Unit-E

Critiques de séries telles Friday Night Lights, Skins, LOST, Desperate Housewives ou enore Veronica Mars.

08-04-09

[réflexion] "Me suis fais l'intégrale en 2 jours" : bâfrer une série, pure réflexe sériephile ?

C'est de plus en plus souvent, sur le virtuel ou dans la vie réelle, qu'on entend cette fameuse réplique - de la part de sériesphiles(/vores) avertis ou pas - vis-à-vis des séries télévisées : "j'ai dévoré la série en un week-end, resté scotché devant mon poste TV à enchaîner les épisodes."
C'est souvent - logiquement - les séries volontairement addictives qu'on cible par cette expression mais finalement quand on y pense, quelles séries peuvent réussir l'exercice, lesquelles le réussissent bien et finalement, cette attitude de fan-aveugle a-t-elle ses raisons d'être ? Est-elle subjective ? Ne serait-il pas mieux d'apprécier une série en conservant les épisodes sur le long-terme ou au contraire, certaines séries sont-elles destinées à être suivies ainsi ?

Deux exemples : Greek, Skins. Du teen drama de qualité, mais... addictif ou pas ?

J'aimerais répondre, respectivement, oui et non. Pourtant l'une n'est pas forcément plus avantagée qualitativement parlant que l'autre (même si j'estime que Skins a plusieurs avantages vis-à-vis de Greek, une certaine facilité à aborder certains thèmes que Greek n'a pas, mais elles jouent sur un registre complètement différent). Et la question de la qualité n'entre pas en jeu ici.
Pourquoi Greek serait un produit plus addictif que Skins, dans le sens où il serait plus facile - et finalement plus jouissif-  d'enchaîner les épisodes de Greek (comparée à Skins) ? Il y a continuité entre les épisodes, il y a des storylines qui s'étalent sur la saison complète, chose qui est beaucoup plus rare dans Skins. Je prends l'exemple de Greek car je me suis posé la question une fois, mais on peut prendre des homologues comme Gossip Girl, Friday Night Lights - là encore, la question de la qualité n'entre pas en jeu. (!!)

Posons-nous la question : préférais-je passer une nuit (ou une journée si vous préférez) entière à suivre la première saison intégrale de Greek ou une nuit entière à suivre la première saison intégrale de Skins ? De mon point de vue, Greek prend mon vote même si je préfère Skins, m'y sentant plus proche.

Pourquoi ? Le schéma narratif est différent, indéniablement. Et la réponse vient sûrement de là.

Chaque épisode de Skins se recentre sur un personnage en particulier. On oublie du coup le reste des personnages et le schéma est beaucoup plus uniforme. Et surtout, l'univers évolue bizarrement entre les épisodes de Skins : on peut passer d'une ambiance noire dans un épisode consacré à Effy, pour passer à un épisode comique consacré à Chris pour finalement revenir à un climat ébranlé dans l'épisode consacré à Cassie. La transition est plus brute, l'enchaînement des épisodes est plus perturbant.

On pourrait déduire que 1 chapitre de Skins = 1 épisode de Skins alors qu'un chapitre de Greek = plusieurs épisodes où les storylines trouvent un début et une fin... dans le quota d'épisodes en question. Ça peut durer une saison, ça peut durer une mi-saison, ça peut durer un quart de saison mais l'efficacité est plus facilement garantie dans une série qui adopte le schéma narratif de Greek : l'atmosphère est homogène sur la saison complète et on arrive à suivre agréablement une série de ce genre à raison de plusieurs épisodes puisque les storylines évoluent de façon traditionnelle : début, milieu (éléments perturbateurs, développement), fin (résolution).

skins

Et après ?

Le PC est vide. On a épuisé notre stock des épisodes de la première saison de Desperate Housewives en peu de jours - parce que c'était innovant, parce que c'était politiquement incorrect (un peu), parce que ça faisait longtemps qu'on avait pas eu d'héroïnes aussi attachantes à la télévision (on se plaisait à suivre leurs histoires qui sortaient de l'ordinaire) et donc tout cela a créé une série addictive -.
Plus d'épisodes : il va falloir s'habituer au rythme américain d'un épisode par semaine, c'est plus difficile. Donc finalement, on en vient à se poser la question suivante :

Se goinfrer d'inédits en peu de jours, c'est bien ou pas ? (outre le fait que votre vie sociale en pâtit)

Ça dépend. Dans certains cas de séries, c'est effectivement difficile de passer du rythme soutenu au rythme d'un épisode par semaine une fois le stock épuisé. Surtout quand on peut l'éviter. Desperate Housewives, par exemple. À première vue, c'est plutôt une série qui est destinée à être suivie à un rythme d'un épisode par semaine vu que le scénario est peu complexe et qu'il n'y a pas le risque de louper des détails pendant les 7 jours où l'on attend la diffusion du prochain inédit - pas de mythologies complexes et conspirations entre personnages - (donc, ce n'est pas Lost, ce n'est pas Damages).

Dans le cas d'une série comme DHW, un épisode tous les dimanches semble être le rythme parfait (oublions les pauses dans la diffusion américaine, elles tâchent le raisonnement). Et si même on possède les DVD's chez nous ou que le PC porte une saison complète d'épisodes non-vus par le sérievore européen friand du gossip banlieusard made in Wisteria Lane, mieux vaut s'accorder à ce rythme << parfait >> : un épisode par semaine, du pilote jusqu'au series finale, et on arrive à installer un RDV sériel quotidien ; un épisode de Desperate Housewives chaque lundi, de 2004 jusqu'en 2013, c'est un parcours (et une dévotion) sériels uniques qui vous suivent pendant 9 ans de votre vie. Alors qu'un rythme tout biscornu c'est navrant à côté non ?

Non.

Un seul mot : Damages. Pression, action, adrénaline, conspirations, mythologie. Damages est typiquement le genre de séries qui se visionne à un rythme effréné. Il y a beaucoup de détails qu'on peut louper en une semaine et la série est clairement construite pour être suivie à un rythme soutenu. C'est plus difficile de suivre Damages à un épisode par semaine.
Imaginez : épisode 7 le lundi soir, beaucoup de révélations à retenir, vous visionnez le 8 une semaine plus tard, entre temps vous avez eu le temps de mater Mad Men, Californication, Dexter, Nip/Tuck, Heroes, Fringe, Lost, Battlestar Galactica, 30 Rock (...). Des séries toutes plus différentes les unes que les autres : c'est dur. Et c'est pas le Previously on Damages du 8 qui vous aidera (zappez-le).

En plus, se goinfrer de Damages ne nuit pas à votre vie sociale : les expressions faciales de Patty Hewes, vous pouvez les ressortir dans la vie réelle pendant des situations difficiles. Ça marche. (c'est hypothétique, j'ai jamais essayé)

Entre les deux ?

Il y a Prison Break. La saison 1 de Prison Break pour moi, c'était un marathon exceptionnel : mercredi après-midi, j'enchaînais les épisodes les uns après les autres. C'est jouissif. Parce que c'est une série qui est volontairement addictive, il y a de l'action (beaucoup), de l'adrénaline à outrance : le générique de fin arrivé, on sort le fameux "putain vas-y, enchaîne avec le suivant" (si vous avez un ami peu recommandable à vos côtés)

Pourtant, à la base, Prison Break n'est pas une série qui se suit à un rythme soutenu. La trame de fond - le plan pour s'échapper de la prison - est certes complexe mais les dynamiques entre les personnages sont raisonnablement compréhensibles pour pouvoir s'attarder à un rythme d'un épisode par semaine (voire deux). Et les conspirations, y en avait pas beaucoup.

Mais c'est l'effet que fait une série comme Prison Break : beaucoup d'action, un plan d'évasion qui tue - qui n'a jamais rêvé voir des personnages s'échapper d'une prison? - et des personnages devenus des icônes dans la dimension médiatique que prennent les séries télévisées (Michael Scofield et ses tatouages, T-Bag et sa main décapitée). Ça devient finalement difficile de se limiter à un épisode (deux) par semaine tant la série a su faire évoluer un fil rouge passionnant tout au long de la première saison.

