24-02-09
Damages épisode 2.06
Cet épisode m'a paru assez interminable. Allez savoir pourquoi, pourtant les épisodes de cette deuxième saison se font de plus en plus courts (autour de 39 minutes pour une chaîne câblée, c'est peu)
Même s'il était plutôt meilleur que les précédents, il a vraiment peiné à captiver mon intérêt et les nouvelles intrigues de la saison avec le paquet de nouveaux personnages sont de loin ce qui le rendent peu passionnant. Heureusement qu'on a des intrigues en parallèle qui reviennent sur des passages clé de la première saison, sinon l'épisode serait bien plus ennuyeux.
Le problème, c'est que j'ai l'impression qu'on avance pas vraiment, ou alors j'ai du louper quelques détails. Jusque là les hypothèses au sujet du meurtre de la femme de Purcell se dirigeaient vers UNR, ce fameux Walter Kendrick dont on répète le nom constamment.
On perd assez de temps à vouloir nous répéter ce qu'on sait déjà, notamment quand Patty passe à la télé et qu'elle essaie de bien faire comprendre que les gens derrière ce meurtre travaillent ou sont dans le camp de cette société. Puis il y a Claire Maddox qui rend l'épisode un peu plus confus. Non seulement elle semblait avoir une liaison avec Purcell à laquelle elle met fin dans cet épisode, mais elle était aussi proche de Walter Kendrick et elle lui dit qu'il ne voudrait pas que Patty tombe sur ses secrets.
L'histoire s'épaissit donc, à défaut d'avancer réellement, sans que les scénaristes arrivent à rendre le tout passionnant comme c'était le cas dans la saison 1. Le cas Frobisher n'était certes pas ce qui avait le plus passionnant, mais ils arrivaient bien mieux à lier l'intrigue judiciaire qui servait de fil rouge aux intrigues personnelles des personnages. Là, c'est beaucoup plus tranché.
Par contre, c'est intéressant de voir Patty et Frobisher se réunir pour aller à l'encontre du camp UNR. Ce serait presque la seule chose qui me donnerait envie de voir le prochain épisode.
Cela dit, ce qui concerne les références à la saison 1 est beaucoup plus intéressant. Déjà on retrouve Katie Connor ce qui fait plaisir puisque c'était un de mes personnages préférés de la première saison. Elle se fait voler son sac donc se retrouve au bureau de police où elle retrouve le type qui la suivait dans un épisode de la saison 1. C'est donc un flic qui a quelque chose à faire avec le meurtre de David et en parallèle, c'est un personnage clé pour remonter à Frobisher vu qu'il discute avec le mec qui bosse avec lui. Ça devient assez complexe mais c'est vraiment ce qu'il y a de mieux dans l'épisode.
Puis Ellen doit retourner à l'appartement où son fiancé a été tué et elle reçoit son cadeau de mariage qu'elle refuse d'ouvrir pour l'instant. Nul doute que ça aura son importance pour la suite aussi.
Le réel problème de cette partie de l'épisode c'est que ça a vraiment peu de rapport avec l'intrigue fil rouge de la saison, celle que prend en charge Patty Hewes. On a deux intrigues vraiment détachées qu'on suit simultanément et c'est toujours difficile à suivre, surtout quand tout prend de l'ampleur en même temps et qu'on a peu de réponses concrètes pour le moment.
J'ai bien aimé le passage où Katie dit à Ellen qu'elle a tord de continuer à travailler pour Patty, sans savoir qu'elle est aussi en contact avec le FBI pour la détruire et se venger de sa patronne. Vivement le moment où Katie apprendra les réelles motivations d'Ellen, ce serait intéressant de voir ce qu'elle fera.
Puis le flashforward avance trop lentement et du coup, l'effet cliffhanger ne fonctionne pas avec le mec armé qui arrive dans la fameuse chambre d'hôtel. En revanche, le mec qui tire sur le flic qui suivait Katie ça donne un peu plus envie de se lancer dans l'épisode suivant.
En bref : On a au moins le mérite de retrouver un peu plus les personnages auxquels on est habitués même si l'épisode est plutôt confus dans l'ensemble, un peu trop hétérogène. Faudrait songer à apporter quelques réponses aussi vu que l'intrigue de la saison gagne en complexité épisodes après épisodes. C'est vraiment le genre de situation où il faut attendre le season finale pour voir tous les indices se réunir, donc pour l'instant l'épisode nous laisse sur sa faim et peine à faire passer un bon moment.
05-02-09
Damages épisode 2.05
Cet épisode fait partie de ceux qui laissent facilement indifférent. Ai-je aimé, ai-je détesté ? Je me suis pas trop ennuyé mais surtout le genre d'épisode au cours duquel il se passe pas grand chose et on prépare surtout le terrain pour la suite de la saison dont il me hâte de voir la suite, c'est déjà ça.
On a au moins mis de côté l'intrigue Purcell (même s'il est toujours au centre de la saison mais on se concentre plus sur le conflit Ellen / Patty) et ça ressemble de suite plus à un épisode de Damages. Même s'il manque le truc en plus qui faisait le charme de la saison 1, l'épisode reste correct et donne envie de voir la suite, c'est certain, si les pistes sont bien traitées par la suite.
Patty a donc de plus en plus de doutes quant à Ellen. Elle a organisé une fête pour Tom à laquelle elle invite Ellen mais lui dit qu'elle n'est pas obligée d'y venir vu que la dernière fois qu'elle était chez elle, elle s'est fait attaquée. Ellen y va quand même et elle enregistre les trucs qui puissent intéresser le FBI mais visiblement rien d'intéressant ne se dit. C'était vraiment l'intrigue la plus prometteuse qu'ils avaient amorcée dans le season finale de la saison précédente mais ils l'ont presque oublié dans les premiers épisodes pour l'intrigue Purcell donc dès qu'on y revient ça donne de suite plus envie.
Le tout est plutôt bien ficelé même si on peut trouver dommage que l'épisode ne fait que d'ouvrir quelques pistes plutôt que de rentrer clairement dans le jeu. On approche de la mi-saison donc c'est limite. Par exemple la scène où Patty convoque Ellen pour avoir vérifié son portable pendant la session sur le cas Purcell était inutile vu qu'Ellen lui trouve une excuse et s'en va.
