24-02-09
Damages épisode 2.06
Cet épisode m'a paru assez interminable. Allez savoir pourquoi, pourtant les épisodes de cette deuxième saison se font de plus en plus courts (autour de 39 minutes pour une chaîne câblée, c'est peu)
Même s'il était plutôt meilleur que les précédents, il a vraiment peiné à captiver mon intérêt et les nouvelles intrigues de la saison avec le paquet de nouveaux personnages sont de loin ce qui le rendent peu passionnant. Heureusement qu'on a des intrigues en parallèle qui reviennent sur des passages clé de la première saison, sinon l'épisode serait bien plus ennuyeux.
Le problème, c'est que j'ai l'impression qu'on avance pas vraiment, ou alors j'ai du louper quelques détails. Jusque là les hypothèses au sujet du meurtre de la femme de Purcell se dirigeaient vers UNR, ce fameux Walter Kendrick dont on répète le nom constamment.
On perd assez de temps à vouloir nous répéter ce qu'on sait déjà, notamment quand Patty passe à la télé et qu'elle essaie de bien faire comprendre que les gens derrière ce meurtre travaillent ou sont dans le camp de cette société. Puis il y a Claire Maddox qui rend l'épisode un peu plus confus. Non seulement elle semblait avoir une liaison avec Purcell à laquelle elle met fin dans cet épisode, mais elle était aussi proche de Walter Kendrick et elle lui dit qu'il ne voudrait pas que Patty tombe sur ses secrets.
L'histoire s'épaissit donc, à défaut d'avancer réellement, sans que les scénaristes arrivent à rendre le tout passionnant comme c'était le cas dans la saison 1. Le cas Frobisher n'était certes pas ce qui avait le plus passionnant, mais ils arrivaient bien mieux à lier l'intrigue judiciaire qui servait de fil rouge aux intrigues personnelles des personnages. Là, c'est beaucoup plus tranché.
Par contre, c'est intéressant de voir Patty et Frobisher se réunir pour aller à l'encontre du camp UNR. Ce serait presque la seule chose qui me donnerait envie de voir le prochain épisode.
Cela dit, ce qui concerne les références à la saison 1 est beaucoup plus intéressant. Déjà on retrouve Katie Connor ce qui fait plaisir puisque c'était un de mes personnages préférés de la première saison. Elle se fait voler son sac donc se retrouve au bureau de police où elle retrouve le type qui la suivait dans un épisode de la saison 1. C'est donc un flic qui a quelque chose à faire avec le meurtre de David et en parallèle, c'est un personnage clé pour remonter à Frobisher vu qu'il discute avec le mec qui bosse avec lui. Ça devient assez complexe mais c'est vraiment ce qu'il y a de mieux dans l'épisode.
Puis Ellen doit retourner à l'appartement où son fiancé a été tué et elle reçoit son cadeau de mariage qu'elle refuse d'ouvrir pour l'instant. Nul doute que ça aura son importance pour la suite aussi.
Le réel problème de cette partie de l'épisode c'est que ça a vraiment peu de rapport avec l'intrigue fil rouge de la saison, celle que prend en charge Patty Hewes. On a deux intrigues vraiment détachées qu'on suit simultanément et c'est toujours difficile à suivre, surtout quand tout prend de l'ampleur en même temps et qu'on a peu de réponses concrètes pour le moment.
J'ai bien aimé le passage où Katie dit à Ellen qu'elle a tord de continuer à travailler pour Patty, sans savoir qu'elle est aussi en contact avec le FBI pour la détruire et se venger de sa patronne. Vivement le moment où Katie apprendra les réelles motivations d'Ellen, ce serait intéressant de voir ce qu'elle fera.
Puis le flashforward avance trop lentement et du coup, l'effet cliffhanger ne fonctionne pas avec le mec armé qui arrive dans la fameuse chambre d'hôtel. En revanche, le mec qui tire sur le flic qui suivait Katie ça donne un peu plus envie de se lancer dans l'épisode suivant.
En bref : On a au moins le mérite de retrouver un peu plus les personnages auxquels on est habitués même si l'épisode est plutôt confus dans l'ensemble, un peu trop hétérogène. Faudrait songer à apporter quelques réponses aussi vu que l'intrigue de la saison gagne en complexité épisodes après épisodes. C'est vraiment le genre de situation où il faut attendre le season finale pour voir tous les indices se réunir, donc pour l'instant l'épisode nous laisse sur sa faim et peine à faire passer un bon moment.
