Unit-E

Critiques de séries telles Friday Night Lights, Skins, LOST, Desperate Housewives ou enore Veronica Mars.

30-01-09

Skins épisode 3.02

Skins, c'est fini pour moi. Un épisode à chier. Une saison qui s'annonce à chier. Intro de qualité. :)
Bah voilà quoi, c'est de la merde à nouveau. J'ai beau chercher, j'ai beau me poser des questions sur l'épisode en lui-même, chercher des trucs qui puissent me plaire, que je puisse dire des trucs de positif, mais je trouve pas. À la limite, je crois qu'il faut donner le crédit aux scénaristes d'avoir osé consacrer un épisode complet à un personnage aussi irrévérencieux, irrespectueux, vulgaire, antipathique, salaud, tout ce que vous voudrez : Cook. Où est passé le génie de la saison 1 ? C'est de la merde cette saison 3. Et je sens que ça va le rester. Même s'ils s'améliorent je m'en fous, de toute façon les personnages ne m'attirent pas la moindre sympathie (sauf Emily et Naomi, le futur couple lesbien - c'est mon côté Katy-Perry-is-awesome qui ressort, le saphisme c'est excitant)
Mais sinon, un épisode consacré à Cook, de cette gueule là, c'est juste inqualifiable.

Je ne sais même pas par quoi commencer tellement tout était mal écrit. Je vais essayer de garder un minimum d'objectivité mais bon ça va être difficile. Bah déjà l'acteur qui gueule ça m'a saoulé. L'acteur qui bouffe le gateau en moins de deux c'était juste dégoutant. Le rire de Cook est super énervant. J'ai pas ri une seule fois devant l'épisode. C'était juste nul quoi. Encore, Gossip Girl, limite 90210 ça a de la gueule à côté de la provoc' gratuite dans un épisode comme celui-ci ...

Puis le réalisme, bonjour quoi. C'est les 17 ans de Cook, il s'la joue kaillera c'est limite. On prépare une fête ringarde pour lui, tout le monde se fait chier donc il finit à la fête organisée pour la copine de la soeur de Freddie si j'ai bien compris.
Puis il rentre en froid avec le père de cette dernière qu'il a humilié dans une scène absolument ridicule où il chante en playback, dans un syle provoc' qui gêne plus qu'autre chose. Puis il finit dans un club où se cotoient putes et stripteaseues juste après. Génial. Profond et tout. J'ai essayé pourtant, de chercher la profondeur : y en a pas. Y en a même plus dans Secret Diary of a Call Girl, de la subtilité. Là rien. On dirait même pas une série anglaise ou alors c'est ce à quoi doivent ressembler les pires séries britanniques dans ce cas.
Y a JJ aussi avec lui qui s'amuse à embrasser une pute vu qu'il l'a jamais fait avec une fille... disons "normale". Là aussi on tombe dans un délire incroyable pour une série comme Skins, c'est juste plus possible. Mais c'est pas le pire.
Le pire c'est quand Cook se fait faire un handjob mais est distrait par les jouissements du mec de l'enterrement de vie de jeune fille, adepte SM, celui avec lequel il était en froid. Il lui pète la gueule parce qu'il a insulté sa mère. S'ensuit une magnifique réplique "Tu me connais pas, j'suis Cook". Ok. On avait compris. Sauf qu'on a perdu strictement tout ce qui faisait le charme de la série dans les deux premières saisons, c'est hallucinant. Je suis sidéré par la facilité dans laquelle les scénaristes se sont jettés. C'est ultra mauvais mais j'en ris tellement c'est pathétique. On a une autre série devant nous. Je plains les acteurs en plus ...