Bon il y a aussi le fait qu'on ne sait jamais si Patty croit ce que lui dit Ellen. Notamment dans la scène de fin quand elle discute avec elle et que le FBI l'écoutent en même temps. Glenn Close a un jeu tellement louche qu'on ne sait jamais si Patty est sincère ou pas (bon c'est le personnage qui veut ça mais c'est frustrant)
D'un autre côté c'est positif pour la suite vu qu'on peut toujours jouer sur cette ambiguité. Donc à nouveau ça donne envie de se lancer sur les épisodes suivants, ce qui faisait défaut dans les derniers épisodes.
Ce qui concerne Wes est présenté peu subtilement mais attire la curiosité là aussi. Comme on s'en doutait et un des premiers épisodes l'avait confirmé, il joue un double jeu tout du long et sa relation avec Ellen n'est qu'une manipulation, il est motivé par une force extérieure, un type louche qui le paye. On en sait pas plus pour l'instant mais c'est intéressant de voir que l'intrigue est aussi liée à celle du FBI avec Ellen vu que Wes est en possession de photos d'Ellen avec les agents. Cela dit, elle a déjà prononcé son alibi à Patty comme quoi les agents l'ont abordé dans la rue au sujet de la nuit du suicide de Fiske donc on ne sait pas encore ce que vaudront ces photos par la suite. Si Patty découvre la vérité, ça peut être intéressant. Et le FBI n'a pas de preuve concrète qui confirmerait le faux alibi qu'Ellen donne à Patty.
On sait en tout cas que dans le futur Ellen et Wes s'entendent toujours bien et que Wes continue le double-jeu. Ils passeront une nuit ensemble puis c'est certainement là qu'on rejoint le flashforward du premier épisode.
Les à-côtés, c'est moins intéressant. Il y a quelques détails ici et là, notamment le mari de Patty qui lui dit qu'il faut s'éloigner de UNR et Purcell en même temps qui devient de plus en plus liés à eux.
Puis le mari de Patty qui la trompe. Je vois pas trop où on veut en venir avec ça mais si ça peut offrir quelque chose de bon, en lien avec le reste des intrigues, pourquoi pas.
En bref : L'épisode permet surtout de planter les enjeux de la suite de la saison et donne envie de s'y mettre. Dommage qu'on ne soit pas déjà dans le jeu comme c'était le cas de la saison 1 à ce stade-là de la saison mais ça reste un épisode correct dans une saison 2 qui peine à convaincre pleinement.
03-02-09
Damages épisode 2.04
Génial. 4 épisodes pour nous révéler ce qu'on avait deviné en 2, voire 1. Grosse révélation, de taille pour la saison : Purcell manipule Patty. Il est en étroite collaboration avec Wayne, le mec qui bosse pour UNR. Cet épisode a le mérite de faire avancer les intrigues, c'est peut-être même le meilleur depuis le season premiere. Il y a deux intrigues plus au moins intéressantes à suivre (un peu moins du côté de Tom et Ellen) mais ils ont au moins réussi à rendre l'histoire avec Daniel Purcell plutôt intéressante. C'était pas gagné, déjà que je supporte pas le jeu de William Hurt et en plus, il prend trop le devant.
Comme je l'ai dit dans la critique de l'épisode précédent, les nouveaux personnages prennent plus de place que les anciens et paroxysme du truc, Glenn Close n'est que le simple faire-valoir de Hurt. Bof, l'épisode au moins le mérite de ne pas m'avoir trop ennuyé dans sa deuxième partie contrairement aux trois premiers épisodes.
L'originalité de l'épisode vient sûrement du fait qu'on suit deux intrigues en simultané. Le point commun des deux ? Daniel Purcell, évidemment. Il prend toute la place c'est fou. 'Fin bon, de leur côté, Tom et Ellen visitent le West Virginia pour trouver plus d'informations sur le reporteur dont le nom m'échappe.
L'histoire devient de plus en plus compliquée, donc c'est difficile de lier chaque personnage à l'autre. Mais visiblement, lui et Purcell se connaissaient et le contact s'est rompu. Le but de cette partie c'est pour Tom et Ellen de faire le lien avec UNR, le fournisseur d'énergie, et de savoir s'ils ont tué la femme de Purcell. Puis on apprend après le procès que Daniel a manipulé Patty tout du long, c'est certainement lui qui a tué sa femme vu qu'il est du côté de UNR et qu'il s'est débarassé de l'échantillon hypothétiquement toxique.
Bon, ils auraient pu nous éviter la musique super grinçante vu qu'on pouvait anticiper facilement la trahison de Purcell vis-à-vis de Patty mais bon ... Puis Patty est toute étonnée et Glenn nous sort le regard de la tyrannique invétérée. J'aime bien aimé ce passage, ça rappelle la saison 1 (parce que soyons honnête cette saison 2 de Damages n'a rien qui puisse rappeler la première et c'est difficile de s'identifier aux nouveaux personnages)
C'est pas mal le coup de la trahison, bien que prévisible, ça permettra de relancer la saison. Ce qui concerne la bague n'a pas grand intérêt quand on voit que l'autre intrigue de l'épisode permet de lancer la révélation de la trahison de Purcell. Le mec qui l'avait dans l'épisode précédent est identifié. Il s'agit d'un certain Kevin Walker que Purcell identifie à son tour et qui finit en prison. Puis il se fait sauvagement amocher en taule.
L'intrigue a surtout l'intérêt de nous donner en fin d'épisode un flashback d'il y a 3 semaines où on voyait Purcell et Walker discuter. Manque plus qu'à lier Claire Maddox à tout cela et l'intrigue sera un bon gros complot dont on ne voit pas la fin. Pour l'instant, la question qu'on se pose c'est de savoir qu'est-ce qui a poussé Purcell à comploter avec UNR, quelle raison a été assez valable pour qu'il accepte tout en sachant qu'il a du sacrifier sa femme (qu'il aimait visiblement)
On voit un peu plus clair dans cette histoire mais c'est pas aussi intéressant que le cas Frobisher l'année passée. Surtout que le cas Frobisher l'année passée permettait en même temps de faire évoluer la dynamique entre les personnages principaux (Patty et Ellen surtout) : là, rien. On a un simple complot passager, qui prendra fin en fin de saison mais qui, j'espère, aura laisser des marques quant à la mythologie de la série.
