un peu dépassé) que c'est Katherine qui sort avec Mike ce qui va, pour sûr, nous donner des scènes entre Susan et Mike dans les épisodes qui suivent. Puis Jackson va quitter la série, Katherine se trouvera quelqu'un d'autre (elle est où d'ailleurs sa fille ?) et Susan et Mike se remetteront ensemble jusqu'à la prochaine catastrophe naturelle qui les séparera ... C'est d'un prévisible cette histoire. Au moins, Bree a le mérite d'être honnête avec Susan : qu'elle arrête de faire chier son monde si elle est toujours amoureuse de Mike putain. Surtout qu'elle est tout aussi hypocrite que Bree.
Gabrielle / Carlos :
Sans grande surprise, Carlos a une chance de retrouver la vue. Encore une fois, du pur soap qui ne marche pas vu que la cécité de Carlos n'aura servi absolument à rien. Le fait que les scénaristes aient gardé Carlos aveugle jusqu'à cet épisode relève quand même d'un exploit puisqu'on aurait très bien pu retrouver un Carlos en bonne santé dès le season premiere et avoir une explication foireuse quant à la guérison de sa cécité comme on a eu une explication foireuse pour les enfants de Gabrielle, supposée incapable à en avoir. Puis Gabrielle qui veut se lancer dans un régime pour apparaître belle à nouveau et Carlos qui lui dit que c'est pas la beauté extérieure qui compte ... Pff, tellement prévisible et cliché.
En attendant, Dave s'la joue le type qui culpabilise à fond pour avoir tué 7 personnes indirectement. L'acteur n'est vraiment pas crédible, puis faudra m'expliquer pourquoi on le montre si culpabilisant pendant tout l'épisode alors qu'il ment en fin d'épisode et prend Porter comme bouc-émissaire. Vive la crédibilité quoi.
En bref : Même si cet épisode est quand même plus divertissant que le 410, il souffre toujours du même défaut : mis à part pour Lynette, un manque de continuité avec l'épisode non-événementiel qui le précède, des intrigues manquant de solidité. C'est prévisible et ça devient réellement gênant de sentir que les scénaristes pataugent et improvisent à chaque coup.
17-11-08
Desperate Housewives épisode 5.08
C'est le retour des captures pour DHW. Déjà qu'elle n'a pas un visuel très classe ordinairement, quand les couleurs deviennent plus belles, j'en profite. C'est donc le fameux épisode événementiel de chaque saison de DH.
Et sans grande surprise, c'est le moins bon de tous. Déjà l'idée de groupe est très ringarde donc ça n'aide pas à prendre l'épisode au sérieux. Et évidemment, vu que Marc Cherry a un sens particulier du sacrifice et de la prise de risque, 80% de l'épisode constitue des storylines soporifiques comme la série nous y a habitués. Enfin pas toutes.
Gabrielle / Virginia :
C'est peut-être que je deviens plus familier avec SFU, mais cette intrigue m'a beaucoup moins gonflé que dans l'épisode précédant. Parce que Ruth est le meilleur personnage dans SFU. et Frances Conroy se donne quand même à fond dans ce rôle même si je suis sûr qu'elle doit se dire que DH est une série chiante vu qu'elle jouait dans Six Feet Under avant. Ca ne se voit pas si c'est le cas.
L'intrigue du testament était plutôt drôle, la réplique de Gabby après l'incendie comme quoi elle veut être dans son testament vu qu'elle lui sauve la vie était assez drôle. C'est pas excellent mais passable.
Lynette / Porter :
Hum, c'est la meilleure intrigue du moment. Pourtant rien, mais alors rien, n'est crédible. On s'éloigne du concept de housewives désespérées. On nage en pur soap et puis bon, il y a bien du soap qu'on trouve jouissif dans DH. Puis c'est drôle à des moments tellement c'est invraisemblable. Genre Porter qui sort un révolver, WTF ?! Puis je suis sûr que Felicity doit se demander ce qu'ils ont fait à son personnage tellement elle a changé depuis la saison 1. Vous aurez déjà imaginé une intrigue comme celle-là dans la saison 1? Bon ok, Porter était tout jeune mais je n'aurais jamais imaginé du soap aussi mouvementé et baclé, pourtant jubilatoire. La série avait l'habitude de poser ses intrigues et de les développer plus au moins correctement. Ici ça bouge dans tous les sens, c'est pas déplaisant mais hors du concept initial de Desperate Housewives.