Après, les goûts varient évidemment, il y aura toujours ceux qui préfèreront rêver de leur future carrière médicale en fantasmant devant Meredith Grey et Derek Shepard s'embrassant dans l'ascenseur. C'est différent.

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Et vous, vous êtes plutôt patient et dévoué donc vous suivez le rythme calme (si vous avez un stock d'épisodes consistant) ou au contraire, vous est-il arrivé d'avaler littéralement une série (ou une saison) ?

 

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11-01-09

Les injustices sérielles

Pour bien commencer l'année 2009, quoi de mieux que de vider son coeur, la haine qu'on éprouve et de lancer un grand coup de gueule contre toutes ses séries populaires qui ont un succès démérité alors que d'autres méritent le même. Parce que le monde sériel est injuste, comme le monde tout court, voici une liste non-exhaustive des injustices, des succès non-expliquables, des grosses arnaques et facilités qui dominent le monde de la série télévisée. Vous êtes les bienvenus à rajouter les votre dans les commentaires évidemment :) Alors évidemment, il n'y a aucune hiérarchie. Et c'est spoiler-free en plus.

- On commence par le grand morceau : the Secret life of the American Teenager. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un Juno puritanisé où les personnages vouent à leurs parents de ne pas succomber au sexe avant le mariage et où l'abortion - parce que l'héroine est enceinte - est laissé de côté parce que les héros de 16 ans se marient à la mi-saison.
On y parle que de sexe, la série diffusée sur ABC Family plaît aux familles : les parents doivent être contents d'avoir trouvé un programme recommandant aux jeunes d'avoir les premiers rapports sexuels après le mariage. Les jeunes, eux, regardent Skins minuit passé. En deux mots : succès inexplicable.

- Le succès d'une série dépendant de la beauté de l'acteur principal (en général c'est les filles qui fantasment sur les mecs plutôt que le contraire) : un des grands exemples, Prison Break pour Wentworth Miller. Alors que la série n'était bonne qu'en saison 1, les gens continuent à dire que "prison break cé tro bien paske wentwoth milleure il é trop bo". Ok.
Au cinéma actuellement, le succès de Twilight pour la "beauté" de Robert Pattinson, Edward dans le film. Vous voulez voir Robert Pattinson nu ? Hop, une centaine de visiteurs de plus avec cette expression. Non mais sérieusement Robert Pattinson nu, shirtless, naked, tout c'que vous voulez.

- Le succès médiatique de la saison 1 de Gossip Girl, inégale et superficielle. Je ne dirai rien de négatif sur la saison 2 qui est brillante à mon goût mais là encore, le monde sériel nous prouve que le bouche-à-oreille fonctionne même si telle ou telle série n'est pas de qualité. Et on ne parle pas de Friday Night Lights alors qu'elle est de bien meilleure qualité que la saison 1 de GG (que la saison 2 en soi, mais je suis entièrement pro-Gossip Girl désormais). Injustice sérielle de plus.

- Lost. Je ne sais pas, même si j'aime bien la série, avec du recul je trouve que la série a mal géré son succès et n'a pas tenu les promesses d'une série de qualité envisagées en saison 1. Puis faudra attendre le series finale pour juger de la qualité de Lost sur le long-terme, dire que c'est du génie à plus de mi-chemin, c'est difficilement objectif.

- Qu'on ose même penser une seconde à annuler des séries peu médiatisées comme FNL, même Pushing Daisies même si son annulation me laisse complètement indifférent et que des séries comme Desperate Housewives ou Grey's Anatomy, nulles par définition comparées à FNL soient renouvelées chaque année. Injuste.

- Que les séries du câble, les meilleures par défaut, n'aient que des saisons de 12 épisodes à peu près. Evidémment, d'un point de vue scénaristique ça a ses avantages (moins de transitions, plus de rythme) mais les saisons sont vites terminées et l'intersaison est plus longue. En attendant, on doit regarder des séries comme DH ou Heroes pour passer le temps.

- Que les gens jugent Secret Diary of a Call Girl par son titre et pas par son contenu, surtout dans la brillante saison 2 : de la comédie attachante, du drama subtil, un personnage principal charismatique et une touche british non-négligeable. C'est pas que la série parle d'une Call Girl que c'est forcément mauvais et provoc', au contraire. Personnellement, je ne vois pas en quoi ce titre peut rebuter :)

- Que les scénaristes de toutes les séries ou presque n'aient pas de couilles. Les femmes n'en n'ont pas, je ne suis pas misogyne, je fais juste une remarque anatomiquement véridique.
En citant plusieurs exemples : aucun personnage principal dans Desperate Housewives ne meurt, Dexter vit dans une bulle de protection forgée par ses scénaristes (du coup aucun danger pour le personnage, nous en parallèle on se fait chier parce que Dexter est antipathique et inhumain), à chaque épisode de Chuck le personnage principal se retrouve dans une position où il meurt de près mais jamais ils franchissent le pas et osent tuer le personnage éponyme, idem pour Veronica Mars dans chaque season finale (bon ici on pardonne, virer Kristen Bell serait un crime hautement punissable, sériellement donc)
Donnons crédit à True Blood dans ses cliffhangers (ils tuent tous les personnages que j'aime, c'est injuste mais au moins les scénaristes ont un certain sens de la prise de risque) et Gossip Girl, les deux meilleures séries actuelles (c'est ironique mais pas complètement parce que ce sont deux shows de qualité en soi)

- Tout ce qui touche à Heroes.

- Que tout le monde dise que Six Feet Under est une série d'exception. Des 7 épisodes que j'ai vus, bof c'est pas du génie. Le génie c'est Mad Men, le génie c'est FNL.

- 30 Rock est une sitcom de qualité mais est bien trop surestimée. Silverman dit que c'est la meilleure série actuelle, c'est faux. C'est un show bien écrit, politiquement incorrect comme il faut mais c'est tout.

- Oser reprendre Heroes pour une nouvelle année et annuler Studio 60 on the Sunset Strip sur la même chaine et la même année il me semble.

- Les bande-annonces des séries. C'est comme la pub : toujours faux, toujours faussement manipulé. On s'en fout mais accessoirement c'est influencer les téléspectateurs naifs. C'est mal.

- Qu'on mette toujours en avant les personnages les moins intéressants dans les séries : Heroes (Claire, Peter ...), Desperate Housewives (Susan, Bree, Gabrielle ...), Pushing daisies (Ned, Chuck), Dexter (Dexter), Lost (Jack, Kate, Sawyer, Sun, Jin ...), 30 Rock (Liz seulement)
Il y a des exceptions comme True Blood, the Big Bang Theory, Chuck, Damages ...

- Que les séries les plus divertissantes (celles de Showtime) durent pour la plupart "que" 26 minutes. Parmi elles, Weeds et Californication.

- Que ABC soit une machine à soap (aucun jeu de mot volontaire) et qu'elle pousse toutes ses séries prometteuses dans cette tendance feuilletonnante nauséabonde : Desperate Housewives, Ugly Betty, Brothers & Sisters ...

Et j'en passe, il doit pas y en avoir une grande quantité que j'ai loupé. Ca reste subjectif aussi sur certains points. Quelles sont les votre ?

29-12-08

Top 5 des meilleurs personnages, pire boulets, meilleurs acteurs, pires acteurs et du travail sur la mise en scène en 2008

Vous trouvez pas le titre du billet sur-awesome ? C'est parce qu'il l'est. Dernier tour d'horizon sur le meilleur et le pire de l'année avec un top 5 des meilleurs / pires personnages, des meilleurs / pires acteurs et de la meilleure réalisation. Hop, c'est parti ! Je tiens à préciser que vu que je ne suis pas à jour sur toutes les séries, j'ai précisé la saison vue cette année)
Puis je fais un commentaire sur les 3 premiers seulement sur quelques classements. Je suis mauvais critique vous-dites ?

- Top 5 des meilleurs personnages de 2008 :

madmen11211 - Don Draper (Jon Hamm, Mad Men, saison 1, AMC)
Dois-je encore offrir plus d'éloges que d'habitude pour cet excellent acteur qui habite complètement ce personnage, certainement le meilleur de la série ? Don Draper c'est la classe, Don Draper, c'est l'homme que tous les mecs rêvent de devenir lit-on un peu partout sur la toile. Moi, je plussoie, je veux devenir Don Draper when I grow up. J'vais m'acheter un paquet de clopes à la seconde, en fait, je commence dès maintenant ma Don-Draper-isation.