Puis à côté, il y a la courte et discrète intrigue sur la paternité de Michael. Il décide de rencontrer Purcell après avoir découvert qu'il était son fils. On va plus loin pour l'instant, mais c'est assez intéressant à suivre, à défaut d'être très passionnant ce qui semble définir cette deuxième saison plutôt décevante de la série pour l'instant.
En bref : La saison 2 continue son petit bonhomme de chemin, le complot s'agrandit sans qu'on ait réellement l'impression d'apprendre plus sur les personnages principaux, encore moins d'avancer dans le falldown que prévoit Ellen pour Patty. Ça se laisse suivre, mais c'est loin d'être passionnant et pas du tout addictif comme la première saison. J'ai du me forcer à voir cet épisode 4 jours après sa diffusion outre Atlantique ... Bref, c'est moyen mais meilleur que les épisodes 2 et 3.
24-01-09
Damages épisode 2.03
C'est lent. Trop lent. Les idées sont assez bonnes mais il manque l'étincelle, la dose d'adrénaline et de pression pour que le tout éclate et donne un épisode réellement haletant. Parce qu'une fois n'est pas coutume dans cette deuxième saison de Damages, je me suis réellement ennuyé et je trouve qu'on passe trop vite à quelque chose d'autre après la saison 1. L'arrivée de William Hurt dans le casting ne m'enchante guère tellement il monopolise le show désormais : c'est à s'en demander si Ellen ou même Patty sont pas des faire-valoirs pour ce nouveau personnage qui occupe une (trop) grande partie de l'épisode alors qu'il est là que depuis 3 épisodes.
Un début de saison assez étrange puisque je m'attendais à quelque chose de très différent à cela pour la saison 2. Puis où est Frobisher ? Wes ? Katie ? On ne voit cette dernière que pendant une scène qui m'a fait rappeler son existence alors qu'elle était un de mes personnages préférés dans la première saison. Bref, je ne pensais pas que Damages montrerait ses lacunes scénaristique si tôt.
Bon, ce n'est pas trop mauvais, comme je l'ai dit les idées sont bonnes mais la sauce ne prend pas parce que le rythme est trop lent et il y a des faiblesses d'écriture. Déjà je n'ai jamais été fan de ces histoires de meurtre où la femme est assassinée et le mari ne fait que de répéter qu'il n'a rien à voir avec l'assassinat de sa défunte épouse alors que c'est très certainement faux : un scénario digne d'un film de série Z, assez conventionnel et épluché dans plusieurs situations, dans plusieurs séries différentes. Ici c'est un peu la même chose puisqu'on voit Daniel Purcell réfuter à longueur de l'épisode qu'il n'a rien à faire avec le meurtre de sa femme, qu'il veut trouver qui l'a tué. On sait que c'est partiellement faux vu qu'il a une relation - de quelle envergure on ne le sait pas encore, les scénaristes laissent le doute là dessus et ont sûrement raison - avec Claire Maddox qui avait acheté son rapport dans le passé alors qu'il travaillait encore dans son ancienne société.
On a le mérite d'avancer un peu plus dans le schmiblick quand on apprend que Christine, la femme défunte de Purcell avait porté plainte contre son mari pour comportemnent outrancier dans le passé. Puis il y a cette fameuse histoire de bague qui relance l'intérêt : Christine la portait à la cérémonie avant sa mort mais ne la portait plus sur les photos. Le cliffhanger vient secouer tout cela quand on voit un type la donner contre de l'argent. Ca prend de l'épaisseur et c'est pas forcément mauvais, mais j'ai du mal à m'intéresser à un personnage qu'on a présenté dans le season premiere seulement et qui monopolise autant la saison avec une enquête plutôt redondante. Puis j'arrive pas à me faire au jeu de William Hurt.
Pour ce qui concerne le reste, il y a toujours un lien avec Daniel en fait. On apprend qu'il est le père de Michael, sans grande surprise vu leur rencontre accélérée dans l'épisode précédant. Heureusement qu'on appuie pas trop sur la révélation puisque c'était prévisible. Puis j'avais émis une hypothèse comme quoi Michael pourrait être celui qui a tué la femme de Purcell, sans confirmation ni indice allant à l'encontre (parce qu'en général c'est les fausses pistes qu'il faut guetter et pas les indices évidents qui confirmeraient l'hypothèse émise)
On continue avec les révélations. Comme on le savait donc dès le premier épisode, Daniel et Patty se connaissaient depuis un bail. Mais on ne savait pas exactement les détails de leur relation. L'épisode permet de nous en apprendre plus, même si là aussi faut faire attention aux fausses pistes. Ellen fait sa recherche de son côté et même si elle est en froid avec les agents du FBI qui doutent de sa sincérité, elle continue l'enquête sur la relation liant Daniel et Patty, ce qui est intéressant et permet de se plonger dans l'épisode un minimum : elle tombe sur le transcript d'un témoignage où figuraient les deux personnages ... dans des camps visibement opposés. Mais Ellen réalise que Daniel a perdu trop facilement le conflit judiciaire et soupconne les deux d'avoir établi un complot en commun où Patty aurait payé Daniel pour perdre le témoignage aussi facilement. Ca a toujours resté un mystère et ce côté-là de l'épisode est plus intéressant, à défaut d'être réellement passionnant comme en saison 1. On en apprend plus sur les personnages et leur passé, c'est un bon point même s'il en faudra plus pour me laissé scotché et éviter de guetter l'heure à chaque lenteur.
Petite anecdote mais on revoit Katie. Je m'étais demandé où elle était passée dans le season premiere, mais je ne l'avais pas mentionné dans la review de l'épisode en question puisque je ne savais plus si elle était morte en saison 1, ce dont je n'avais pas le souvenir. Honte à moi. Elle est donc bel et bien en vie, elle fait le dueil de son frère en sortant avec un nouveau mec. Voilà pourquoi j'aimais ce personnage.
