24-05-09
Bilan Desperate Housewives s5
Maintenant que la très controversée saison 5 de Desperate Housewives vient d'arriver à son bout (soupir), l'heure est au bilan. Beaucoup ont aimé la saison 4, personnellement j'ai beaucoup aimé le début, la fin, c'était un peu du n'importe quoi. Beaucoup n'aiment pas voire dénigrent cette saison 5, moi j'ai bien aimé. Soyons honnête, s'il y a bien un atout qu'on peut donner à cette saison 5 que la précédente n'avait pas, c'est la qualité constante: que ce soit dans la nullité, la médiocrité ou l'ingéniosité scénaristique, dépendant de comment certains voient encore la série, la saison 5 est beaucoup plus homogène que la quatrième.
Finis les faux-espoirs d'un renouveau potentiel pendant les 5-6 premiers épisodes, Marc Cherry est passé à autre chose: les premiers épisodes se suivent avec le même enthousiasme que ceux de la mi-saison et dans une moindre mesure, ceux de la fin de saison.
En somme, la saison reste assez digeste et mis-à-part le fil rouge annuel encore plus saugrenu que celui de la saison 4, les intrigues des housewives se laissent suivre avec intérêt, même si encore une fois la série prouve que les saisons de 23-4 épisodes ne lui siéent pas : on brasse souvent de l'air, la fainéantise des scénaristes résulte en des intrigues voulant constamment jouer sur un comique de situation périmé, intrigues reprenant encore et toujours les mêmes leitmotivs pour venir cimenter les archétypes du show : Lynette la maman sans-gêne à l'égo surdimensionné, Gabrielle la fashion-woman, Bree la unhappily-married et Susan (...)
Les créateurs voulaient avec cette saison 5 retrouver le goût d'écrire de la première année, ce ton assez innovateur et imprévisible de la saison 1. C'est en partie réussi, même si la saison ne vaut en rien la première saison, c'est avec la saison 2 celle qui lui ressemble le plus. Les saisons 3 et 4 étaient de purs produits soapesques artificiels avec de grosses ficelles et des intrigues rocambolesques en veux-tu en-voilà (prise d'otage, tornade, cancer, pédophile dans le quartier, damn, quelle banlieue réaliste). Le genre de saison qu'on finit en se disant "ça, c'est de la fiction" (nulle)

La saison 5 a l'avantage de moins mettre l'accent sur les intrigues et de revenir sur les problèmes plus intérieurs des personnages : que ce soit la crise de la cinquantaine de Tom, la pauvreté (relative) des Solis ou l'évolution du couple Mike/Katherine, la saison a réussi à toucher certains thèmes humains intéressants, les rebondissements voulus choc étaient moins dominants.
Cela dit, les intrigues de ce genre sont toujours extrêmement boiteuses dans DH, il y a celles qui plaisent et celles qui déplaisent, dépendant des épisodes et encore plus dans cette saison qui mettait davantage l'accent sur celles-ci.
Il y a néanmoins un ÉNORME problème dans cette série et si la majorité des faiblesses que connaît Desperate Housewives (et qui sont nombreuses) peuvent être pardonnés pour la volonté du divertissement, celle-ci devient tout juste insupportable: le fil-rouge annuel. Déjà celui de la saison 4 ne volait pas haut (je hais la Mayfair), autant celui-là est du pur produit comique tellement c'est mal écrit et mal interprété. On veut jouer sur une pseudo-psychopathie pas crédible à un seul moment et le fait de rallonger la sauce pendant toute la saison, ce fameux plan je-vais-faire-payer-Mike-pour-ce-qu'il-a-fait-à-ma-famille (bof) était d'un pathétique ! Un bide rarement atteint dans le paysage sériel, c'est dire si le fil rouge de la saison 2 de Damages attire plus l'intérêt (comparer Damages et Desperate Housewives, wtf, William Hurt si tu me lis)
La saison 5 a aussi été marquée par un événement majeur: la mort d'Edie. Je ne vais pas trop m'étaler là-dessus, je dirais simplement que le départ de Nicollette Sheridan est certes dommage mais ne changera à mon avis en rien la série vu qu'elle ne se contentait que d'apparences anecdotiques, puis on la couplée à ce fameux Neal McDonough pendant trois quarts de la saison, ce qui était juste une assez mauvaise idée.