2 - Number Six (Tricia Helfer, Battlestar Galactica, saison 1, Sky One / Sci-Fi)
Pour les fidèles du blog, vous verrez que mon all-time-biggest-fantasme, c'est Tricia Helfer. Alors oui, elle est belle, je ne sais même pas si elle s'en rend compte à quel point, mais passée cette beautée rare, c'est aussi le meilleur personnage de BSG, une créature vivante hors-norme que je rêverais d'avoir dans mon subsconscient toute ma life. Vive Tricia Helfer, c'est tout.

3 - Bill Compton (Stephen Moyer, True Blood, saison 1, HBO)
Bill est mon personnage préféré dans True Blood, je ne saurais vous expliquer pourquoi (je sur-kiffe aussi Sookie, ne vous méprenez-pas, mais je trouve que le personnage de Bill a un potentiel plus grand). Peut-être parce que l'épisode 5 et les flashbacks sur lui m'ont fait admirer encore plus True Blood et que le face-à-face Stephen Moyer / Zeljko Ivanek est assez fascinant dans l'épisode 10.

4 - Ellen Parsons (Rose Byrne, Damages, saison 1, FX)
5 - Betty Draper (January Jones, Mad Men, saison 1, AMC)

- Le top 5 des boulets, je risque de me faire taper dessus pour certain(e)s :

1 - Betty Suarez (America Ferrera, Ugly Betty, tous les épisodes, ABC) :
Pourquoi est-ce que je déteste Betty Suarez autant ? Déjà, elle est moche ... Ah mince, je viole la morale première de la série : c'est la beauté intérieure qui compte. Bah désolé, je ne pourrai pas écrire ce commentaire alors.

2 - Liz Lemon (Tina Fey, 30 Rock, la majorité des épisodes, NBC) :
Là je risque de me faire taper dessus, par tous les pro-Tina fey. Moi j'admire Tina Fey, like really, elle a aidé à rendre la gouvernement des Etats-Unis meilleur en parodiant cette cruche de Sarah Palin mais je ne supporte pas son personnage dans 30 Rock : gros cliché de la boulimique outsider sans l'être, seul son duo avec Alec Baldwin rend son personnage moins superficiel et lourd. C'est dit :)

3 - Barney Stinson (Neil Patrick Harris, How I Met your Mother, une grande majorité des épisodes, CBS) :
Tout le monde sur-estime Barney. Moi en général, dans les séries, j'admire la simplicité, les personnages sous-estimés (parce qu'on me sous-estime dans la vraie vie, l'identification aux personnages vous savez ...) donc je préfère largement Robin et ses pirouettes en vélo, c'est de la comédie haute-volée. Barney est lourd, point barre.

4 - Nora Walker (Sally Field, Brothers & Sisters, tous les épisodes, ABC)
5 - Kenneth Parcell (Jack McBrayer, 30 Rock, tous les épisodes sauf quelques-uns de la saison 3, NBC)

Et non, je n'ai pas casé Susan Mayer, Meredith Grey ou un personnage de Heroes je suis au courant !

- Les meilleurs acteurs / actrices (exceptionnellement, je commente les 5) :

1 - January Jones (Betty Draper, Mad Men, saison 1, AMC) :
En réalité elle est à égalité avec Jon Hamm, que j'apprécie tout autant. Mais vu que Mad Men se passe dans les années 60 et que les femmes ont un rôle bien plus complexe que les hommes, j'ai choisi January Jones pour la première place qui joue un personnage ultra-sophistiqué mais aussi à l'évolution fascinante. Les scénaristes de Mad Men sont des génies, point barre. Les acteurs aussi. 

2 - Jon Hamm (Don Draper, Mad Men, saison 1, AMC) :
J'ai rarement vu un acteur aussi juste dans un rôle, pourtant souvent dénué de dialogues. C'est toujours avec fascination que je vois cet acteur devant les caméras de Mad Men. Respect.

madmenisdabestshowever3 - John Slattery (Roger Sterling, Mad Men, saison 1, AMC) :
Vous savez, quand on regarde Mad Men, c'est difficile de trouver meilleurs acteurs dans d'autres séries. Même si on le voit peu dans la série, John Slattery est un acteur d'exception, beaucoup plus à l'aise dans Mad Men que dans son rôle mal écrit dans Desperate Housewives. Il nous a offert une prestation époustouflante dans l'épisode 10, en partie centré sur lui, qui est mon préféré de la saison 1.
Pour me faire pardonner de ne caser que des acteurs issus de cette série, je vous offre comme photo d'illustration les deux Jo(h)n, je suis sûr que ça doit être un fantasme pour certaines ou même certains :)

4 - Connie Britton (Tami Taylor, Friday Night Lights, toutes ses scènes, NBC / Direct TV) :
Ca va faire plaisir à Adam ça. Et puis caser Connie Britton dans une liste d'acteurs ultra-talentueux que ceux de Mad Men, ce n'est pas rien. J'ai hésité à la mettre devant Glenn Close ou pas, mais après les derniers épisodes de FNL vus, je vous confirme : Connie Britton est une actrice d'exception ! Même si on le savait depuis longtemps déjà.

5 - Glenn Close (Patty Hewes, Damages, saison 1, FX) :
Elle aime jouer les tyrannique invétérées, moi j'aime les tyranniques invétérées. Certes elle n'a pas le rôle le plus difficile à jouer dans Damages, mais Glenn Close c'est la classe parce que Patty Hewes c'est l'aurorité par excellence. Si elle te gueule dessus, tu o-bé-is, non mais !

- Les pires acteurs / actrices de 2008 (là encore des gens risquent de ne pas aimer) :

_44656514_skins2_226x2821 - April Pearson (Michelle, Skins, deux saisons, E4) :
Je n'ai jamais aimé son personnage, ni l'actrice mais alors l'actrice encore moins. Typiquement le rôle de la cruche où t'as pas besoin d'avoir fait des études en arts dramatiques pour relever le pari de jouer avec justesse. Out !

2 - Adam Baldwin (John Casey, Chuck, saison 1, NBC) :
Je le trouve d'un lourd ! Il ne me fait pas rire du tout, il over-the-top-ise toutes ses interprétations. Je déteste son personnage aussi. Out !

3 - Sally Field (Nora Walker, Brothers & Sisters, saisons 2 et "3", ABC) :
Je vais enfin pouvoir porter mon coup de gueule contre Sally Field. Je l'aimais beaucoup en saison 1, beaucoup moins en saison 2 parce qu'elle a toujours la grosse étiquette de la maman-poule qui nous sert des scènes mélodramatiques en fin d'épisode parce que ses enfants la plaisent pas, ou quelque chose du genre. Out !

4 - Hayden Panettiere (Claire Bennet, Heroes, toutes les saisons, NBC) :
No comment. Elle est jolie physiquement mais elle n'a aucun charisme et elle joue mal l'ado rebelle attardée et pour ça, faut le faire. In ! (pas dans le sens sexuel s'il vous plaît)

5 - Ed Westwick (Chuck Bass, Gossip Girl, tous les épisodes, the CW) :
Je l'aurai mis dans les premiers si son personnage n'était pas aussi réussi mais son interprétation relève de la parodie à presque chaque épisode. Un gros problème de justesse et pas que. Ses expressions faciales ratées et ultra-faussement-travaillées me font marrer.

- Et enfin, la meilleure réalisation, un top 5 spécial qui rejoint étrangement mon top 5 de mes séries préférées du moment (évidemment je les ai classées en fonction de la mise en scène, pas de ma préférence sérielle) :

1 - Mad Men (saison 1, AMC)
2 - True Blood (saison 1, HBO)
3 - Damages (saison 1, FX)
4 - Friday Night Lights (saisons 1 à 3, NBC / Direct TV)
5 - Californication (saison 2, Showtime)

Et vous, qu'avez-vous préféré ou détesté cette année ? Vous aussi vous caserez Sally Field au même niveau que Betty Suarez ? :)

Posté par _Red à 02:51 PM - Articles spéciaux - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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28-12-08

Le top 5 des plus belles femmes de 2008

Au risque de paraître foncièrement superficiel, je vous offre non pas mon deuxième bilan sériel par écrit de la saison ou un long article sur comment les séries fêtent le Nouvel An qui approche (parce qu'elles le fêtent jamais)
Non je prends des vacances le temps d'un billet et je vous offre le premier d'une longue liste d'articles annuels sur les femmes marquantes de l'année. Des femmes hautement charismatiques, qui non seulement sont magnifiques mais qui ont du caractère et savent jouer. Il n'y a aucune hiérarchie dans le classement.