En bref : Je crois pouvoir avouer que je n'ai jamais vu un nouvel acteur régulier apparaître autant pour un rôle qui lui a été dédié pour une nouvelle saison. William Hurt occupe pratiquement la majorité de l'épisode avec son intrigue : du coup, on a beaucoup trop de mal à retrouver ses repères dans cette saison vu que les personnages qu'on connaissait l'an passé deviennent presque secondaires (même Patty, le gros faire-valoir de Hurt) pour laisser place aux nouveaux et à leurs storylines qui ne suscitent pas un intérêt détonnant. Étrange sensation.
15-01-09
Damages épisode 2.02
Etrange cet épisode. En général dans la saison 1 le rythme était lent à certains moments mais la pression était présente, ce qui donnait envie de se lancer dans l'épisode suivant, ou les épisodes suivants vu que la série était addictive. Là on est encore dans le processus d'introduction des intrigues, pas très passionnantes pour le moment. Les nouveaux personnages ne présentent pas grand intérêt. On passe trop vite à autre chose j'ai l'impression et ce "autre chose" n'est pas aussi passionnant que l'intrigue fil rouge de la saison 1 (cela dit, Ellen qui veut prendre sa vengeance contre Patty et Frobisher c'est excellent mais pas assez exploité)
On se concentre beaucoup (trop) sur Daniel Purcell en fait, le personnage interprété par William Hurt. Alors bon dans l'absolu c'est peut-être pas si mal vu qu'on n'a pas appris grand chose à son sujet dans le season premiere mais c'est surtout là que j'ai eu du mal à me passionner pour l'épisode.
L'épisode revient principalement sur le meurtre de sa femme. J'avais émis l'hypothèse comme quoi c'est lui qui la tuée et Patty tente de l'aider en cherchant des preuves qui pouvraient qu'il n'est pas coupable. En même temps, Marcia Gay Harden retrouve plus de temps d'antenne (je crois qu'on ne l'avait qu'aperçue dans le premier épisode (ce qui est assez ironique
puisque je suis en train de revoir Into the Wild en ce moment où les deux acteurs apparaissent en tant que mari et épouse)).
L'actrice joue le rôle d'une certaine Claire Maddox, le suspect numéro 1 pour le crime de la femme de Purcell : elle a été suspectée d'avoir commandé dans le passé un rapport signé par l'ex-société de Purcell chargée d'analyser les effets d'un composé chimique toxique.
Pour couronner le tout, on nous laisse supposer que Daniel et Claire avaient une relation dans le passé. De quelle envergure ? On ne le sait pas encore. L'épisode pose les bases de l'intrigue, de façon plus généreuse que l'épisode précédent mais j'ai du mal à me passionner pour tout cela encore.
En parallèle, il y a l'intrigue sur l'enquête de la mortalité infantile. Là aussi c'est indéniablement de qualité mais je n'arrive pas à adhérer non plus. Ellen communique toujours avec le FBI pour faire tomber Patty (en réalité la storyline était très alléchante au début mais le devient moins avec le temps j'ai l'impression).
Les agents veulent que Tom prenne en charge le cas mais Patty lui ordonne de le lâcher pour l'aider à travailler sur le cas Purcell qui n'a pas fini de nous surprendre à en croire ses dires. Bon, c'est intéressant désormais d'avoir relié les deux intrigues. Cela dit, on se demande l'importance qu'aura l'enquête sur la mortalité infantile dans les épisodes qui suivent.
Pour continuer dans le thème de la naissance, on apprend que Tom et sa femme attendent un enfant. Là aussi pourquoi pas mais je vois pas le but.
Enfin, il y a l'intrigue entre Ellen et Wes. Comme on pouvait en douter, Wes cache quelque chose et il apprend que l'homme que veut descendre Ellen n'est autre qu'Arthur Frobisher. Un homme qu'il connaît vu qu'il garde des informations sur lui avec un paquet d'armes. On nous révèle donc ce qu'on avait compris : Wes est dangereux. C'était prévisible.
Pour ce qui est des flashforwards, rien de nouveau. Simplement que Ellen et Wes sont toujours "ensemble" six mois plus tard. On ne sait pas trop l'état de leur relation, les intentions de chacun donc les questions restent ouvertes à ce propos.
En bref : Ni plus ni moins le moins bon épisode de Damages jusque là (saison 1 incluse donc). C'est pas que c'est mauvais, c'est juste que les intrigues prennent trop de temps pour décoller. Si j'étais indulgent avec le season premiere, c'est parce que je trouvais qu'il représentait une excellente transition entre les deux saisons avec un développement de personnage juste. Je m'attendais à ce que les intrigues décollent dans cet épisode, ce qui n'est pas vraiment le cas vu que seules les 4 dernières minutes relancent l'intérêt.
Un épisode médiocre et assez long malgré la courte durée pour la chaîne cablée (43 minutes)
08-01-09
Damages épisode 2.01
Retour de Damages sur le blog. Excusez-moi, j'ai pas pu faire l'intégrale complète (quel pléonasme je sais) de la saison 1 avec mon emploi du temps chargé (c'est dur à croire je concois) mais bon, le principal est que cette deuxième saison arrive sur le blog. Deuxième saison pas forcément très attendue au point de compter les jours, Damages n'étant pas vraiment ce genre de série pour moi, mais j'étais curieux de voir ce vers quoi les scénaristes se dirigeaient.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre pour cet épisode. Si la série pouvait garder le niveau de qualité de la première saison, ça aurait été possible. C'est même possible de faire mieux. Cet épisode est dans la pure tradition des débuts de saison de Damages : pression omniprésente mais rythme lent. On développe en même temps les personnages et j'ai été à la fois emballé et déçu comme je l'ai été devant le pilote. Mais globalement la série signe un retour convaincant et avec cette base-là, on peut avoir quelque chose de qualité.
