25-06-09
Séléction ciné de la mi-2009
2009, l'année Winslet ? Certainement. Malgré quelques grosses faiblesses (un rythme qui va en s'affaiblissant, un rendu général trop hétérogène), The Reader reste un film agréable à suivre et plutôt éloquent, au début surtout. À classer dans la fameuse catégorie de films qu'on ne convoite pas forcément pour le sujet traité mais pour le casting (Kate Winslet, Kate, ce film se résume à elle). (12/20)
JJ n'a pas sué pour rien. C'est beau, ça bouge bien, les interactions entre les acteurs sont efficaces, le film est plutôt accessible à ceux qui ne sont pas familiers avec l'univers de la saga. (...-vous attendez le mais, il arrive-) Mais ça manque de surprises et c'est un peu long par moments. Bref, on ne ressort pas de la séance changé à jamais, on se dit juste "Star Trek, c'est pas pour moi". (10/20)

Côté scénario, ça vole pas haut mais le charisme des acteurs permet de passer outre les faiblesses. Pas le temps de s'ennuyer. Du pur divertissement pop-corn, donc récréatif, à considérer pour combler une soirée de fin de semaine. (9/20- un point de moins que pour Star Trek, hé oui)

(1/20)

Passé le premier quart d'heure laborieux et promettant un film assez mou-du-genou, le film gagne en rythme et nous offre deux heures soutenues qu'on ne voit pas passer principalement grâce à un scénario prenant. La réal est un peu trop prosaique par contre, c'est dommage. (14/20)

Un excellent indie-slasher movie (de 2006) qui bénéficie d'une jolie palette de personnages et de retournements de situation brillants, liés à chacun d'eux. Le mélange entre sexe, drogues, sang et frissons n'est pas lourd un instant, le film adoptant un ton réaliste presque inédit.
Les clichés sont utilisés à bon escient, le film se suit sans difficulté, voilà un bon (teen)-slasher qui a un effet provoc' assez effectif chez le téléspectateur pendant une bonne heure et demie. (16/20)

Pas du niveau du premier opus, mais ça se laisse regarder néanmoins. La deuxième partie (dès qu'on passe en Égypte) est assez indigeste : trop de conflits, trop de robots, trop de carrosserie qui grince, on ressort de la salle un peu trop sonné. La première heure est néanmoins JOUISSIVE à souhait (comme dans le premier opus, le début est excellent, la fin laisse à désirer) : on rit, on sourit, on jubile, c'est mieux que Star Trek oui. (14/20)

La réalisation échoue le pari de maintenir une tension omniprésente, l'intérêt du film ne se limite qu'à quelques scènes bien filmées et un casting de haut niveau. C'est pas ridicule cela dit (ni fondamentalement mauvais), ce dont peu de films horrifiques peuvent se vanter, c'est même souvent "trop" cru. Un peu trop dans la veine du remake récent de Funny Games, le spectateur étant placé en position de témoin, c'est assez (trop) souvent qu'on se demande "qu'est-ce que je fous ici" (devant une scène de viol particulièrement dérangeante, une main charcutée par l'évier, une tête qui explose et j'en passe), bof.
Cela dit, si vous pensez avoir des pulsions douteuses à assouvir, ce film est pour vous. Les cinéphiles qui cherchent à découvrir un nouveau style, une maîtrise de la caméra particulière peuvent compter sur le premier quart du film seulement qui reste un joli moment de cinéma tant la réalisation est habile. Malheureusement, le niveau faiblit vite. (9/20)

Plutôt efficace, l'intérêt du film réside dans la 3D. Dommage qu'il y ait pas plus d'effets visuels choc, vu que le film joue la carte du gore gratuit, autant aller jusqu'au bout du plaisir coupable. (10/20)

Les images dépeignent assez bien le ton du film: il est terne. Assez sombre et oppressant aussi, le film se regarde difficilement, les acteurs sont bons mais la réalisation reste trop académique et à aucun moment j'ai eu l'impression de m'être posé devant un divertissement. Lourd. (7/20)
22-06-09
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Je relance l'idée d'un "blog perso" où j'peux étendre mes articles personnels après l'ancien sur Wordpress, donc si vous voulez en savoir plus sur moi, j'vous laisse visiter mon livejournal à cette adresse :
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Je continuerai à poster ici de temps en temps, un article ciné est en cours de préparation :)
02-06-09
Shameless, take one (S1)
C'est en janvier 2004 que cette série britannique voit le jour, un an avant la renaissance de Doctor Who, trois avant le lancement de Skins. Peu connue par le public français, certainement moins que Skins qui est plus mise en avant, ne la boudons pas puisqu'on a avec Shameless une toute nouvelle façon de pressurer le ton tragi-comique typique des anglais. Trash, sombre et déjantée, tout en restant terre-à-terre et sérieuse, Shameless est un de ces produits télévisuels qu'on a du mal à laisser tomber, devant lesquels il est difficile de rester indifférent.
Bienvenue dans la banlieue de Manchester, bienvenue dans le monde des Gallagher, tous énergumènes : père alcoolique, mère lesbienne disparue, demi-douzaine de gosses, la présentation au début du pilote plante bien le ton qu'adoptera la série tout au long de la première saison : c'est spécial.
La plupart des personnages se rattachent à un stéréotype mais contrairement à Skins qui partait avec ce même handicap, Shameless se limitera à ça et n'arrachera pas l'étiquette qu'elle a octroyé à ses personnages, le ton de la saison est davantage parodique et la série ne cherche pas à jouer la carte du réalisme dans les événements qui marquent la saison (vol de gosse, enterrement déguisé, et j'en passe).
Les tribulations de cette famille britannique se faisant de plus en plus insensées, tout ce qui en ressort est une consolidation du leitmotiv du show - la dynamique familiale -, l'excès de ce ton excentrique entraînant finalement un amas de sentiments pathétiques (dans le bon sens du terme) grâce à la subtilité narrative.
Cela dit, à force de jouer à fond dans ce registre désinvolte, la série finit par n'être reconnue que pour ça, à son désavantage. Si cette première saison est globalement agréable à suivre et on (sou)rit beaucoup - beaucoup - grâce à cet humour british spécial, (politiquement incorrect), on ne peut s'empêcher de se dire que la série peut aller plus loin. Se concentrer, comme le fait Skins, à chaque personne davantage par exemple. Car la série prend constamment la mauvaise habitude de mettre le thème familial au cœur des intrigues, ce qui rend finalement les épisodes trop redondants sur la forme.
Il y a un paquet de thèmes à explorer et la série manque beaucoup de profondeur sur certains aspects. Rares ont été les moments où les scénaristes ont décidé de rentrer plus dans le détail pour développer certains traits de caractère chez certains personnages (mis à part Frank sûrement, le père, personnage principal), il y a une certaine retenue de ce côté-là.
Le développement est resté générique, mais c'est sûrement la saison inaugurale qui exigeait cela, espérons que la saison 2 touchera certaines thématiques plus en précision.
Globalement, cette première saison de Shameless a réussi avec succès sur un point: planter un style. Si elle patauge continuellement dans la présentation, la série peut désormais décoller et évoluer en développant davantage les atouts qu'elle a introduit tout au long de ces 7 épisodes. On arrive à se prendre d'affection pour les personnages donc il est difficile de lâcher la série.
Pour comparer, la série arrive à faire un mélange des atouts qu'ont Skins et Californication, le tout avec une phraséologie british qui singularise bien la série.