Le reste c'était bien nul. En commençant par Bree.
Elle essaie toujours de sauver les apparences puisque son bouquin va bientôt sortir si j'ai compris. Oui il est déjà sorti. Faut dire que l'intrigue ne m'intéresse tellement pas que j'en oublie les détails. Mais ouais, sa vie était tellement catastrophique qu'elle essaie toujours d'être présentée comme la femme idéale (en omettant qu'elle a été mariée à un mari infidèle adepte des pratiques sadomasochistes puis divorcée pour se remarier avec l'homme qui a renversé l'ex-mari de son amie) On voit avec tous ses détails que DH est en fait une série parfaitement calculé et on comprend bien le concept du désespoir. Tout est crédible dans DH.
Pour revenir à l'intrigue, c'était incroyablement superflu, redondant et par conséquent soporifique. En plus, on nous sert toujours la même musique mélodramatique pour nous faire comprendre que c'est un moment pseudo-dramatique, ce qui est toujours un indicateur pour moi que l'épisode aborde sa deuxième partie et donc que l'épisode sera bientôt fini :)
Susan :
Julie qui sort avec un type plus âgé qu'elle, comme c'était cliché. Tout ça pour aboutir à la scène conventionnelle mère / fille sur la question du mariage. Julie fait comprendre à sa mère qu'elle ne veut pas se marier. Mais tant mieux putain, on s'en fout quoi. Si ça se trouve, les scénaristes vont encore nous pondre un saut de 10 ans en fin de saison 6 et on verra Julie mariée tout comme Gabrielle ne voulait pas avoir d'enfants mais elle en a eu. Aucun fil conducteur à nouveau, les scénaristes nous sortent des intrigues selon leur humeur. Perso ça commence à me saouler gentiment. Puis Steven Weber était beaucoup plus à l'aise dans Studio 60 que dans B&S et DH ... Faut dire qu'il avait le top de la classe à ses côtés, Amanda Peet, donc ça aide. Là Teri Hatcher ...
L'incendie / Dave :
Sans grande surprise, on apprend donc que c'est Dave qui a causé l'incendie (bon je dis sans grande surprise, mais j'aurais misé sur le mari de la maîtresse de Porter, le type super colérique qu'il m'a fait flipper ma race, ou le type qui traite les pulsions meurtières de Dave et qui est tout surpris qu'il est à Fairview)... Tout ce qui concerne l'incendie est évidemment un gros pétard mouillé, pour changer, vu qu'on ne le traite que pendant les 5 dernières minutes et d'après mes souvenirs, personne n'est mort (un perso principal aurait dû être mort)
Maintenant, l'épisode suivant reprendra comme si de rien n'était et c'est très idiot comme procédé. J'espère que l'épisode aura fait un score d'audience assez bas comme ça les scénaristes auront au moins compris que leurs spectateurs ne sont pas dupes.
Je viens de vérifier, en effet, l'épisode n'a pas fait un score phénoménal. Tant mieux.
En bref : Un épisode meilleur que le précédent (c'était pas dur non plus), passable, sans être excellent non plus, loin de là même.
DH n'est même pas un guilty-pleasure parce que j'ai beau avoir honte de regarder, c'est pas forcément un plaisir de la suivre non plus. J'attends étrangement chaque épisode avec un peu d'impatience mais dès que l'épisode tourne, c'est l'ennui complet. Surtout cette saison.
10-11-08
Desperate Housewives épisode 5.07
Quand Desperate Housewives rencontre Lipstick Jungle / October Road ?