On continue bien dans l'esprit de la première saison avec les intrigues qui créent un effet de continuité plaisant. Je ne pensais pas qu'on l'aurait, donc c'est déjà un bon point : une différence avec Dexter par exemple qui a commencé sa saison 3 sans allusion à la saison 2 (bon techniquement les allusions à la saison précédante se sont faites plus ressentir en début de saison 2 par rapport à la saison 1)
L'occasion d'introduire de nouveaux personnages, William Hurt parmi d'autres. Lui et Glenn se connaissent depuis un bout de temps, ont partagé la scène à plusieurs reprises donc c'est un plaisir de les retrouver dans Damages. Son personnage, Daniel Purcell est au bord du gouffre et demande de l'aide à Patty. On ne sait pas grand chose là-dessus, c'est un frustré de la vie quoi, comme moi (cf commentaire critique Heroes 301 par Jess' si tu me lis), il a tué sa femme très certainement. Par contre, je n'ai pas compris s'il avait un lien avec le cas sur la mortalité infantile que prendra Patty en main sous le regard vicieux d'Ellen mais j'attends la suite de la saison pour éclaircir mes questions. Cela dit, personnage prometteur.
Ellen, tiens. Elle participe à une thérapie de groupe consistant à partager son ressenti face à la mort d'un proche. Elle y rencontre donc le personnage de Timothy Olyphant, Wes, qui va sûrement la pousser dans le côté obscur. La complicité entre les deux acteurs m'a paru flagrante, j'ai trouvé que leurs scènes sonnaient juste. Rose Byrne est toujours excellente et son jeu est impeccable. Là encore, j'ai hâte que la suite de la saison nous éclaircisse les questions quant à cela.
En parallèle, Ellen continue à bosser pour des gens qui veulent le downfall de Patty Hewes. Elle est plus déterminée que jamais : l'intrigue en soi est palpitante. C'est ce que j'avais adoré dans le dernier épisode de la saison 1, c'est-à-dire lancer une saison où Ellen prend du caractère et cherche à se venger de Patty qui décidemment a tout d'une manipulatrice chic avec une nouvelle coiffure assez moche qui explique l'absence de captures de Glenn Close aujourd'hui. Je suis cruel. Cela dit, elle reste excellente dans toutes ses scènes. Celles où elle se souvient du suicide de Ray Fiske (avec le retour de Ivanek dans une scène) sont brillantes.
Bref, cette intrigue s'annonce sur-prometteuse. On nous apprend rien à ce sujet, ou peu, c'est peut-être le point faible de l'intrigue mais elle permet surtout de voir le point de vue des personnages sur leurs futures actions avant de passer au coeur du complot. Dernière chose : j'ai bien aimé le faux compliment de Patty envers Ellen comme quoi elle la considère comme la fille qu'elle n'a jamais eue, un gros mensonge-typique-Hewes qui fait sourire. Et Ellen qui sort dans la voiture "bullshit about a daughter she never had", c'est du génie, point-barre. Ellen la biatch, je kiffe.
Frobisher n'est pas mort, tant mieux parce que j'adore l'acteur qui arrive bien à retranscrire l'aspect psychopathe-nevrosé du personnage. La scène où Ellen hésite à mettre fin à la vie de Frobisher est brillante là aussi. À ce titre, la réalisation était comme toujours impeccable, je suis content qu'on retrouve cette méthode de filmer mi-stable, mi-tremblante (quand le personnage est dans un état d'esprit de nevrose constant pour la deuxième option, FNL-style quoi)
Puis les flashforwards, brillant aussi. C'est sûrement pas Patty à qui Ellen parle mais là encore, les scénaristes montrent qu'il savent maintenir le suspense et les palpitations montent. C'est l'effet-Damages de haut-niveau. Cette série kick les ass, franchement. Puis moi j'aime que Ellen vire dans le côté obscur, se mettre à tuer des gens comme cela. C'est brillamment fait. Hop, l'épisode suivant !
En bref : En soi l'épisode est assez extraordinaire pour un épisode de rentrée. Les acteurs / actrices ont du être contents de retrouver la série dans un état aussi sain. Moi je n'ai qu'une seule chose à rajouter : vivement la suite, en espérant un rythme plus soutenu et une maîtrise scénaristique dignes de la première saison. Et si Glenn Close pourrait faire un truc pour régler ce dérappage capillaire, ce serait juste top-notch.
19-12-08
Damages épisode 1.04
Le meilleur épisode de Damages jusque là. C'est de la tuerie tout simplement puisqu'on ne s'ennuie à strictement aucune scène et rares sont les séries qui arrivent à relever ce pari-là. Un excellent épisode donc, encore une fois dédié à Katie Connor et force est de constater que plus je regarde Damages plus j'aime ce personnage qui a autant sa place que Ellen ou Patty dans la série. Même plus que Ellen a certains moments qui sert simplement à épauler sa belle soeur dans cet épisode qui sert de nouveau témoignage contre Arthur Frobisher grace à des flashbacks qui reviennent sur ce fameux 19 juin 2002 quand Katie avait rencontré Grégory.
L'épisode précédent était simplement un épisode de transition et je m'étais plaint que l'histoire n'avance pas mais on avance beaucoup dans cet épisode qui est surtout basé sur le développement de l'affaire Frobisher plutôt que la psychologie des personnages. On commence l'épisode avec des flashbacks de la soirée où Katie a fait la rencontre de Grégory à la veille d'un entretien important pour son futur job. À ce titre j'ai adoré la réplique de Grégory "à quoi ressemblera Katie connor dans cinq ans ?" alors qu'ils se défoncent la gueule en pleine nuit la veille de ce fameux entretien qu'a Katie et qu'on voit en parallèle le déroulement des péripéties cinq ans après. C'est encore un épisode qui joue sur le leitmotiv du show : la confiance. Et on le voit avec le personnage de Grégory qui manipule Katie et dans le passé et dans le présent.
Dans le présent, les retrouvailles entre Katie et lui débouchent sur une fausse révélation de la part de Gregory Malina : ce dernier avoue à Katie que l'homme avec qui Arthur était dans la limousine en 2002 était un certain Luke Richards alors qu'on découvrira dans le témoignage plus tard que ce n'était pas le cas grâce à une photo que lance Fiske et qu'avait Patty sans la montrer ni à Ellen ni à Katie.
À partir de là, plus personne n'est digne de confiance dans cette affaire puisque de un, Patty ne faisait qu'anticiper la prochaine offre de règlement du camp Frobisher et de deux Gregory a menti au sujet de l'homme de la limousine pour des raisons qu'éclaircira la suite de la saison. Au milieu de tout ça, on a envie d'avoir pitié pour Ellen qui tombe à plein nez dans le piège de Hewes qui la considère comme une associée naive en tous points. Puis c'est ce qu'elle est et c'est peut-être le problème de ce personnage à ses débuts c'est qu'elle est beaucoup trop passive même si elle connaîtra une évolution de qualité par la suite.