17-02-09
Pilote : Dollhouse
Quelle promo mensongère, la belle Dushku n'apparaît même pas nue. C'était pas un peu le seul intérêt de cette série ? Les seules fois c'est sous la douche cachée derrière le mur ou derrière des décors qui rendent l'image louche. Donc évidemment je suis déçu :)
Plus sérieusement, c'est pas étonnant que la série n'ait réuni que 4,7 millions de téléspectateurs vendredi dernier sur la FOX avec tous ses handicaps : critiques mitigées, pilote tourné deux fois, case horaire douteuse, la série avait peu de chances de faire un bon score.
Maintenant, la question est de savoir si la série est de qualité ou pas. Je me rejoins à la foule en disant que j'ai trouvé ce pilote assez moyen mais surtout, surtout dans ce genre de série il faut absolument le truc qui fasse la différence, le charme qui permette de passer outre l'aspect stand-alone des épisodes (qu'a House sur la même chaîne) mais que Dollhouse peine à trouver dans cet épisode.
L'histoire est assez simple, bien qu'elle ne donne pas trop envie de se lancer dans la série à première vue. Je ne suis pas fan de la première heure de Whedon donc j'ai plus visionné le pilote dans une période creuse que par pur intérêt pour celui qui est l'origine de Buffy entre autres.
C'est donc l'histoire d'Echo, une femme qui subit les expériences d'une organisation secrète sous le nom de Dollhouse qui utilise les gens pour mener des enquêtes en leur substituant une personnalité et une mémoire fixes à des fins plus au moins policières.
J'espère déjà qu'à partir de là la série ne jouera pas trop la carte du stand-alone parce que ça risque de gonfler sur le long terme, comme Fringe un peu. Des épisodes indépendants, des épisodes construits sur le même schéma, une ambiance froide, le charme n'opère pas. Cet épisode m'a un peu fait penser à Fringe de ce côté-là vu que les scénaristes s'intéressent beaucoup trop à l'enquête et c'est justement ce qui est le moins intéressant. Puis j'ai pas tout compris dans l'approche alors si tous les épisodes s'annoncent aussi confus dans le développement, bof.
Les personnages sont fades. On sait vraiment peu de choses sur le personnage de Dushku et elle n'a pas le charisme d'un House ou de Temperance dans Bones. Pour un personnage principal, c'est limite.
Cela dit, on verra sûrement peu de la vraie Echo et on se concentrera surtout sur les personnalités qu'on lui impose. Je ne saurai dire si c'est pire ou meilleur mais ça m'annonce surtout confus et brouillon. Puis les personnages secondaires n'attirent pas un intérêt particulier. Entre Helo de Battlestar Galactica ou le scientifique de la Dollhouse, la série peine à convaincre de ce côté-là.
Puis la réalisation laisse un goût amer. Y a un goût de sobriété qui manque, comme si on voulait trop en faire pour rien (la scène de la boxe notamment, trop de plans sur Eliza Dushku -bon, ça c'est pas un défaut). Par contre la musique est assez bonne même si son utilisation était trop facile : utiliser la mélodie mystérieuse pour le moment soit-disant mystérieux, et ainsi de suite, c'est très conventionnel.
Puis il y a sérieux manque de second degré ou alors ils essaient de faire rire mais ils échouent. Cela dit, comme ça a été dit un peu partout sur le net, les décors ont le mérite d'être beaux (ceux de la dollhouse surtout) et on retrouve bien la patte visuelle d'autres séries de la FOX, notamment avec ses scènes sur le port qui rappellent les séries qui bougent bien comme Prison Break ou au cinéma, Quantum of Solace par exemple. Mais bon là aussi, espérons que la série ne s'enlise pas trop dans l'action pure quand il s'agira de faire évoluer l'enquête parce que c'est souvent une méthode comme une autre de camoufler un manque d'originalité. Ce dont ce pilote donne l'impression.
Le cliffhanger avec le mec louche qui veut retrouver Echo, c'est là aussi amené peu subtilement, c'est pas ça qui me donnera envie de suivre la suite mais ça peut gonfler la saison avec un fil rouge plus au moins correct si bien géré.
En bref : Un pilote qui n'a pas l'air d'en être un. Vais-je suivre la suite ? Oui. Le deuxième épisode pour voir ce que ça donne mais il faut absolument donner de la gueule à la série en apportant la touche qui fasse le charme et la différencie des autres séries du genre (en espérant qu'on s'éloigne un peu du concept des loners qui me poussent en général à arrêter une série).