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Alors certes niveau qualité, la série touche le fond, certes les scénaristes sont en manque (flagrant) d'imagination mais si le divertissement est assuré, la série reste néanmoins toujours efficace [relativisons] et pour ça, on peut remercier les actrices qui arrivent à remonter le niveau d'un scénario assez faiblard. Desperate Housewives reste une série récréative avant tout, cette saison 5 est agréable à suivre, à défaut d'avoir réussi à retrouver l'étincelle des débuts. Bref, j'attends pas la saison 6 avec impatience mais la série fait encore un mince effet, espérons que la saison 6 n'épuise pas les ressources de la série à jamais.
01-05-09
Harper's Island, le slasher-show rigolo (épisode 2)
J'aime bien Harper's Island. Je ne saurai expliquer pourquoi, mais j'aime bien. Sûrement parce que c'est une série qui arrive à tout faire sauf ce qu'elle est supposée faire : effrayer. Pour ceux qui n'ont pas compris, c'est une façon détournée de dire que Harper's Island, c'est un peu une daube. Et j'aime la série parce que j'aime le changement, les daubes en général je les évite.
Ce qui me fait rire dans Harper's Island, c'est qu'il se passe rien dans l'épisode. Ou alors il se passe beaucoup de choses mais on a plus l'impression de suivre une succession de scènes futiles sans lien les unes par rapport aux autres. Et on a encore moins l'impression d'avancer dans la trame de la saison. Ça aurait été pas mal d'instaurer une sorte de fil rouge mystérieux à-là-Desperate-Housewives où on aurait notre dose d'indices par semaine mais là, du moment qu'on n'a pas le nom du tueur, ça nous amène à rien. Bof.
Voir les victimes mourir les unes après les autres, c'est bien sympa mais on s'en fout un peu. Ils meurent juste d'une façon différente à chaque épisode (un vrai tueur, il les liquide tous de la même manière, tss, c'est des amateurs chez CBS)
Enfin, du moment qu'ils tuent pas la future-mariée, c'est bon. Et comme c'est la future-mariée, je doute qu'ils la liquident avant le season finale. Elle fait un peu sa crise dans cet épisode parce que son ex ou un type qu'elle fréquentait plus jeune se retrouve sur l'île.
Surprise : c'est le mec qui trafique avec son père. Voilà deux suspects en moins. À moins que les scénaristes jouent le jeu du "on vous fait croire que c'est eux les tueurs pour que vous pensiez que c'est pas eux, mais en fait c'est bel et bien eux". Ils sur-estiment notre intelligence et notre capacité à anticiper chez CBS, j'aime bien.

Je ne sais pas trop si les réalisateurs réalisent (sic) que leur série ne fait pas peur. Si les auteurs savent qu'ils viennent d'écrire un épisode mauvais. Je pense qu'ils se limitent à l'aspect frappe-à-l'œil du concept de la série et qu'ils se la coulent douce pendant la rédaction des épisodes.
J'aime bien personnellement quand on passe d'une scène où un personnage se fait attraper par les pièges dans la forêt -bouh, c'est effrayant donc musique effrayante- à une scène au bar avec un background musical assez rock/country-like en l'espace de quelques secondes, c'est très subtil) Ça renforce l'effet du ridicule. Donc c'est drôle.
En fait, pour apprécier Harper's Island, il faut faire abstraction de ces défauts et se demander qui peut bien être le tueur. Je pense que c'est ce que les scénaristes attendent de la part des fans (s'ils existent). Le concept de la série est assez intriguant pour oublier ces défauts qui, certes, sont théoriquement préjudiciables mais en y repensant, si on continue à suivre la série sans qu'elle représente une lourde corvée, c'est que Harper's Island, ça a le truc pour plaire. Elle est bien fichue cette série parce que le truc qui plaît, c'est le pitch. Donc ils peuvent faire autant d'épisodes médiocres qu'ils veulent, les fans qui aiment ce genre de fils rouges efficaces continueront à suivre la série chaque semaine. J'en fais partie.
Alors, le tueur, c'est qui ? (...) Bah finalement, on en est au même point qu'à l'épisode précédent (mis à part deux suspects en moins), ça nous aide pas trop. Vivement le trois.