Tout le suspense autour du témoignage est excellent. Entre les touches d'humour dissimulées dans un ping-pong verbal fascinant, l'épisode montre à nouveau que la série maitrise parfaitement son sujet et les acteurs sont à nouveau excellents même si Rose Byrne a toujours du mal à se montrer présente quand c'est les autres personnages qui sont mis en avant. Mais la suite de la saison sera plus concentrée sur ce personnage ce qui est une excellente chose. Puis je le répète, l'actrice qui joue Katie Connor est excellente dans chacune de ses scènes et les courtes apparitions de Gregory présagent une suite de qualité.
En parallèle, intrigue totalement secondaire pour david où on se concentre plus sur son "boulot". Il rencontre à l'hôpital une ravissante jeune femme qui lui fait des avances. On sent la fouteuse de troubles venir à plein nez mais finalement pourquoi pas puisque ça permettera de faire avancer l'histoire générale. Et c'est finalement là l'avantage de Damages, c'est que toutes les intrigues se réunissent et on a vraiment aucun détail laissé au hasard. Ca fait plaisir de suivre une série qui ne propose quasi voir aucune intrigue de transition.
En bref : Voilà ce qu'on appelle un épisode parfait. Les scénaristes ont réussi à pondre un épisode littéralement parfait, c'est-à-dire que chaque scène a un intérêt non-négligeable.
11-12-08
Damages épisode 1.03
C'est toujours plus difficile de parler d'épisode mauvais avec une (grande) série du câble. Damages est une série extraordinaire donc quand les épisodes sont légèrements moins attirants que d'autres, on se contentera de dire qu'il y a des épisodes meilleurs. Parce que cet épisode fait clairement partie des grands épisodes du point de vue scénaristique et du jeu d'acteur puisqu'il rentre vraiment dans la psychologie du personnage principal, Patty Hewes, mais je n'ai pas accroché tant que ça. Au deuxième visionnage en tout cas. Evidemment quand on connait ce qui se passe dans l'épisode dès le deuxième visionnage c'est difficile d'apprécier l'épisode à sa juste valeur.
Je pense que le gros problème que j'ai eu avec Damages au cours de cette première saison c'est le manque de rythme, surtout au début de la saison. Le fait que les épisodes durent assez longtemps n'aidant pas, mais Damages reste une série addictive avant tout. Et pas parce qu'il y a de l'action dans tous les épisodes mais bien parce qu'il y a cette tension continuelle et une curiosité chez le téléspectateur de voir la fin de l'histoire. Après il y a ce que j'appelle un manque flagrant de rythme et c'est le cas de cet épisode, assez ennuyant car n'étant pas aussi solide que les deux épisodes précédents. D'ailleurs, au niveau du cas Frobisher on n'avance pas et Tom se contente de nous rappeller qu'on cherche toujours le lien entre Gregory Malina et Arthur Frobisher. Sinon, rien.
L'épisode se concentre avant tout sur les problèmes de dynamique dans la famille de Patty. Elle recoit une grenade sur son bureau et découvre en fin d'épisode que c'est son fils qui la envoyée. C'est très fort. Pas dans le sens démentiel mais bien poignant. J'ai trouvé l'histoire du rêve très fine aussi puisqu'elle nous montre un Damages qu'on a pas eu l'habitude de voir, surtout dans la mise en scène. Puis le titre de l'épisode (ma peur paralysante de la mort), en rapport avec ce rêve de Patty est excellent.
C'est un épisode qui joue énormément sur la puissance du dialogue et on le ressent puisque pratiquement toutes les scènes en rapport avec cette intrigue de conflit entre Patty et son fils se terminent de façon rapide, comme si on avait l'impression que les scénaristes nous laissaient réfléchir sur une question posée préalablement. Puis on a souvent un plan d'ensemble pour clore ces scènes -là avec absence de répliques pendant quelques secondes. C'est très bien fait et ça rejoint presque cette fameuse situation de silence dans notre quotidien dans une situation où l'on ne sait pas quoi dire puisqu'on ne trouve pas de solution à un quelconque problème. Et dans ces scènes-là, ça nous fait d'autant plus apprécier la qualité de chacun des mots utilisés par les scénaristes et ce développement de personnages très bien mené.
Glenn Close habite à nouveau bien son personnage et l'épisode nous permet de voir ses points faibles. Il permet surtout de faire réaliser que Patty Hewes n'est pas un personnage parfait et qu'elle a finalement des réactions totalement humaines face à des problèmes communs mais surtout qu'elle ne tente pas de les cacher. Notamment quand elle passe un coup de fil alors qu'elle a les larmes aux yeux après la pseudo fuite de son fils. C'est un personnage direct et décomplexé que cet épisode nous prouve à nouveau.
Comme je l'ai dit, c'est un épisode qui se concentre beaucoup sur le dialogue, peut-être même plus que les deux épisodes précédents. Il y a quelques répliques qui sont très fortes et qui peuvent parraître comme étant des répliques assez courantes finalement alors qu'elles ne le sont pas. Notamment ce "you're one of the lucky ones, coming up under Patty Hewes" du juge pour Ellen quand on connait les motivations de Patty.
Les flashforwards nous en révèlent quelques informations mais pas trop et cette totale invraisemblance dans la mise en scène de ceux-ci est plutôt intéressante vu qu'elle s'écarte des habitudes. Ellen dans le futur a donc découvert le corps ensanglanté de son fiancé et continue à déclarer son innocence. Puis on nous laisse sur une scène où Ellen tente de se défendre alors qu'elle a du sang partout sur elle. Et on apprend finalement que le mariage n'aura pas lieu et lien avec le dernier passage de l'épisode quand Ellen et son fiancé dansent est plutôt ironique vu qu'il n'y avait pas de mariage. Comme quoi quand on pense que les choses se dérouleront normalement ...