Mais franchement, je suis sidéré. Je crois que cet épisode fait partie des pires qui m'ait été donné de voir, et ce, toutes séries confondues (parce que j'en ai vues des daubes). C'est limite si One Tree hill est de meilleure qualité ou en tout cas, meilleur divertissement. Mais que c'est plat ! C'est incroyable. Comment Marc Cherry aurait-il pu croire à un retour aux sources avec des épisodes pareils ? C'est limite si moi je peux écrire un meilleur scénario (et c'est pas un compliment hein) Mais non, c'est vraiment mauvais. Mad Men, True Blood, Damages et Friday Night Lights n'ont plus qu'à bien se tenir, voici venir Desperate Housewives, la reine en matière d'écriture.
Lynette / Porter :
Bah déjà on règle le mal-entendu de l'épisode précédent dans le teaser. Ils ont osé, je les félicite. C'est un choix ingénieux. Sinon le reste est vraiment mauvais. La femme avec qui le fils de Lynette couche se retrouve enceinte ce qui veut dire qu'on va nous saouler encore longtemps avec ça. Elle se tire et laisse l'argent à Porter (je crois que c'est lui). La scène où Lynette pousse celle qui couche avec son fils est d'un ridicule !! Comment osent-ils nous sortir ça encore maintenant ? Comment les actrices acceptent-elles de se ridiculiser à ce point ? C'est risible.
Le mystère de Dave :
Il me saoule toujours. Et le mystère autour de lui est d'un ennui pas possible. Petit à petit, les personnages commencent à comprendre que Dave est un type louche, malade mentalement mais nous on apprend quoi après ? Les scénaristes n'ont visiblement pas compris que le rythme est très lent et que la subtilité n'est pas de mise mais alors pas du tout. Les scènes avec Dave sonnent le faux comme pas possible, sa pseudo volonté d'atteindre Mike est d'un pathétique. Et puis le couple entre McCluskey et sa soeur n'est pas drôle pour un sou. Rien n'est drôle dans la série de toute façon.
Gabrielle :
S'il y a bien une chose qui caractérise l'épisode, c'est que chaque housewife (j'ai volontairement retiré le "desperate" parce que bon ...) fait preuve de plus de conneries que les autres. Gabrielle revient dans son monde superficiel où l'argent guide ses envies mais est tâché par la présence de la vieille qui jouit aux massages de Carlos. Et dès que Gabrielle hausse le ton, madame Ruth de SFU s'la joue Kayla-de-la-saison 4 sauf qu'on remplace le "ma maman me frappe" par le "mon masseur me provoque des orgasmes" Et elle utilise ça comme moyen de manipulation - encore ? - contre Gabby. C'est même pas prévisible parce que c'est tellement con qu'on ne pense même pas la série de tomber là dedans. Mais elle le fait ! Un comble.
Bree / Orson / Katherine / Mike :
Bree découvre que Katherine couche avec Mike. Là aussi c'est très peu intéressant. Je déteste toujours autant cet air que prend Katherine, Bree a perdu de son piquant, Mike est toujours aussi superficiel, Orson est gonflant ... Pfff, la liste des défauts est longue et concerne principalement les personnages qui rendent leurs intrigues insupportables. Et puis bon, on a fait le tour. Amener une nouvelle voisine à Wisteria Lane comme love interest pour Mike ferait redite donc on réunit le peu de personnages qui n'ont pas coucher ensemble. Ce qui donne une nouvelle relation ridicule à souhaît entre Katherine et Mike. Les scénaristes ont épuisé leur encre, faut arrêter point barre. Dire que ça va encore continuer pendant deux ans ... Bientôt on nous sortira Gabrielle qui couche avec Andrew (qui deviendra hétéro tout comme Carlos va retrouver la vue).
Susan / Jackson :
C'est lourd, c'est mauvais, c'est inintéressant, c'est soporifique, c'est mal écrit, mal joué, superficiel ... Là aussi la liste des défauts est ultra longue. Et je me répète : comment ont-ils pû s'imaginer que ça pourrait être intéressant une seconde quoi ? Et puis le manque de rythme ne vient pas arranger les choses.
En bref : Je crois que c'est le pire épisode de Desperate Housewives et accessoirement un des pires épisodes toutes séries confondues que j'ai vues. J'ai perdu 42 minutes de ma vie, je remercie les scénaristes.