Sinon, s'ils peuvent apporter des réponses aux questions fondamentales un minimum (qui est réellement Echo ?) ça donnerait de l'épaisseur au tout.
Tout cela en espérant revoir Eliza en courte tenue, c'est le principal. :)
16-02-09
Desperate Housewives épisode 5.15
Je sens que ça va être dûr d'écrire les critiques de Desperate Housewives avec le temps puisque la série se classe de plus en plus parmi mes (guilty)-pleasures, ces séries où il est difficile d'écrire une critique longue tellement il se passe peu de choses et que l'intérêt de la série est clairement de divertir.
C'est pas un défaut même si ça paraît en être un, Desperate Housewives devient vraiment divertissante et on aurait presque envie que la série adopte un format plus court (le fameux 26') et améliorer la qualité des dialogues. Du produit showtime quoi.
Parce que quoi qu'on en dise, la série reste pour moi une valeur sûre et une des rares séries devant lesquelles je ne regarde pas le temps restant à chaque dizaine de minutes. Et cet épisode le prouve une fois encore, je me répète mais je l'ai trouvé assez récréatif, sans trop de prises de tête et dans la continuité des précédents : sobre et en partie efficace.
Le meilleur de cette semaine, c'était Gabrielle et Susan, étrangement. Gabrielle d'abord parce que j'adore Eva Longoria Parker. Par contre, pas fan du tout de sa coupe de cheveux mais j'adore son jeu. Alors certes la série passe dans le ridicule quant à la tentative de représentation de la crise économique qui "influence" la vie des housewives, mais bon, c'est comme le cancer de Lynette ou la cécité de Carlos, c'est mal traité mais c'est pas nouveau et je regarde pas Desperate Housewives pour voir l'effet qu'a la crise économique sur la vie banlieusarde.
Alors du coup le coup du chantage faisait redite, mais avec ELP, j'ai trouvé que beaucoup de scènes passaient bien. J'avais un sourire niais tout du long de l'intrigue, dès qu'elle apprend que le boss de Carlos trompe sa femme et qu'elle lui lance le regard provocateur à chaque coup pour tirer de l'argent de son adultère, j'ai adoré. Dommage qu'on ait rien de plus solide, mais là j'avoue que j'ai beaucoup aimé la dimension comique du truc sans que les acteurs en fassent trop.
Pour Susan, c'était évidemment de la redite, on n'a que ça cette année de toute façon mais ça fonctionne. On nous refait le coup d'un épisode précédent de la saison 5 où MJ préfère quelqu'un d'autre pour son éducation plutôt que ses parents (c'était Mike et Jackson sauf erreur, là c'est Susan et Katherine)
Là encore, y a pas d'intérêt majeur mais ça fonctionne clairement à mon avis. Et puis ça permet de lancer des intrigues pour la suite et l'acteur qui joue MJ est assez charismatique. Puis Susan a le mérite de paraître moins chiante que ce à quoi elle nous a habitué.
En parallèle, y a l'intrigue de Bree qui était médiocre mais Marcia Cross arrive à rendre le tout correct un minimum. Par contre, faut qu'on arrête de jouer avec les personnalités de Orson, soit il est gentil, soit il est méchant, pas les deux selon l'humeur des scénaristes. Le regard vilain à la fin c'était de trop. Et la démarche pour aboutir à la révélation du salaire d'Andrew n'était pas drôle (à part la réplique "je cuisine, j'ai pas le temps de théoriser sur ma potentielle carrière dans l'industrie du film pour adulte" qui était assez jouissive)
Là encore on traite du problème de l'argent, mais on nous fait pas le coup du "détail anodin pour parler d'un problème relationnel plus au moins important" entre Bree et Orson auquel les scénaristes nous ont habitué, dommage.
Puis l'intrigue de Lynette, c'était nul. Tom qui pète un câble, c'était mal joué, les gosses au restaurant, c'était ridicule. L'idée était mauvaise à la base.
Y a juste la belle femme seule à la table que les jumeaux se disputent qui relève le niveau mais on l'a voit à peine et le menu cachait sa poitrine. Fuck.
Puis y a l'intrigue d'Edie et Dave. Ça se complique (sans attirer l'intérêt) et Dave continue ses plans pour soit-disant détruire Mike au cours d'un voyage qui viendra dans les épisodes suivants, de ce que j'ai compris. Sauf que c'est toujours peu subtil, mal écrit et pour le coup ça ne fonctionne pas vu que ça fait un peu 15 épisodes qu'on nous répète la même chose.