En bref : On ne peut pas parler d'épisode superflu mais c'est clairement le moins bon des trois premiers avec néanmoins toujours une écriture brillante et des acteurs au top. Maintenant, on niveau de l'histoire on fait une pause pour développer les personnages et on a l'impression qu'il y a un petit vide (on réduit la dynamique Patty / Ellen à deux scènes anecdotiques, Katie et Gregory font du surplace, Tom a l'impression de toujours faire la même chose ...) C'est dommage car il y a le potentiel.
07-12-08
Damages épisode 1.02
S'il y a bien quelque chose en quoi cette redécouverte de Damages a aidé pour ma part, c'est que j'ai appris à apprécier Patty Hewes. Evidemment, Glenn Close a toujours été magistrale dans ce rôle très complexe mais peut-être que le fait d'avoir vu la saison 1 en son intégralité ne me fait pas attendre montre sa vraie nature face à Ellen comme je m'y attendais au premier visionnage (ce qu'elle fait à quelques reprises cependant au cours de la saison mais de façon trop brève). Glenn Close a la classe, c'est évident et son personnage gagne beaucoup en épaisseur dans cet épisode puisqu'elle s'amuse à manipuler son petit monde avec ses sourires toujours bien placés. De la manipulation à haut niveau dans un épisode légèrement en dessous du pilote qui arrive néanmoins à poser les pions de cette énorme partie d'échec avec brio.
Si on s'en tient au personnage de Glenn Close, on voit que tout l'épisode tourne autour d'elle puisqu'elle a des connections avec tout le monde évidemment. C'est le noyau du show en quelque sorte et ça se ressent encore plus dans cet épisode. Katie doit témoigner contre Frobisher puisqu'elle était présente en Floride le week-end où Frobisher y était ce qui veut dire que Patty y porte un intérêt tout particulier puisque Katie est un personnage clé dans l'affaire.
La première scène entre Katie et Patty est tout bonnement excellente avec un excellent jeu de la part des deux actrices. Patty Hewes est un personnage ultra-méfiant qui ne croit que ce qu'elle voit et cette scène était particulièrement révélatrice de ce trait de caractère. L'écriture est magistrale, déjà. Quand Patty demande à Katie quel âge elle avait pendant son séjour en Floride et qu'elle lui prévient que tout le monde ment dès un certain âge est parfaite. Le tout avec la classe de Glenn Close.
Puis vient le deuxième face-à-face. Celui où Katie dévoile une partie de la vérité. C'est dommage d'avoir du attendre la fin de l'épisode pour avoir les réels indices quant à ce fameux séjour en Floride. On introduit donc en toute logique le personnage de Gregory. Evidemment, Patty ne croit pas tout ce que Katie lui avoue mais c'est cela le leitmotiv de la série : la méfiance. Et le personnage de Patty est parfaitement convenable pour passer un tel message, notamment avec ses quelques scènes avec Katie dans ce deuxième épisode. Je le répète, le jeu des deux actrices est parfait et avec cette précision dans l'écriture, on ne peut qu'avoir quelque chose de réellement réussi. Damages est à n'en pas douter une des séries actuelles qui bénéficie de la meilleure distribution. Tous les acteurs jouent parfaitement (je ne veux pas relancer le débat mais ce n'est pas quelque chose qu'on trouve dans des séries grand public), même ceux qui interprètent des personnages secondaires comme Rick, le détective associé à Frobisher ou Holly, la femme de ce dernier.
Et pour aider, la réalisation est très réussie également. Notamment cette fameuse scène dans le futur restaurant de Katie où Frobisher lui rend visite. Le caméraman filmant Frobisher est parfaitement droit alors que celui face à l'actrice jouant Katie Connor est très instable, volontairement évidemment. J'ai toujours été fan de ces mouvements de caméra reflettant l'état d'esprit momentané des personnages (surtout que la caméra se met à s'agiter dès que Frobisher s'approche de Katie) et c'est le genre de détails qu'on ne retrouve pas dans toutes les séries et qui peuvent échapper au premier visionnage.
En parallèle, Tom continue à jouer le jeu, c'est-à-dire à paraître comme étant l'ami loyal de Ellen alors qu'il est en parfaite entente avec Patty en réalité. L'affaire se complexifie évidemment, comme je l'ai dit, c'est dommage que les indices ne nous viennent que vers la fin mais Tom découvre que Katie reprend contact avec Gregory alors qu'elle témoigne pour Patty ce qui risque de donner un évolution particulièrement bien ficelée à l'histoire par la suite.
Alors que le pilote nous mettait vraiment en avant le duo Patty / Ellen, cet épisode fait légèrement l'impasse là-dessus puisqu'on se contente d'une scène mémorable où la naiveté de Ellen est plus que flagrante et là j'ai envie de féliciter les scénaristes encore une fois pour cette formidable évolution au personnage d'Ellen au cours de la saison 1 puisqu'on voit clairement qu'elle était sous l'influence de sa patronne au départ alors qu'elle est devenue indépendante par la suite. On met également en place une intrigue qui s'étoffera par la suite, c'est-à-dire celle entre Patty et son fils par le biais de son mari qui se contente d'une apparition anecdotique. Ce qui permet de nous montrer les différentes facettes du personnages de Glenn Close, ce qui est en somme une excellente chose.
On a l'occasion de voir un Frobisher totalement perdu. Sa femme lui demande de régler la situation alors que l'affaire évolue en même temps. J'ai beaucoup aimé la scène sans dialogue quand Frobisher observe ses enfants jouer, c'est typiquement le genre de scène qui paraît inutile mais qui nous fait comprendre quelque chose sans avoir besoin de dialogues ou de voix-off comme c'est souvent le cas dans d'autres séries avec des scènes sans dialogues. Et évidemment, tout comme le reste du casting, Ted Danson est particulièrement bon dans ce rôle sans paraître trop prévisible non plus, ce qui était un piège à interpréter un personnage aussi détruit qu'Arthur Frobisher.
En bref : L'épisode est brillamment écrit et fait monter gentiment la pression. Le jeu d'acteur est parfait, la réalisation est tout à fait adéquate aux différentes scènes et la musique s'accorde bien avec la série. Damages a offert de meilleurs épisodes mais on suit cela sans déplaisir, tout en sachant que Damages va devenir une série hors-norme. De toute façon, un épisode moins bon que la moyenne de Damages n'équivaut pas un épisode moins bon d'une autre série ce qui fait de la série une production assez exceptionnelle.