À côté on essaie de s'la jouer "y a quand même de la subtilité, c'est dramatique et profond" avec Freddie. Freddie qui paraissait un peu comme le loser de la bande, le stéréotype du mec lambda un peu. Puis là il décide d'arrêter de suivre Cook parce que visiblement il en a marre de payer pour ses conneries. Donc logiquement Cook n'a rien fait de pire dans le passé, Freddie décide de le lâcher comme ça. Pile au deuxième épisode, quelle subtilité, c'est impressionnant ... Puis ça parle pour soi, il suffit de regarder l'épisode pour réaliser à quel point c'est mauvais. Le pire c'est peut-être que les acteurs y croient. Jack O'Connell du moins. Irritant à souhaît, je retire la moindre syllabe de bien que j'ai pu dire sur lui sur ce blog (bon dans Eden Lake il est bon, là il rend le personnage encore plus con et détestable)

En bref : Y a même pas un seul truc qui sauve l'épisode. Le seul truc "positif" que je peux dire c'est que les scénaristes ont au moins eu le courage de faire un épisode aussi ridicule, pathétique, je trouve pas les mots tellement c'est peu ingénieux et limite insultant envers la première génération. J'arrête "Skins" ici. C'est plus Skins, ça m'a l'air d'être une série pour ados à la libido débordante qui sniffent pour passer le temps (je ne juge personne qui continue hein :)) Mais j'arrive juste plus quoi, cet épisode est une honte monumentale, je l'oublierai jamais tellement il fait partie des pires épisodes de séries que j'ai vus de ma vie (à caser dans les Heroes qui te foutent le moral au plus bas)
Puis dernier coup de gueule contre E4 dont le site bugue toujours et qui foire mon téléchargement en plein milieu, voilà, je suis fier de ma critique :)

Posté par _Red à 03:11 AM - Skins - Saisons 1, 2, 3 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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29-01-09

Film : Revolutionary Road (Les Noces Rebelles) (2009)

Je vais commencer par un grand coup de gueule contre le titre vf. Alors qu'on évite la traduction littéraire "route révolutionnaire" je comprends, mais de là à sortir un titre aussi peu inspiré (et qui veut pas dire grand chose) ... Espérons que ça ne porte pas préjudice au film, parce qu'on est à la limite du titre cucul et si certaines personnes s'y privent à cause du titre c'est dommage (ça doit exister sûrement, je le fais des fois j'avoue)
Parce que le film n'a rien de cucul justement. Bravo à Sam Mendes qui a fait un excellent travail sur la réal, bravo à Kate Winslet pour son Golden Globe amplement mérité, bravo à Léonardo Dicaprio aussi. Voilà du cinéma de qualité, un film qui marque, un film qui fait réfléchir, un film qui bouleverse. Dommage que la première heure soit si longue et peu fouillée mais le reste est du grand art, un magnifique travail sur l'étude des personnages. Respect.

Ca faisait depuis longtemps que j'avais pas autant apprécié un film en fait. Pas que j'ai passé un moment à s'en souvenir toute sa vie, mais c'est rare de voir des films qui vous sortent autant les mots de la bouche, quoi. J'avais peur (même si j'adore la série) de retrouver un Mad Men version cinéma, il y a beaucoup d'éléments qui s'y rapprochent (le couple, la réalisation ...) sauf qu'on est en 1950 au lieu des sixties. Déjà qu'un épisode de Mad Men est souvent indigeste, version cinéma pendant 2h j'imagine pas.
J'attendais un film un peu moins pudique que la série, qui fout carrément la boule à la gorge. Autant dire que le début du film commençait bien, on avait une dispute entre le couple, moi qui avait peur que le début soit laborieux et que ça traine un peu. Après ça se gâte un peu plus, la première heure est plutôt lente et le film trouve son rythme vers le milieu. Puis la fin est très belle.

Revolutionary Road c'est donc la simple histoire d'un couple vivant dans le Connecticut, assoiffés par la vie atypique, qui ne veulent pas tomber dans les conformismes du couple banlieusard de l'époque. C'est April surtout (interprétée par Kate Winslet donc) qui souffre de cette volonté de quitter sa vie pour Paris où ils peuvent vivre heureux avec son mari (Leonardo Dicaprio), réellement jouer la carte du couple inhabituel. Bref, c'est surtout l'histoire d'une femme qui est prise par la monotonie et qui veut changer. Pour parler de la performance des acteurs, j'ai trouvé Dicaprio bon sur tout le film et Winslet que sur la majorité en fait. Dans les nombreuses fortes scènes de dispute, elle semblait gênée, son jeu paraissait peu naturel alors que Dicaprio avait vraiment un jeu authentique tout du long.