Et Mike ne quittera jamais la série donc faut arrêter de nous faire croire qu'ils le tueront, ou alors ils tuent Katherine et je signe d'emblée pour la saison 6.
En bref : Outre les intrigues de Dave et Lynette, on a encore un épisode plaisant à suivre, qui fait passer un bon moment et qui continue à jouer sur la mécanique de la série sans que ça provoque des signes d'ennui de mon côté (alors que c'était le cas l'année passée à ce stade de la saison)
15-02-09
Avenged Sevenfold, aka A7X (commentaire, écoute + making-of)
C'est grâce à des conversations MSN (très) nocturnes avec un pote québécois que j'ai découvert Avenged Sevenfold (et System of a Down pour l'occasion)
Comme pour SofaD, c'était le coup de cœur direct pour le style musical d'a7x, surtout le dernier album éponyme, City of Evil est bon mais moins mélodique et addictif que l'album Avenged Sevenfold. Et faut que j'écoute le reste :)
Leur style a beaucoup évolué, on se situe beaucoup plus dans le métal avec le dernier album, bien plus metalcore que City of Evil.
Puis le groupe a quand même couvert la première partie de groupes de métal renommés comme MetallicA ou Iron Maiden pour ne citer que ceux-là même s'ils sont souvent décriés.
Je dois avouer que je suis tombé littéralement sous le charme des solos de Synyster Gates, le guitariste principal du groupe. Sur plusieurs titres (ils sont plus bas), la musique est littéralement jouissive. A7X est vraiment devenu mon groupe de prédilection pendant une journée ambulante, écouter de l'a7x en pleine marche c'est jouissif. Le défaut que je pourrai donner au groupe, c'est que contrairement à System of a Down, leurs chansons se ressemblent trop ou du moins, jouent trop sur le même rythme (alors qu'il y a pas mal de titres calmes chez System et le rythme varie beaucoup dans la chanson même), moins chez Avenged Sevenfold.
J'ai écouté City of Evil un peu à la va-vite, mais des premières écoutes leur album me laisse plutôt mitigé, comme je l'ai dit j'ai une préférence pour l'album éponyme et j'espère que le groupe continuera sur cette lancée-là. Le rythme est très soutenu et les paroles, sans être aussi explicites que celles de SofaD, sont bonnes (plus classiques, plus prévisibles aussi, mais on retrouve des thèmes sombres comme la guerre dans "Lost" ou l'euthanasie / le suicide dans "Brompton Cocktail")
Je vous laisse avec mes titres préférés, tous tirés du dernier album et deux vidéos de Making-of. (admirez la guitare dans Lost et Afterlife vers la fin, Brian rocks <3) Puis je vous laisse visiter leur myspace aussi qui est assez hawt visuellement parlant.
Get your own playlist at snapdrive.net!
14-02-09
Lost épisode 5.05
"You speak korean, Red ?" Rien que pour cette réplique, cet épisode valait le coup ! :)
Mais sinon, j'ai adoré. En deux épisodes (vu que les trois premiers épisodes m'avaient laissés de marbre) j'ai retrouvé le Lost que j'aime et à ce rythme on peut avoir une saison de très bonne qualité. Les enjeux deviennent passionnants et on n'a pas trop l'impression de savoir ce qui nous attend par la suite avant la fin de saison. Non, du bon Lost avec des touches de second-degré qui rendent le visionnage plaisant. Puis la réalisation est excellente si on omet les voyages temporels bien trop successifs. J'ai adoré les nombreux effets de caméra -j'suis fan de ce genre de choses en général !-
Il y a donc trois intrigues, encore une fois il y a le défaut qui consiste à passer d'une à l'autre sans grande subtilité mais la réalisation et les transitions permettent un visionnage pas trop lourd contrairement à l'épisode 3 par exemple.
La première, c'est Daniel et Charlotte. Ils me laissent complètement indifférent en fait. Et ce depuis le début. On avait commencé à les réunir depuis la saison 4 mais aucun des deux personnages ne m'attirent la sympathie et ne représentent pas l'élément majeur de la série. La preuve, Charlotte meurt, là aussi dans mon indifférence la plus totale. Même si je dois avouer que la scène était émouvante, plus grâce à la jolie composition de Michael Giacchino qu'au jeu des acteurs. Donc on dit au revoir à Charlotte sans qu'on ait appris grand chose à son sujet. Sauf qu'elle révèle à Daniel qu'il lui aurait dit dans le passé qu'elle mourra sur l'île si elle revient. Ça reste l'intrigue la moins bonne de l'épisode.