29-11-08
Damages épisode 1.01
Damages repart de plus belle le 7 janvier prochain pour sa deuxième saison. Pour l'occasion, je me relance dans une intégrale de la série et je ressort cette critique du pilote qui date des débuts du blog. Chaque semaine comptera un ou plusieurs épisodes critiqués intégralement ce qui me permettera d'enchaîner directement avec la saison 2 dès sa diffusion sur FX.
Beaucoup de choses à dire sur cet épisode pilote que je ne sais pas par où commencer. La première chose que je vais dire c'est que l'action monte vraiment crescendo. On commence très tranquillement (si on omet les premières minutes qui comptent pour un flashforward puisqu'elles présentent ce qu'on pourrait imaginer comme la fin de la série). Le synopsis est hyper simple et cet adjectif confirme mon idée que les scénaristes qui partent d'un synopsis plus basique font des séries plus abouties (Brothers & Sisters, Friday Night Lights, ...). "Damages", une série lancée le 24 juillet 2007 sur la chaîne câblée FX met en scène le redoutable battle qui réunit Patricia Hewes, une avocate prête à tout pour arriver à ses fins et sa nouvelle associée un peu naïve sur les bords, Ellen Parsons. La série se veut judiciaire et comme je l'ai dit dans une autre review, ce genre ne m'a jamais vraiment attiré mais Damages semble être une série atypique ou du moins mise plus sur le thriller psychologique et c'est en cela qu'elle est intéressante puisque ce n'est pas une série judiciaire qui suit une formule préécrite, mais on a devant nous un thriller bien ficelé, très bien interprété et qui suit donc un schéma étalé sur une saison à première vue comme c'est le cas de Dexter par exemple.
Le schéma suit un mystère particulier ou un cas judiciaire qui concerne Arthur Frobisher, un homme très riche qui serait accusé par Patty Hewes et le gouvernement d'avoir fauché ses employés. Tout comme dans la première saison de Dexter, une confrontation semble se dessiner entre le camp de Patty et les hommes de Frobisher et comme nous le montrent plusieurs scènes de cet épisode pilote, chaque "camp" idéalise une victoire. En gros, Damages c'est un peu l'histoire de qui détruit qui et c'est une base très intéressante qui permettera de lui donner champ libre et de briser ses limites jusqu'à ne plus en avoir. À se demander si elle en a d'ailleurs puisque pour une série judiciaire elle offre un matériel particulièrement différent et excentrique et j'adore ce côté-là de la série. Elle se différencie. Tout le côté scénaristique (tout comme Dexter d'ailleurs) est quasi-parfait. On a de bons acteurs, en particulier Glenn Close et Rose Byrne. La tâche était compliquée de trouver un duo d'actrices qui convienne parfaitement à ces personnages et surtout la tension qui règne dans chacune de leurs scènes. Le pari est relevé. Pas mal de bons dialogues également. Non franchement au niveau de la qualité elle-même c'est presque irréprochable.
J'ai dit que l'action monte crescendo, c'est-à-dire qu'on commence (trop?) gentiment pour terminer l'épisode sur une supposition (qui devient presque une preuve) que la série se termine littéralement dans un bain de sang. Le pilote fait quand même 55 minutes donc la question était de savoir combien de temps d'antenne serait dédié à la partie "light" et quel temps serait dédié à celle plus dramatique voire horrifiante. Et malheureusement seules les 20 dernières minutes sont réellement prenantes. Le début prend trop de temps pour se présenter je trouve. Il faut bien présenter les personnages mais je trouve que la série a eu tendance à trop rallonger le processus ce qui rend au final une bonne partie de l'épisode assez molle. Par contre, je ne remets pas du tout en question la puissance de la série. Je suis allergique aux séries trop gentilles et limitées, donc je suis ravi de voir que les scénaristes vont à fond dans leurs idées dès l'épisode pilote et nous plantent déjà le ton de leur show.
L'introduction à l'intrigue globale de la série est plutôt correcte. On commence avec la présentation du caractère néfaste de Patty, pour ensuite lancer l'intrigue Frobisher qui semble prendre une place importante dans la saison pour ne pas dire la couvrir complètement. Intrigue qui me rend assez indifférent au passage, mais je pense que la guerre entre les différents opposants que les scénaristes posent sur scène sucessivement montera en intensité et peut-être plus piquer mon intérêt. Et à côté de tout ça, pour amplifier le noeud dramatique de la série, on ajoute un personnage (la future belle-soeur d'Ellen qui travaille dans la restauration si j'ai bien compris, Katie) qui était étroitement associé à Frobisher. On apprend donc grâce à cette révélation les raisons qui ont poussé Patty à engager Ellen de manière assez subite: elle voulait atteindre Frobisher par n'importe quel moyen et était donc au courant de l'affiliation qui liait Katie Connor et Arthur Frobisher. J'ai bien aimé ce rapport puisque ça permet d'avoir une grosse intrigue et pas plusieurs indépendantes. C'est comme j'aime appeller ça un noeud dramatique mais un gros noeud.
Est-ce que je vais suivre la série au-delà? Je trouve scénaristiquement parlant ce pilote très bon. Maintenant au niveau de son découpage, on ne peut pas vraiment dire qu'elle marque de point puisque seules les dernières minutes me donnent vraiment envie de retourner voir la suite. Mais étant donné que j'ai entendu beaucoup de bien sur la série, je vais continuer et je n'ai aucun doute qu'elle saura se montrer audacieuse et prenante au fil des épisodes. J'aime bien le concept des flashforwards proposés de manière aléatoire dans l'épisode puisqu'ils permettent de lancer le suspense là où l'attend le moins.
En bref : Un bon épisode pilote qui pique ma curiosité. Les acteurs sont tous très bons (mention spéciale à Glenn Close qui est magistrale dans son rôle plus que complexe), l'écriture est soignée et le côté glauque et osé apporté à son statut judiciaire paraît très prometteur. Maintenant, je pense que le quota de suspense sera atteint au maximum dans les prochains épisodes donc j'attends de voir la suite.