Et pour éviter de paraître prévisible, je ne vais pas commencer par Tricia Helfer mais ... Anna Paquin, le bonbon humain de True Blood. Aucun jeu de mot douteux évidemment, moi j'aime les métaphores de qualité.

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Maintenant vient Tricia Helfer.

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C'est impossible de ne pas la trouver jolie, j'ai nommé Megan Fox qui s'est faite discrète en 2008 mais on ne l'oublie jamais.

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C'est une racaille inside, elle chante bien, elle est jolie, charismatique : Katy Perry évidemment.

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Et enfin, la définition du charisme par excellence : Kristen Bell.

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Avouez que le choix est juste et profond !
Je n'ai plus qu'à vous souhaîter une bonne journée :)

20-12-08

Le top 10 des meilleurs épisodes de 2008 (ou presque)

Comme les journalistes américains, je vais faire pour la fin de l'année une liste des meilleurs épisodes de l'année 2008 (à deux exceptions, épisodes de 2007 de Mad Men / Damages vus en 2008)
On y trouve un peu de tout. En gros des séries que j'apprécie, qui m'ont fait passé un excellent moment devant les épisodes choisis.
Un article avec les plus grosses déceptions devrait arriver d'ici peu (pour les séries d'ABC en particulier) :)

1è place : Damages épisode 1.12 / There's no We Anymore :
Ce n'est même pas le final mais cet épisode était tout simplement excellent car incroyablement imprévisible. Je m'attendais à ce que l'histoire se recoupe dans le final et dès qu'on voit la scènede rupture de Ellen et David, on comprend que la suite sera tout simplement démentielle. Un excellent épisode. J'y reviendrai sur ma critique complète qui arrive bientôt.

2è place : Mad Men épisode 1.10 / Long Weekend :
Mad Men et Damages sont mes deux séries préférées du moment et de loin. Cet épisode de Mad Men commencait doucement mais la fin était magnifique. Que ce soit la réalisation, l'écriture ou le jeu d'acteurs, on ressent vraiment le potentiel de Mad Men dans cet épisode. Il s'agit de la deuxième exception puisque c'est un épisode diffusé en 2007 mais que j'ai vu en 2008 et il fallait absolument que je le case puisque je ne suis qu'au début de la saison 2 de la série et aucun des trois épisodes que j'ai vus n'équivaut celui-ci.

3è place : Californication épisode 2.12 / La Petite Mort :
Je vais en étonner plus d'un peut-être mais cette deuxième saison de Californication était presque parfaite pour moi, même s'il y avait quelques épisodes en dessous en milieu de saison. Surtout la deuxième partie de saison qui a frôlé le jubilatoire à un point où je ne me souvenais plus avoir autant ri devant une comédie auparavant. Alors oui, ça parle de cul d'à peu près tous les points de vue imaginables, mais j'ai passé un excellent moment devant ce final qui m'a rappellé le 207, lui aussi excellent. Rien à redire si ce n'est que Tom Kapinos sait écrire une comédie.
S'en suivent les 210 et 207 pas trop loin derrière.

4è : True Blood épisode 1.03 / Mine :
Beaucoup préfèrent sûrement le cinquième épisdoe mais c'est avec cet épisode que j'ai commencé à apprécier True Blood. L'effet contraire aux deux premiers épisodes s'est produit : je ne me suis pas ennuyé une seule seconde devant cet épisode et j'ai sorti un "déjà ?" quand l'épisode s'est fini ce qui est toujours une chose positive. Puis j'ai vu cet épisode à Bristol ce qui reste un avantage en soi :)

5è place : Dexter épisode 3.09 / About Last Night :
Il faut lire ma critique complète pour comprendre l'enthousiasme que m'a procuré l'épisode. Après quelques semaines, je soutiens que c'est un des meilleurs épisodes de la série, peut-être pas le meilleur comme je l'ai énoncé dans la critique (c'est ce qui arrive quand on écrit une review juste après avoir vu l'épisode)
Mais une excellente fin avec un déroulement des péripéties assez spectaculaire nous donnent ce neuvième épisode où la pression monte et où on ingurgite des litres de Red Bull en disant "Putain mais ça c'est de la série" à la fin.

6è place : Lost épisode 4.05 / The Constant :
Ca date. C'était sans conteste le meilleur épisode de la saison 4, centré sur Desmond qui nous offre d'excellents épisodes. Ca reste Lost, une série d'ABC avec des défauts d'écriture mais globalement on ne s'ennuie pas du tout et on est ému par les dernières minutes et ce fameux coup de téléphone historique du meilleur couple jamais créé à la télévision.

7è place : Skins épisode 2.09 / Cassie :
Deuxième épisode centré sur Cassie que je n'ai pas apprécié au premier visionnage mais en réalité rempli de subtilités qui rend le second visionnage bien plus riche en émotions. Encore un épisode qui démontre que Skins n'est pas la série pour ados suivant les stéréotypes. Encore.

8ème place : Journal intime d'une call girl épisode 2.05 :
L'épisode que tous les fans de la série attendaient je pense : Réalisation minutieuse, justesse, enjeux, pression. Le meilleur épisode de la série où les épisodes le précédant ne sont pas loin derrière.

9è place : Pushing Daisies épisode 2.08 / Comfort food :
Là aussi le meilleur épisode de Pushing Daisies. Un épisode assez atypique où la mythologie prend le dessus et où l'enquête est une des rares dont on apprécie suivre le déroulement. Puis cette nouvelle performance de Kristin Chenoweth était charmante, tout comme l'intrigue sur la résurrection improvisée du père de Chuck était surprenante. Ce que la série n'est pas assez soit dit en passant.

Et enfin ... 10è place : Friday Night Lights épisode 3.06 / It ain't easy being JD McCoy :
J'avais beaucoup aimé qu'on donne plus de temps d'antenne à JD et sa famille, ce qui nous donne le meilleur épisode de la saison jusque là. La saison 3 est bonne, qualitativement parlant meilleure que la saison 2 mais moins addictive que les deux premières saisons, c'est certain. Donc j'ai pris l'épisode de la saison 3 où j'ai passé le meilleur moment.

Et vous, quels épisodes avez vous préféré cette année ?

12-12-08

Le cliffhanger.

heroes99Un article un peu plus sommaire et se dirigeant moins vers le débat, c'est un article spécial sur le cliffhanger et son utilité dans une série. Au programme, définition, exemples de séries qui usent et absuent des cliffhangers et au contraire celles qui n'en utilisent pas. C'est parti.

Commencons peut être par un rapide historique et une définition du terme cliffhanger. Evidemment c'est un terme anglophone qui désigne en fiction cette fin d'épisode / film / chapitre où un des protagonistes est dans une situation périlleuse, créant un effet de suspense et de curiosité qui incite en général le téléspectateur à voir l'épisode qui suit ou le prochain film s'il s'agit d'une saga.

L'origine du cliffhanger remonte à plusieurs années, vers le milieu du dix-neuvième siècle et concernait avant tout la littérature et non le domaine télévisuel. Ils touchaient avant tout à ce qu'on appelait les "penny dreadfuls" (l'équivalent des "dime novels" aux USA) : des nouvelles sombres, principalement destinés aux adolescents qui travaillaient à l'époque, publiés en plusieurs chapitres sur plusieurs semaines. Pour que le lecteur devienne assidu, l'auteur de ces romans en plusieurs parties utilisait cet outil narratif qu'on appelle aujourd'hui le cliffhanger.
Le cliffhanger a trouvé son nom dans la situation périlleuse la plus courante utilisée à l'époque : le héros se retrouve accroché du haut d'une falaise ce que veut littéralement signifier cliffhanger (personne accrochée à une falaise ou force laissant une personne accrochée à la falaise). Une situation assez symbolique de l'effet angoissant que crée cette fin à suspense (et pour le héros ou le lecteur en fait) dans les domaines littéraire, télévisuel ou cinématographique.