La deuxième concerne Locke, Jin, Sawyer, Juliet et Miles. Locke et Sawyer disent aux autres qu'ils peuvent mettre fin aux voyages temporels en tournant la roue tout comme Ben l'a fait dans le final de la saison 4. Et pour qu'il quitte l'île. Locke finit par arriver là où tourne la roue où il retrouve Christian Shepard qui lui parle du sacrifice qu'il doit faire pour ramener les 6 échapés sur l'île. Puis il tourne la roue dans une scène toujours aussi surnaturelle que dans le final de la saison 4 mais assez jouissive tant c'est beau visuellement parlant.
L'intrigue se suit facilement, sans gros problème de compréhension. Le seul problème c'est les voyages temporels trop nombreux et qui se répètent même si leur présence reste légitime. Mais sinon, le retour de Jin passe bien et comme je l'ai dit dans l'intro, les nombreux mouvements de la caméra sont super bien placés et dynamisent l'épisode. Personnellement, j'aime beaucoup, c'est très classe.
La partie sur Rousseau était un peu brouillon, surtout que le français prête à rire (mais on est en 1988 donc le "on se bouge de là" est pardonnable). Mais on y apprend rien de majeur. On retrouve le monstre noir qui prend un des acolytes de Rousseau comme victime et cette dernière fait comprendre que ça a perturbé le caractère de son compagnon. Bon, quelques scènes pas dispensables mais qui n'apportent pas grand chose et c'est pas avec cet épisode qu'on aura appris grand chose sur Rousseau.
Enfin, la partie à Los Angeles. C'est bon, mais ça n'égale pas ce qui se passe sur l'île. Il se passe pas grand chose en réalité. On reste bloqué sur le parking où Ben fait comprendre à Sun que son mari est toujours vivant. Puis ils rendent visite à la femme aux cheveux blancs, la mère de Faraday, sans Sayid ni Hurley.
On notera quand même la scène dans la voiture où on voit un Ben énervé, ça doit être la première fois qu'on le voit dans cet état. Même après la mort d'Alex il n'apparaissait pas autant sur les nerfs, c'est douteux.
En bref : C'est le deuxième épisode réellement convaincant de cette cinquième saison de Lost qui donne réellement envie de voir la suite, sans qu'on s'ennuie et qui n'est pas trop lourd malgré la complexité des situations. Il y a une vraie amélioration par rapport aux trois premiers, tant au niveau de la réalisation que du moment passé devant l'épisode.
12-02-09
* Breaking Bad épisode 1.04
Il y a des épisodes comme ça qui nous plaisent sans qu'on puisse expliquer la raison vu qu'ils n'ont rien d'extraordinaire (dans l'absolu je dirai que c'est l'épisode le moins bon jusqu'à maintenant, subjectivement c'est celui que j'ai préféré)
C'est le cas de cet épisode de Breaking Bad. C'est donc l'épisode qui succède au 110 de True Blood à porter l'astérisque, que je mets devant le titre des critiques d'épisodes que je trouve bons, bien réalisés et entrainants.
La réalisation est excellente, c'est vraiment ce qui rend l'épisode aussi facilement regardable. Encore une fois, on ressort l'épisode avec ses scènes préférées et une partie de mon appréciation de l'épisode vient du fait qu'il se concentre en partie sur Jesse, mon personnage préféré. J'aime beaucoup aussi les épisodes qui se concentrent plus sur le développement des personnages, en soi ce quatrième épisode ressemblerait presque au 104 de Damages qui suivait la même formule.
Il y a donc deux parties à l'épisode. La première autour de Walter, la moins intéressante. J'ai toujours du mal à m'identifier au personnage en fait.
On reprend avec le cliffhanger de l'épisode précédent où Walter annonçait quelque chose à Skyler. Le début de l'épisode continue à jouer avec l'ambiguité, notamment quand Skyler pleure pendant le dîner sans que le téléspectateur sache ce qu'elle sait. Mais révélation prévisible, on apprend qu'elle sait seulement pour le cancer de son mari. L'inverse (qu'elle soit au courant de sa collaboration avec Jesse) aurait été trop idéaliste vu qu'il aurait fallu expliquer leurs activités et évidemment tomber sur la révélation du cancer par la suite. Mais c'est intéressant de voir quand elle découvrira qu'il bosse avec Jesse.