Excellente réalisation, évidemment. Pas aussi frappante que pour Slumdog Millionaire car plus sobre et plus présentée en tant qu'atout "secondaire", en arrière-plan (les décors vu l'époque), mais réussie, indéniablement. La première heure est difficile à suivre tant il y a un certain nombre de répétitions, dès que l'idée de déménager à Paris fait surface. Le couple se voit dans l'obligation de le répéter à tout le monde donc à un moment donné, on a une succession de scènes où chaque proche / collègue apprend la nouvelle.
Le film décolle vraiment à partir de la révélation sur la grossesse. C'était fort et imprévu. On savait depuis le départ qu'ils n'allaient pas partir pour Paris, puis c'est réellement l'élément perturbateur qui permet de relancer l'intérêt et les différends au sujet de ce changement de vie radical. À partir de là, il y a eu beaucoup de scènes de dispute assez fortes. Celle sur l'abortion, puis plus tard quand Frank avoue à sa femme qu'il a eu une liaison (l'adultère semble être presque naturel à cette période-là, cf Mad Men là aussi, ça en deviendrait presque choquant, puis ils fument tous aussi, ne savant pas que c'était nuisible pour la santé) avant que les invités arrivent et qu'ils calment leur tempérament pour reprendre la dispute dès leur départ.

La régression du couple est vraiment bien fichue. L'épouse est prise dans le désespoir, elle est devenue la femme qu'elle espérait ne pas être, le mari est plus indifférent quant à la vie qu'il vit. Puis ils atteignent un point de non-retour où on se demande vraiment ce qu'ils ont fait pour en venir jusque là. April dit bien à son mari qu'elle ne l'aime plus, sous la colère ou pas, ses paroles paraissaient authentiques et on en vient à croire ça naturel : c'est pas son mari qui a gâché sa vie mais la monotonie de leur relation, puis comme elle le dit dans une scène elle a casé toute son énergie dans l'espoir d'avoir une vie atypique, de se sentir littéralement active. Donc évidemment quand l'utopie devient irrationalité, on meurt. Bref, c'est super bien fait, très bien écrit, il y a une réelle subtilité. Puis pas besoin des musiques mélodramatiques, tire-larmes pour faire passer l'émotion. L'émotion passe beaucoup plus facilement avec un film comme celui-ci, sobre mais juste, qu'avec une daube sans nom comme Sept Vies que je vous déconseille vivement au passage.

En bref : C'est un film très juste, très poignant, qui dit tout haut ce qu'on pense tout bas. C'est rare de trouver un mélange qui fonctionne aussi bien au cinéma, puis les deux personnages principaux sont assez nuancés pour attirer la sympathie ou permettre l'identification.
Excellente réalisation aussi, un film à conseiller évidemment aux adeptes du cinéma de qualité.

Lost épisode 5.03

Ca va pas être évident d'écrire des critiques de cette cinquième saison de Lost tellement le schéma porte à confusion mais bon ... Autant dans les autres saisons ça restait plus au moins compréhensible parce qu'on restait dans des périodes définies dans le temps, là c'est assez décousu. Y a sûrement peu d'incohérences, voire aucune, mais c'est quand même dur de suivre un épisode quand on passe de passé à présent quand en plus on fait des allusions à ce qui s'est passé avant / après, que ce soit dans la série, dans un flashback, dans un flashforward, dans une vision...  Puis il y a vraiment un manque de continuité, on a plus des ébauches d'intrigue ici et là plutôt qu'un réel fil rouge (on ne voit même plus les 6 échapés qui étaient visiblement supposés constituer le fil rouge avec leur retour sur l'île) Il y a Desmond, il y a Locke, il y a Daniel, il y a de nouveau personnages, tout ça dans un épisode, sans lien entre les intrigues (du moins entre l'extérieur et l'île), c'est brouillon quoi, ils peuvent plus maîtriser chaque truc correctement vu le nombre de personnages qu'il y a maintenant. Ca reste le meilleur épisode des 3 et de loin.