Puis le passage du cliffhanger littéraire au cliffhanger sur écran s'est fait grâce aux films muets de plusieurs épisodes au début des années 1900. Plus tard, c'est les westerns qui ont utilisé cette méthode où le protagoniste se retrouve à chaque fois dans une situation angoissante, laissant le spectateur curieux de son sort. Puis les années passent et les séries en utilisent et le cliffhanger devient aujourd'hui une pratique courrante, un cliché que l'on retrouve dans pratiquement toutes les séries. Mais justement, quelles séries en utilisent et dans quelle intention ?

Le cliffhanger est avant tout une stratégie commerciale, incitant les fans à rester fidèles au produit en question. Ce qui fait que pour la plupart des séries, on a un cliffhanger en fin de saison puisque l'intersaison dure 2 mois et il faut d'une part faire couler de l'encre sur le cliffhanger en question pour que la série reste au centre des débats et par conséquent ramener le plus de téléspectateurs à la rentrée.
Parmi les séries qui ont l'habitude de terminer leur saison sur un cliffhanger, on peut citer parmi d'autres Lost, Prison Break pour les deux fins de saisons que j'ai vues, Desperate Housewives, Newport Beach, Veronica Mars ... Evidemment, l'efficacité d'un cliffhanger reste avant tout d'ordre subjectif parce que tel cliffhanger peut plaire à certains mais déplaire à d'autres. Il faut néanmoins que le cliffhanger concerne un personnage principal (comme c'est le cas de The OC par exemple avec la fuite de Seth en saison 1, Marissa qui tire sur Trey en saison 2, la mort de cette dernière en saison 3) ou bien concerner un élément narratif primordial de la série (la mythologie de Lost par exemple : la découverte de la trappe en saison 1, la découverte des Autres en fin de saison 2, la possibilité de quitter l'île en saison 3)

D'autres séries sont construites sous forme de chapitres. Heroes et Dexter par exemple. C'est-à-dire que presque saison de Heroes couvre un volume et chaque saison de Dexter s'oriente sur un arc narratif de 12 épisodes puis il y a absence de cliffhangers dans les deux séries en fin de saison (un court aperçu du volume à suivre dans les fins de saison de Heroes mais ce n'est pas un cliffhanger à proprement parler)

Puis il y a une nouvelle catégorie qui rejoint la précédente sans réellement la rejoindre, c'est les Damages et Prison Break. C'est-à-dire qu'on construit un arc narratif s'étalant sur la saison complète (13 pour Damages, 22 en général pour Prison Break) puis on relance un nouvel arc dès le season finale de la saison en question pour la saison suivante avec un cliffhanger et c'est la différence avec Heroes et Dexter qui en ont pas (ou beaucoup moins explicitement).

La reine du cliffhanger c'est True Blood qui en a à chaque épisode sans exception ou presque et là on peut se demander un peu l'intérêt de celui-ci. C'est peut-être davantage pour créer une narration fixe et rythmée pour chaque épisode que pour s'assurer que les téléspectateurs reviendront à chaque épisode puisque True blood est le genre de séries qui fait difficilement fondre son noyau de fans en l'espace d'une ou deux semaines s'il y a absence de cliffhanger (ce qui n'est pas le cas d'un show comme Desperate Housewives ou Californication, beaucoup plus léger et feuilletonnant qu'on peut louper une semaine sans vraiment avoir de la peine à rattraper par la suite).

On peut en douter à première vue, mais les sitcoms ont aussi leurs cliffhangers. Principalement Friends dont je n'ai pas une grande connaissance des deux premières saisons mais qui termine chaque saison avec un cliffhanger (à l'exception de la 6 qui se termine en fin heureuse puisqu'il y avait un doute comme quoi elle aurait pû être la dernière) Là aussi, comme pour True Blood, le cliffhanger chez Friends sonne plutôt comme un outil stylistique dispensable mais original puisque la série ne doit pas compter sur le cliffhanger pour ramener les fans chaque semaine dès la rentrée (puisque l'atout du show est la comédie et le cliffhanger ne joue pas sur ce terrain là mais sur le dramatique de la situation quand on pense au cliffhanger de la saison 8 par exemple)
bon évidemment, la saison 10 n'a pas de cliffhanger vu que c'était la dernière.

Au contraire de toutes celles citées, il y a les séries qui en utilisent pas ou très rarement. Brothers and Sisters notamment qui avait finit sa saison 1 sans cliffhanger. Maintenant, le cliffhanger ne se limite pas qu'à une fin d'épisode mais on peut parler de scène en milieu d'un épisode, où on utilisera l'expression "plot twist" en anglais ou tout simplement retournement de situation qui crée là aussi un certain suspense et BaS en a eu certains, notamment en saison 1.
Je n'ai plus en tête la fin de la saison 1 de Friday Night Lights, honte à moi donc je ne sais plus s'il y avait un cliffhanger ou pas. En tout cas l'équipe de la série avait gagné le championnant d'état ce qui n'est pas un cliffhanger car il ne rentre pas dans la définition du cliffhanger qui dit bien que c'est une scène (finale ou en plein épisode comme le 109 de Skins) où les protagonistes se retrouvent dans une situation créant un fort suspense ou une fin ouverte. Là on a simplement un arc de lancé pour la saison suivante.

Un dernier mot sur la résolution du cliffhanger dans le season premiere dans la majorité des cas. Ca varie de séries en séries. On le voit notamment avec True Blood qui a un cliffhanger chaque semaine où chaque nouvel épisode reprend exactement où on s'était arrêté dans le précédent (comme le season premiere de la saison 2 de Lost).
C'est pour ma part la suite d'un cliffhanger que je préfère parce qu'on a aucun sentiment d'arnaque comme on peut l'avoir devant un épisode d'ouverture de saison de  Desperate Housewives ou Newport BEach où ils reprennent chaque fois 4 à 6 mois après l'événement choc du season finale (on le ressent surtout chez Newport Beach). Ce qui est dommage parce que ça casse tout de suite l'effet tape-à-l'oeil du season finale surtout que The OC a toujours été douée pour ses fins de saison.
Donc c'est en effet beaucoup plus facile pour un scénariste de nous montrer les séquelles de tel ou tel événement dans une situation calme (si on pense au 301 de Newport Beach après le drame Marissa / Trey) plutôt que de nous montrer la suite directe du conflit. Maintenant, évidemment il y a des restrictions comme le contrat des acteurs qui fait qu'on est obligé de rendre la résolution du cliffhanger un peu sommaire et baclée ce qui est néanmoins dommage.

Je vous laisse donner vos avis concernant ce sujet assez anecdotique du cliffhanger. Y a-t-il un cliffhanger en particulier qui vous a rendu impatient à l'idée de voir la saison suivante ou au contraire, résistez-vous à cette tentation tout en sachant que la résolution peut être décevante ?

29-11-08

Débat : Les grands networks contre les chaînes du câble.

abcplayer_logo_launchJe reviens vers les articles de débat aujourd'hui puisque je traite la question du grand network et de la chaîne câblée. Dans quel camp trouve-t-on les séries de meilleure qualité ? Quel network fait preuve d'audace ? ABC est-elle réellement un network de qualité ? Qu'en est-il de NBC ou de la très controversée CW ? Cet article fera le tour de la question en donnant évidemment des exemples de séries sur les networks en question et je tenterai de répondre à la question de mon network favori, celui que j'aime le moins et les chaînes du câble qui me paraissent les plus prometteuses. Evidemment, cela reste d'ordre subjectif donc je vous laisse donner votre avis dans les commentaires.