Donc elle ne sait que pour le cancer et l'épisode est assez laborieux de ce côté-là, vu qu'on n'avance pas vraiment, on voit surtout comment la famille réagit à la situation. Le fils de Walter semble le prendre moins bien vu qu'il souhaite carrément que son père meurt au lieu de prétendre qu'il est sain. Soit. C'est louable de se concentrer sur les membres de la famille, mais on n'avance pas et c'est pas de ce côté-là de l'épisode qu'on retire des scènes mémorables.
Par contre j'ai adoré la partie avec le mec balèze qui a tout, le gros cliché du mec riche à la voiture chic qui a une vie aisée et que Walter ne supporte pas. La dernière scène est à la fois drôle et pathétique, là aussi la série arrive bien à agencer les sentiments. Même dans un épisode majoritairement dépressif, Breaking Bad arrive à nous faire décrocher quelques sourires.
Excellente réal je disais (par Jim McKay), et ça se sent beaucoup du côté de Jesse. J'ai adoré. J'ai toujours un faible pour ce genre d'intrigues où on tente d'approfondir des personnages, apporter des nuances aux personnages qui paraissent superficiels ou prévisibles à première vue. Le voir retrouver sa famille et ses discussions avec son frère (une sorte de génie qui doit avoir la moitié de son âge mais qui fume aussi) étaient réussies.
Y a beaucoup de scènes bien réalisées, encore une fois c'est difficile (voire impossible) de retranscrire les émotions par écrit donc il faut voir l'épisode pour juger tout cela, mais j'ai adoré la scène où il ouvre le coffre à jouets et trouve une copie d'examen où Walter lui avait filé un F avec un commentaire négatif du genre "applique-toi". C'est là qu'on se rend compte de l'ironie de la situation et l'acteur qui joue Jesse est bon, il arrive à rendre son personnage plutôt charismatique.
Par contre, la fameuse réplique du "c'est toi le fils qu'ils préfèrent, ils ne parlent que de toi" sonnait assez cliché, surtout que ses parents à Jesse semblaient avoir des problèmes avec lui dans le passé. C'est réellement là qu'on retrouve les meilleures scènes et rien que pour ce personnage (qui m'intéresse étrangement plus que Walter) la série semble valoir le coup d'œil.
On avance toujours dans l'enquête que suit Hank au sujet de Krazy 8 sans que la storyline présente un intérêt grandissant à l'heure actuelle.
En bref : Un excellent épisode, très bien réalisé qui vaut en grande partie pour la partie de Jesse qui devient vite mon personnage préféré. Au delà des scènes qui sont bien réalisés, il y a un rythme qui mérite d'être plus soutenu vu qu'il y a une légère baisse par rapport aux épisodes précédents. Mais la série, à défaut d'être addictive, se laisse suivre sans grande difficulté.
11-02-09
Pause blogesque
Hey !
Je poste un court billet pour vous prévenir d'une pause de durée indéterminée des mises à jour sur le blog. Mon moral n'est pas au plus haut et j'ai pas la motivation de me lancer dans des épisodes / films en ce moment. Y a rien de grave, juste une période dure à traverser qui "commence" à peser sérieusement sur mon état physique.
Le blog tourne au ralenti simplement, il n'y aura pas aucune mise à jour. Je peux d'ores et déjà vous promettre la critique du 515 de Desperate Housewives lundi prochain après celle du 104 de Breaking Bad et d'autres billets éventuellement. Je me suis mis à Flight of the Conchords, donc vous pouvez vous attendre à un bilan de la saison normalement d'ici 1 mois ^_^ Côté films, le dernier Fincher, Benjamin Button.
Le blog devrait retrouver une activité plus régulière d'ici 1 semaine ou deux, maximum.
À plus et merci de votre fidélité ! =D
09-02-09
Desperate Housewives épisode 5.14
Je déprime donc je dors pas. J'en ai profité dès 4h du mat' pour télécharger cet épisode de Desperate Housewives sans appréhension aucune, la série m'ayant un peu manqué depuis le dernier inédit.
On a connu des pires épisodes de Desperate Housewives, il fait même partie des meilleurs épisodes de la saison. On a un peu toujours chaque housewife dans son coin mais le tout fonctionne bien, comme dans cette saison 5 en général, de bien meilleure qualité que la saison précédente ou du moins, une saison qui se regarde avec plus d'enthousiasme pour ma part. Par contre, oublions complètement l'effet de continuité avec la mort de l'homme à tout faire dans l'épisode précédent, il n'y en a pas. La facilité est consternante, mais la série nous y a habitués. Un passage du pire au meilleur du côté des housewives comme à l'accoutumée donc.
Le moins bon, c'est Susan indéniablement. Le thème de l'épisode étant l'argent, chaque housewife a une histoire en rapport avec ce thème-là. Et j'ai plutôt bien aimé, c'est dire, mais ça reste l'intrigue la plus faible de l'épisode. L'histoire avec Katherine et Mike faisait un peu réchauffé, le comique de situation était limite (Katherine qui se montre nue devant Susan, je soutiens ma théorie comme quoi Susan est bi vu qu'elle peut pas s'empêcher de regarder) mais l'intrigue fonctionne plutôt bien dans l'ensemble. J'adore le jeune acteur qui joue MJ aussi. Puis Katherine et Mike n'ont pas paru trop gonflants, même si ça l'est de toujours devoir mêler Mike aux intrigues de Susan cette saison. Moyen mais divertissant.
J'adore la paire Gaby / Edie. On a toujours de bons moments et cet épisode prouve que la série peut encore faire rire quand elle veut. J'adore Eva Longoria Parker en soi donc ça aide. Je le répète chaque semaine (quand il y a des inédits) mais sans une actrice aussi dynamique on aurait sûrement pas eu un personnage aussi charismatique.
Son intrigue de perte de poids m'a étrangement fait rappeler la saison 1 dans une intrigue où elle n'arrivait pas à rentrer dans une robe à cause de sa grossesse. Tout comme l'intrigue de Bree et Lynette sur le prêt d'argent m'a fait penser à une anecdote de la saison 1 aussi mais j'y reviendrai.
C'était étrangement divertissant là aussi, créditons le talent d'ELP et Nicolette Sheridan (plus radieuse que jamais, je le répète aussi chaque semaine à inédit) et leur alchimie, toujours intacte après 5 saisons. Puis je craque toujours pour les intrigues de Gabby où on nous met la musique mélo en fin d'épisode pour faire croire qu'il y a un semblant de profondeur. Même s'il y en a pas, c'est beau.
Le meilleur, c'est ce qui concerne Bree et Lynette. J'ai eu du mal à me mettre à fond dans l'intrigue mais elle vaut le coup, rien que pour le jeu de Marcia Cross (qui, en général, a tendance à m'irriter dans ce genre d'intrigues sur ton léger surtout quand on connaît la Bree des deux premières saisons).
Mais là aussi, on a l'impression de voir la série renaître tant les défauts habituels ne gênent pas trop. Le duo Bree / Lynette dans cet épisode fait penser au 4ème épisode sur beaucoup de points mais ça n'empêche pas d'apprécier l'intrigue à sa juste valeur.
Dommage par contre qu'on passe d'un faire-valoir à un autre pour Lynette : une fois Tom, une fois son fils, une fois sa mère, maintenant Bree. Ça a un goût d'instabilité mais le défaut ne gêne pas à proprement parler du moment qu'on prend l'intrigue au deuxième degré, pour le simple but de divertir.
Puis l'intrigue à part, Dave. Là aussi on avance petit à petit. Tom apprend que c'est Dave qui a fait porter le chapeau à Porter pour l'incendie et il commence (enfin) à avoir des doutes sur la culpabilité de ce premier. Puis la scène avec Edie au lit portait à confusion vu qu'il dit que leur relation aboutira à une mort. Laquelle ? On sent l'arnaque venir mais là encore on est habitués ... Cela fait plaisir de voir qu'on avance dans l'intrigue fil rouge et même si on n'apprend rien, c'est sympathique de voir les personnages apprendre ce qu'on sait déjà et ce dont ils auraient du se douter depuis le début de la saison.
En bref : Un épisode qui traite dans le fond de la superficialité et qui a la mérite de ne pas l'être. Il fait partie des meilleurs de cette saison 5, la série reste fidèle à elle-même donc j'ai passé un bon moment, à défaut d'avoir trouvé le travail d'écriture bon.