Commençons peut-être par un des grands network qui a une grille de programmes assez variée comparé à CBS ou The CW : ABC. ABC a toujours été un network assez populaire et le succès a redoublé dès l'arrivée de Lost, Desperate Housewives et Grey's Anatomy au cours de la saison 2004- 2005. Depuis, on n'a pas trouvé la série ayant le potentiel de réitérer le succès engendré par ces trois séries. 2005 / 2006 a été pauvre en nouveautés pour ABC, contrairement à la saison 2007 / 2008 qui a amené le spin-off de Grey's Anatomy, Private Practice, Pushing Daisies, Dirty Sexy Money sans qu'elles ne fassent de grandes audiences. Des séries qui succèdent à la saison 2006/2007, un peu plus solide, avec l'arrivée entre autres de Brothers and Sisters et d'Ugly Betty. Six Degrees, série lancé en 2006 sur ABC dont un des producteurs exécutifs était JJ Abrams, créateur de Lost, n'a pas satisfait et ABC l'a retirée de sa grille.
En attendant, les succès de Lost et Desperate Housewives principalement ont chuté (16,1 millions de téléspectateurs en moyenne devant la saison 1 de Lost pour 13,4 en saison 4, la dernière à l'heure actuelle) mais les séries se poursuivent : Desperate Housewives et Grey's anatomy entament leur cinquième saison avec un avenir certain (7 saisons au total pour DH, 6 pour Lost qui a entamera sa saison 5 en 2009)

Il y a plusieurs mois ou l'an passé, j'aurais sûrement dit que ABC est mon network préféré puisque c'est vrai que j'ai suivi beaucoup des séries qu'elle diffusait et diffuse encore actuellement. Mais j'en ai lâché aussi. Pour moi, ABC est LE network des promesses non tenues. Et j'ai vraiment l'impression qu'on retrouve le syndrôme du virement au soap chez chacune de ses séries. Desperate Housewives était lancée comme étant une série particulièrement originale et novatrice puis le concept de la série a été complètement dénaturé au fil des années (depuis la saison 3) et les scénaristes deviennent de moins en moins inspirés. On a beau critiquer la saison 2 qui, il est vrai, n'était pas aussi passionnante et addictive que la première, elle avait le mérite de garder une certaine posture qui faisait qu'on pouvait toujours qualifier Desperate Housewives de satire sociale malgré quelques intrigues douteuses.

Idem pour Ugly Betty. Mi-saison 2, les scénaristes se retrouvent de moins en moins inspirés également et le nombre d'intrigues par épisodes diminue, pour privilégier toujours ces intrigues romantiques à deux balles autour du personnage de Betty qui devient de plus en plus insupportable. Pourtant la saison 1 était jubilatoire à des moments : le retournement de situation en mi saison avec l'identité d'Alexis révélée et c'était une série qui traitait de sujets encore peu abordés dans les séries de la chaîne : la transsexualité ou l'immigration pour n'en citer que deux.

Le même problème s'est présenté chez Brothers & Sisters en saison 2 où je ne vais pas développer pour éviter de dévoiler des spoilers. On peut éventuellement citer Pushing Daisies qui, contrairement aux séries précitées, est toujours restée fidèle à elle-même mais je pense qu'elle a été mal présentée ou bien que les attentes étaient différentes du côté des téléspectateurs puisque c'est, sauf erreur, une des seules séries utilisant la méthode narrative du formula show chez ABC pour ne pas dire la seule actuellement (si on omet les "patients du jour" dans Grey's Anatomy) ce qui fait qu'on a toujours cette impression que la série peut fonctionner tellement mieux avec une narration différente.

C'est un peu la même chose pour Dirty Sexy Money qui, comme Pushing Daisies, avait un potentiel pour être une série un peu jubilatoire et soap assumé mais finalement, c'est un show plutôt insipide et non addictif. Ce qui fait que chaque fois que je suis devant une série d'ABC, j'ai toujours cette impression que la série peut être tellement mieux autrement (le manque de prise de risque chez les scénaristes de DH, le canevas immuable et gênant de PD qui l'empêche d'exploiter pleinement son potentiel, le retournement de situation en milieu saison 2 de B&S la rendant complètement insipide et répétitive de surcroît, le côté mièvre et enfantile de Ugly Betty) : c'est donc pour moi un network qui a un potentiel assez énorme mais qui ne l'utilise jamais. Comme si le network nous disait "voilà ce qu'on peut faire avec nos séries, ça va être pûrement démentiel" avant de terminer "bah en fait non, regardez les autres networks, y a Anna Paquin sur HBO, vous allez la surkiffer". C'est ce que j'ai fait, j'ai zappé chez HBO, ce que je ne regrette pas (Anna Paquin si tu me lis) mais j'aurais bien aimé des épisodes plus feuilletonants de Pushing Daisies ou le coté imprévisible qui faisait le charme de Desperate Housewives à ses débuts et ce, toujours après 5 saisons.
Ce qui fait pour moi de ABC le network le moins abouti et finalement celui auquel on ne peut pas faire pleinement confiance puisqu'à chaque nouveauté, on se dit que la chaîne va tout faire pour virer le show du côté soap. Ce qui n'est pas le but évidemment, puisque si abc est un ramassé de soap avec des personnages différents pour chaque série, ça le fait pas.

Passons à un network pour un public cible un peu plus jeune, la CW. The CW qui est donc la fusion entre UPN et The WB. Outre le fait qu'elle a dénaturé le concept de Veronica Mars dont les deux premières saisons ont été diffusés sur UPN puis la troisième (et dernière) sur la CW, ce network ne mérite, à mon avis, pas tous les commentaires négatifs que je lis un peu partout à son sujet.
Certes, il n'y a rien de positif à avoir substitué Gilmore Girls à Gossip Girl (vous remarquerez les initiales identiques), mais c'est tout simplement un network qui s'ajuste aux exigences de son public qui évolue. Je ne suis pas des gens qui ont suivi assidument les inédits des deux chaînes UPN et WB, mais j'ai vu Everwood (wb), VM (upn) et quelques épisodes de Gilmore Girls (wb) pour comprendre le transfert et le changement d'identité entre Upn/Wb et la CW. Comme je l'ai dit, c'est un network qui se base avant tout sur les exigences du public cible, c'est-à-dire en majeure partie des ados (Gossip girl, Supernatural, Smallville, Privileged, 90210 ...)
C'est peut-être le network qui doit le plus souvent s'ajuster au monde dans lequel évolue son public-cible : la technologie, principalement, évolue, ce qui pousse le network à proposer des programmes qui utilise ce progrès comme point de départ (Gossip girl notamment qui part de l'idée de faire de l'échange sur le net le fil conducteur de la série). Une nouvelle mode s'est instaurée aussi : les remakes. On le voit avec 90210, remake de Beverly Hills. Ce sera le cas visiblement avec Melrose Place. Puis n'étant pas un remake à proprement parlé, Gossip Girl se base sur la série de livres du même nom. Et évidemment, toutes ces exigences rendent l'originalité peu possible.

Il y a éventuellement des séries qui tentent de se démarquer comme Privileged, nous offrant un portrait familial un peu plus honnête que les courtes intrigues anecdotiques de Gossip Girl où les ados interagissent avec leurs parents, souvent utilisés comme simple faire-valoir, ce qui est assez représentatif du schéma que suit le network. Maintenant, une série comme Privileged nous donne la réponse à une question qu'on se pose quant à la différence de qualité et d'ambition des séries de la CW et celles de feu WB et UPN : un nouveau Gilmore Girls / Everwood non dénaturé marcherait-il en 2008 sur la CW ? Peu sûr.
Quand on voit l'engouement médiatique qu'a lancé Gossip Girl en première saison malgré des audiences faibles, on voit ce qui marche d'un point de vue médiatique et ce qui marche moins à notre époque. Puis après une pause de plusieurs mois pendant l'été et une absence de cliffhanger pour GG, la série est revenue de plus belle en saison 2 (avec des audiences convaincantes) ce qui veut dire que le bouche à oreille n'est pas complètement superflu. Je ne dis pas que la CW est mon network préféré, loin de là puisque c'est vrai que ses programmes tournent toujours autour du même leitmotiv, mais ce n'est pas étonnant que la chaîne délaisse le côté authentique des séries diffusées sur les chaînes qui l'ont précédées pour quelque chose plus soap adolescent et non cohérent quand on voit le succès de One Tree Hill, toujours en bonne santé après 6 saisons et qui est la série qui est le contre-exemple parfait des séries plus dramatiques comme Everwood (même si évidemment, à ses débuts, One Tree Hill était diffusée sur la WB comme Everwood et Gilmore Girls)

Pour les autres grands networks, je vais passer un peu plus vite. Mon préféré serait peut-être NBC puisqu'elle diffuse quand même 30 Rock et Friday Night Lights même si elle a pensé à annuler cette dernière ce qui est quand même honteux quand on voit qu'elle continue à diffuser Heroes. Maintenant, comme tout network, certains programmes sont de qualité douteuse, notamment Heroes, My name is Earl, Lipstick Jungle (récemment annulée même si le monde sériel n'aurait pas tremblé sans sa présence...). Studio 60 on the Sunset Strip était une série de qualité aussi, même si elle a été annulée trop tôt. Puis il y a Chuck qui grâce à Tricia Helfer va devenir la meilleure série de tous les temps, même si elle n'apparaîtra que dans un seul épisode.

Je pense sinon qu'on peut facilement affirmer qu'on trouve les shows de meilleure qualité chez les chaînes câblées. Les séries où y a peu, voire aucun boulet. Le fait qu'elles aient des saisons courtes permet d'éviter les épisodes de transition qui gênent toujours dans les shows de qualité des networks (Lost notamment qui est l'exemple qui me vient le plus souvent quand il s'agit d'épisodes / intrigues transitoires)
Je n'aurai pas grand chose à rajouter si ce n'est que tous ces atouts font évidemment que ces séries partent avec des handicaps de moins comparé aux séries des grandes chaînes. Et même une série de qualité médiocre comme Californication sur Showtime ne peut être comparée à une série de qualité médiocre sur un grand network, comme Desperate Housewives. Parce que Californication a une écriture beaucoup plus osée et des répliques souvent jubilatoires que DH n'a même pas les moyens de délivrer. Donc même les séries de qualité discutable sur les chaînes câblées ont une longueur d'avance sur les séries de qualité discutable sur les grandes chaînes hertziennes : cette possibilité de provoquer, que les séries des grands networks n'ont pas, ou tentent maladroitement d'avoir.

Du côté de mes chaînes du câble préférées, j'en citerai quatre que j'aime particulièrement : HBO, Showtime, AMC et FX. Showtime c'est un peu le ABC du câble en moins catastrophique évidemment, c'est-à-dire que c'est une chaîne intéressante qui propose des séries de qualité (Dexter, Secret Diary of a Call Girl, Meadowlands, Californication des fois et je crois que je ne me trompe pas trop en disant que Sleeper Cell et éventuellement Weeds ne sont pas pires que des séries des grands networks) mais même si un nouveau projet sur Showtime peut nous paraître alléchant, il se peut qu'il ne dépasse le statut de "pure série sympathique" (notamment ce nouveau projet de Seth Rogen sur les sex-shops qui promet d'être assez jouissif) comme Californication sans qu'on s'attende à une tornade comme Damages, True Blood, Mad Men ou éventuellement Breaking Bad qui, elles sont diffusées sur FX, HBO et AMC, respectivement.

HBO a toujours été réputée pour ses shows de qualité, notamment Six Feet Under,  Oz, The Wire, The Sopranos, True Blood. Je ne vais pas trop m'exprimer quant à cette chaîne puisque je ne connais que SFU, True Blood et In Treatment mais on y trouve du bon, c'est certain.

Mes deux préférées, réellement, c'est AMC et FX. AMC pour Mad Men qui est une série grandiose et incroyablement juste que nulle autre ne peut égaler. Son autre série, Breaking Bad, ne m'a pas attiré plus que cela même s'il faut dire que je n'ai pas aimé Mad Men au départ du tout donc il faut que je revienne vers cette série pour me faire une idée définitive mais je n'en doute pas que c'est un show de qualité. Sinon, AMC est surtout connue pour diffuser des films d'où son slogan (qui n'est plus le même cette année je crois) "tv for movie people". On le voit avec un show comme Mad Men qui s'éloigne de la narration de la série type.

Puis FX comme contre-exemple à Showtime qui dépasse le stade de chaîne qui offre des programmes "sympathiques", sauf Dirt peut-être qui n'est pas pour autant une série mauvaise pour les 4 épisodes que j'ai vus. Il y a Courteney Cox Arquette dedans donc je n'oserai jamais dire que c'est mauvais. Il y a cet atout qu'a FX de nous surprendre dès qu'elle lance un nouveau projet. Je pense à Pretty / Handsome qui n'a finalement pas été choisie, mais qui partait pourtant avec un pitch intéressant et une originalité décapante. Puis évidemment Damages, le meilleur show actuel, une maîtrise scénaristique magistrale. On peut citer Nip / Tuck dont je ne sais pas grand chose mais qui fait couler beaucoup d'encre quant à son ton osé. Ce sont des productions très excentriques, qui sortent carrément de l'ordinaire (plus qu'un show de Showtime) et on est toujours loin d'un show classique ou banal comme Dirty Sexy Money et on a en général pas besoin d'attendre plusieurs épisodes pour que la série trouve son chemin : le ton est en général trouvé dès le départ ce qui est une preuve de maîtrise scénaristique assez impressionnante et toujours rassurante pour un fan qui s'y met.

Voilà, c'est long, félicitations si vous êtes arrivés jusque là mais voilà un post qui résume un peu mes pensées quant aux différents networks et les programmes qu'ils proposent. C'est finalement pour dire que chaque network a un public cible précis mais surtout : chaque network a son ambition propre, que ce soit ABC qui veut brûler toutes ses séries avec sa dose de soap nauséabonde, NBC pour son côté politique un peu plus courrant ou The CW qui veut montrer des ados riches, chaque chaîne a son ton et il suffit de trouver celui qui nous correspond le plus pour apprécier ses programmes. Après évidemment, on ne trouvera jamais le network ou la chaîne câblée parfait(e).

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26-11-08

Novembre 2008 : le top du top des mots-clés.

screencap En chaque fin de mois, je vous propose le best-of des mots-clés qui amènent les visiteurs sur le blog depuis les moteurs de recherche, le plus souvent google. Et puis c'est l'occasion de voir un peu comment les gens surfent et par quels moyens ils attérissent sur le blog.

Comment ça, tout le monde s'en contre-fiche ? Tant pis :)

On va peut-être commencer avec ceux qui ne savent même pas ce qu'ils cherchent.

- episode desperite o : No comment.
- regarder journal intime d'une Call : ... Girl ! C'est important le girl.
- desesperaise housewives : Ok.
- série tv gossip ship : Gossip Girl putain. C'est Kristen Bell, on écrit ça correctement les gens. Et puis Gossip Ship sérieux?

Puis il y a ceux qui sont désespérés, vous savez ceux qui surkiffent leurs idôles. 

- s'habiller comme dans la série skins : Bon là, c'est passable je conçois. Fais un tour chez Topman, Mike Bailey y bossait.
- GAIL O'GRADY NUE : (c'est celle qui joue l'amante de Porter dans DH) En majuscules, en plus. Arrête, tu me fais rougir.

En même temps, il y a ceux qui confondent google et le service de questions / réponses de yahoo.

- comment est sylar dans heroes saison 3? J'suis sûr que Tim Kring te remercierait si tu regardais son show. Parce qu'il faut. Heroes c'est hawt.
- où se trouve la troisième saison de heroes? Sur NBC.
- comment revoir un épisode de gossip girl : Tu rembobine le truc et tu cliques sur play. Après, tu peux re-revoir l'épisode si tu veux. (c'est quoi, le 115 ?)

Les fameuses recherches de musique.

- dans kyle xy qu'est-ce qu'amanda joue au piano dans la saison 1 : Euh... on s'en fout?
- music skins serie quand michel et sid couche : Quelle orthographe, quelle ambition dans la recherche, je suis comblé.

Puis vient la personne, que dis-je, l'idôle, de Jeremy Sumpter qui ne connaît pas FNL mais qui veut juste le voir nu dans le 306 de FNL (vidéo supprimée vous dîtes ??). Pour ne pas se faire choper, il / elle écrit "ne trouve pas l'épisode 6 de friday night lights" pour éviter de chercher "JEREMY SUMPTER NU" comme l'autre avec Gail O Grady.