08-02-09
Katy Perry dans Skins s03e04 (spoilers)
Pas à proprement parlé (dommage). J'ai arrêté la saison 3 mais voici un extrait de l'épisode diffusé jeudi prochain - et pas n'importe lequel, ce serait presque teh extrait qui m'ferait continuer la série. Bon, ne surestimons pas le moment, mais pour ceux qui décident de visionner la vidéo, à vos risques et périls car elle contient des spoilers, cliquez sur le lien ci-dessous.
http://www.youtube.com/watch?v=pvL9jQliJUs
07-02-09
My latest coup de cœur musical, un peu timbré mais dynamique et bien écrit : System of a Down
J'inaugure en quelque sorte cette rubrique avec mon dernier coup de cœur musique, System of a Down. J'aime les groupes qui font du bruit, j'aime pas m'ennuyer quand j'écoute du son donc de ce côté-là ce groupe est assez satisfaisant (je crois qu'en même temps j'ai passé ma période Keane / Radiohead pour des titres plus dynamiques)
Le premier titre que j'ai écouté de SofaD c'était BYOB, autant dire pas forcément le titre le plus silencieux de ce groupe de métal. J'aimais pas du tout au départ, puis j'ai écouté un titre et un autre et deux jours plus tard j'écoutais que ça. C'est vraiment un groupe où faut écouter le titre jusqu'à la fin pour apprécier la musique. Puis c'est un style particulier, on passe d'un ton à l'autre, c'est très agréable à l'écoute honnêtement, on n'a pas le temps de s'ennuyer et chaque titre est une surprise tellement on reconnaît le timbre mais que la musique reste imprévisible à chaque coup.
Un bon gros coup de cœur, un groupe qu'on apprécie avec le temps et qu'on peut écouter plusieurs fois, à la fois dynamique et rythmé.
Je viens de découvrir le groupe donc je n'ai pas encore écouté la majorité des chansons (y en a quelques unes dans la playlist deezer à droite) mais au niveau des albums, j'ai une préférence pour Mezmerize. Toxicity date de plusieurs années mais la majorité des titres que j'ai pu écouter pour la première fois (Forest, Deer Dance, Needles, Jet Pilot) m'ont pas plu. Bon là encore faut réécouter pour voir si on apprécie avec l'habitude (parce que c'est typiquement le genre de musique qui fonctionne comme cela, à mon goût en tout cas)
Le preuve, j'aimais pas du tout BYOB au départ, puis en l'écoutant à nouveau, j'ai appris à l'apprécier plus. Je crois qu'il devient mon titre préféré du groupe, comme quoi.
Y a d'autres titres qui sont aussi vraiment bons, personnellement mes préférences vont à Old School Hollywood (peut-être une des chansons les plus calmes mais super entrainante, j'adore le rythme ^^) puis Violent Pornography (ne me demandez pas pourquoi, sûrement le thème :))
Les paroles ont le mérite d'être explicites quand même : "everybody fucks / sucks" avant "it's a violent pornography, chocking chicks and sodomy, the kinda shit you get on TV". Mais c'est ce qui fait le charme du groupe en partie.
Puis bon les paroles sont excellentes la plupart du temps. Outre le côté survitaminé, qui-part-dans-tous-les-sens qu'imposent les artistes, il y a des thèmes et des paroles souvent noires (Soldier Side, Lonely Day, Chop Suey! - "I don't think you trust in my self-righteous suicide", BYOB - "why don't Presidents fight the War, why do they always send the Poor ?") qui donnent une réelle profondeur au tout. Le contraste donne un résultat convaincant et on ne sait plus où donner de la tête tellement le groupe joue sur beaucoup de registres (tant au niveau des paroles que du ton musical lui-même).
Et c'est assumé. D'ailleurs il y a bien un titre qui s'appelle "This cocaine makes me feel like I'm on this song" ! Si le groupe part dans des trips assez surréalistes musicalement parlant, il y a un vrai travail d'écriture dans le fond qui donne de la crédibilité aux chansons (pas toutes, c'est sûr).
Bref, c'est vraiment un groupe de métal (alors bon il est certain, il faut supporter le genre musical un minimum) qui propose de la bonne musique, qu'on peut écouter facilement sans s'ennuyer. Le rythme est soutenu et les paroles permettent de rendre le résultat plus adulte que la forme.
Puis comme Linkin Park il y a des titres bien plus calmes tout en étant noirs, là où il y a des titres mouvementés sans fond mais qui s'écoutent facilement pour le fun. Le travail d'écriture est vraiment excellent et le style musical ne se limite à rien et a le mérite de ne pas être prévisible. Une jolie découverte.