Enfin, le paquet : ils ont été bluffé par cette scène, celle où Serena avoue à Blair qu'elle a tué quelqu'un dans le 116 de Gossip Girl. Dès que l'épisode a été diffusé sur tf1, ils se tous mis à chercher :

secret de serena tué / qu'on fait fait serena et georgina / secret de serena

Bah elle a tué quelqu'un, c'tait pas assez clair ?

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26-10-08

Le générique

Je reviens sur les articles spéciaux et cette fois-ci j'aborde le sujet du générique et j'analyserais surtout plusieurs d'entre eux que je considère parmi les meilleurs (ou les pires), ou les cultes comme celui de Friends.   

Commençons avec celui de Damages dont voici quelques captures.

damagesopseq1 damagesopseq2 damagesopseq3

Celui de Damages est un mélange de ce qu'on peut trouver chez d'autres génériques. Là où certains se permettent de simplement planter l'univers de leur série (ce que fait le générique de Damages aussi évidemment), celui-ci met en image beaucoup d'éléments visuels qui collent parfaitement à la série et principalement sur ces trois captures : la tête de mort comme reflet des thèmes de la manipulation ou du sadisme, le tribunal où on peut lire au dessus des colonnes "(The True Administration of) Justice is the firmest pillar of Good Government" pour le caractère judiciaire de la série et la partie droite du visage de Glenn Close comme représentation de son double caractère. Finalement, tout comme la série, le générique est extrêmement travaillé, chaque image a un sens et peut être rapprochée à la série. Le rythme est aussi un élément qu'on peut retirer de ce générique puisqu'il est assez rapide et bien manipulé graphiquement.

Puis celui de Fringe :

fringe102 fringe102_2 fringe102_3

Ce générique est presque à l'opposé de celui de Damages puisqu'à part le fait qu'il est en lien complet avec le sujet de la série (et heureusement me diriez-vous), il n'y a pas d'ambiance particulière qui en découle. Il est juste super stylé visuellement je trouve, la musique est superbe et les couleurs vont bien avec celles de la série. On retrouve les quelques thèmes traités dans la série écrits en gras ou en plus petit avec les symboles pour laquelle la série est connue : la pomme (qu'on ne voit pas ici sauf erreur) ou la main. Et puis le logo de fin est très beau avec le E qui se reforme. Démentiel, j'aime bien. 

Culte, celui de Friends :
C'est le générique un peu typique. Celui de Friends est devenu culte parce que c'est juste la meilleure série de tous les temps. Le "I'll be there for you" est devenu aussi très connu dès la saison 1. Il n'y a pas grand chose à dire de ce type de générique qui est en réalité très basique. Ceux de Veronica Mars, The OC, Prison Break, (...) jouent sur le même format, c'est-à-dire montrer la liste des acteurs sur des séquences de la saison en question. Pas d'ambiance, rien de très mystérieux comme peuvent l'être ceux de Damages ou True Blood. Très sobre. C'est le générique qu'on passe volontiers en vitesse accélérée.

Celui de Skins :
Celui de Skins est haut en couleur, comme la série. Un peu spécial aussi, tout comme la série à nouveau. Il adopte aussi une technique particulière, qu'utilise Battlestar Galactica mais pas Lost. Comme la série utilise le procédé "un épisode / un personnage", chaque générique est modifié pour y insérer des images du personnage sur lequel l'épisode est centré. Dans le cas de Skins, le lien que je vous ai donné correspond au générique du 103, donc celui centré sur Jal. C'est légèrement différent pour Battlestar qui met des images inédites dans le générique sans qu'elles concernent forcément le personnage sur lequel il est centré. Lost garde toujours son simple logo blanc sur fond noir.

Passons donc à Lost, Studio 60, Jericho, Heroes ... :

heroeslogo jericho2 s60

Très (trop) sobre. Sans utilité aucune. C'est juste pour nous rappeler qu'on regarde un épisode de telle série. C'est dommage puisque récemment plusieurs séries se retrouvent avec des logos comme ceux-là. Ils ont beau être plutôt réussis (sauf ceux de Jericho et Lost, ceux de Heroes et S60 ne sont pas trop mauvais) mais ils ne représentent aucunement la série. On peut citer Brothers and Sisters, celui de Desperate Housewives est raccourci et remixé ... Idem pour Pushing Daisies qui avait le potentiel d'avoir un bien beau générique. Il est au moins plus élaboré qu'un logo sur fond noir ...

La crême de la crême, j'ai nommé True Blood :

trueblood2 trueblood1 trueblood3

Il a tout ce générique. Il est super beau visuellement et il a un caractère. C'est le genre de générique qu'on n'a pas envie de zapper. Enfin personnellement, je kiffe. C'est super recherché, les images sont provocatrices, le ton est volontairement glauque, la police est géniale et c'est bien mystérieux comme il faut. Perso, j'adore. Il a un côté vulgaire et osé que j'aime bien. C'est beaucoup plus fort qu'un logo basique comme ceux au-dessus ou un générique comme ceux de The OC ou Veronica Mars. Et puis la musique joue parfaitement avec l'enchaînement des images.

Desperate Housewives :

Il n'a pas de caractère à proprement parlé mais il est original, c'est certain. Visuellement il ne colle pas vraiment à la série si ce n'est son côté coloré qu'on retrouve dans le pilote de la série. Chaque séquence du générique présente une femme désespérée faisant un acte désespéré ce qui nous donne un portrait final assez représentatif de ce qu'était la série auparavant (légèrement osée et piquante) mais plus maintenant. C'est peut-être pour cela qu'ils l'ont réduit :)

Mad Men :

madmen1 madmen2 madmen3

J'adore ce générique aussi parce qu'il est en parfaite cohérence avec le ton de la série et son sujet. La chute de l'homme en silhouette derrière les affiches publicitaires est parfaitement représentatrice du fil conducteur de Mad Men. Les couleurs sont très grisées, le concept est simple et le rythme est lent. Parfaitement à l'image du show : posé, réfléchi et intelligent.

Californication :
Je déteste ce générique. (Quelle constraste avec mon choix précédent je sais). Je le comprends pas en fait. On dirait qu'ils ont filmé les premiers trucs qu'ils ont trouvé pour en finir avec et ils nous pondent un générique dont la musique est super moche, la police aussi, les cadres aussi. Bref, j'aime rien dans ce générique :)

Et enfin, Esprits Criminels :
Très sympa. J'aime bien le rendu graphique. C'est un peu plus que le simple générique de base avec les noms des acteurs et les photos. Les cadres sont originaux. Il pose bien le ton de la série.

Et vous ? Quel(s) générique(s) préférez-vous ?

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28-09-08

De blonde à brune : 6 contre 13

Article assez spécial puisque je vous demande votre avis, chers visiteurs -- hommes et femmes hein -- et je vous invite à exprimer votre préférence : préférez vous Tricia Helfer, redoutable Six dans Battlestar Galactica ou Olivia Wilde, actuellement dans House dans le rôle de Thirteen et il y a quelques années dans le rôle d'Alex dans Newport Beach ? J'aime les deux perso, et j'aime bien les personnages qui portent des prénoms de nombres, ça fait super classe :) Tricia Helfer est la définition de classe d'toute façon. Admirez. Je vous laisse taper Tricia Helfer dans Google Images pour les photos plus "osées"

Tricia Helfer en blonde dans Battlestar :

048 520 323 320 318 270 266 250 254 072 070 069 068 

Bref, n'est pas Tricia Helfer qui veut. Tricia Helfer en brune au Comic Con Battlestar 2008 c'est par là. On la voit aussi en brune dans des épisodes de la saison 2 de Burn Notice.

Olivia Wilde en blonde dans the OC :

ep12_7 ep12_11 21 07 05 79 68 12 rainy054 rainy023 rainy027 rainy039 rainy037

Olivia Wilde en brune dans la saison 4 de House :

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Alors, que pensez-vous ? J'ai une préférence pour Tricia Helfer mais j'adore Olivia Wilde, en blonde et en brune xD

Posté par _Red à 12:23 PM - Articles spéciaux - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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