Bon comme d'habitude, je vais commencer par le moins intéressant, l'inutile : Daniel et Charlotte. J'ai failli halluciner quand il a dit à Richard qu'il voulait désarmer la bombe parce qu'il aimait Charlotte. Ça c'est le tue-scène Lost par excellence. Je sais pas s'ils veulent nous refaire une intrigue amoureuse pour la saison, personnellement je m'en passerai, surtout que les deux acteurs sont assez mauvais et peu charismatiques. Puis ils étaient tellement sous-exploités l'an dernier que là dès qu'on leur donne plus de temps d'antenne, c'est suspect. Enfin personnellement, je m'en fous qu'elle meure ou pas ce qui sera sûrement pas le cas cela dit. Donc cliffhanger inutile. Sont forts.

Puis il y a le gros morceau sur l'île qui est assez indigeste tellement il se passe rien mais on veut nous faire croire qu'on avance. Pas réellement en fait. Comme je l'ai dit, on avance juste quelques révélations - minimes - qui comme Lost nous y a habitués auront leur importance dans un futur quelconque. Parmi ces détails anodins qui ne le sont pas : un des Autres qui s'appelle Charles Widmore (simple clin d'oeil ou anecdote de taille ?), les saignements de nez de Charlotte après que l'île ait voyagé dans le temps, .... Puis d'autres qui m'échappent. Toutes des questions dont on a encore besoin d'avoir les réponses, des explications. Comme pour Lost en général je ne vais pas me prononcer sur la qualité vu qu'on est en plein dans les mystères sans réponse. Si les scénaristes prouvent qu'ils maitrisent la série à ce point-là dans le dernier épisode, je serai moins dubitatif.
Locke, en attendant, rejoint le groupe de Sawyer et Juliet avec un paquet d'Autres dont l'anglais, le Charles Widmore de l'île. Ils sont dans le passé en comparaison au season premiere vu que Richard ne se souvenait pas avoir ordonné à Locke de quitter l'île pour ramener les 6 échapés. Et c'est justement le problème de ce début de saison et des épisodes comme ça de Lost en général : la scène n'a strictement aucun intérêt d'un point de vue pratique (à part gonfler l'épisode) C'est comme au début de l'épisode où Desmond continue à dire à Penny qu'il doit retrouver Faraday ou sa mère, parce qu'il l'a vu dans un souvenir. On le sait déjà un peu, donc on n'avance strictement pas.
Puis là Locke demande à Alpert comment quitter l'île, il lui répond même pas, c'est secret, machin, puis l'île voyage dans le temps. Futur, présent, on sait pas, il faut juste caser le cliffhanger avec Charlotte. Donc c'est assez indigeste tellement les scènes inutiles s'enchaînent, on n'apprend rien de majeur mais il y a toujours la musique lourde en fond qui veut nous faire croire le contraire.

L'épisode a au moins le mérite de réunir tous les personnages sur l'île, sauf erreur, une bonne partie du moins. Ils se retrouvent donc tous au camp des Autres qui disparaît dans le voyage dans le temps en fin d'épisode. Donc on va les retrouver où les Autres ? Quand surtout ? C'est confus là encore mais ça peut être intéressant, si pas trop mal géré par la suite. Sinon, ce qui se passe sur l'île dans la globalité est réellement pauvre d'intérêt parce qu'on n'avance pas.

Ce qui concerne Desmond évidemment est plus intéressant. Heureusement qu'il y a leur gosse (j'avais oublié que Penny était enceinte d'ailleurs) pour pouvoir comprendre un minimum dans quelle période on se situe.
Personnellement tout ce qui concerne Penny et Desmond ne m'a pas vraiment déçu dans le passé (^^), les deux acteurs sont réellement bons, ce qui fait assez défaut dans Lost en fait. Par contre c'est clairement l'épisode "consacré" à Desmond qui est le moins bon. Il cherche toujours à retrouver la mère de Faraday après la vision qu'il a eue dans le season premiere où Daniel lui disait de la trouver mais évidemment ça coupait juste quand il s'apprétait à dire où elle se trouve. À défaut de la trouver (pour l'instant) il apprend que Faraday a détruit une certaine femme, dans un état critique, et la laissée comme ça. Widmore en savait quelque chose apparemment donc Desmond présume qu'il sait où se trouve la mère de Faraday. Là aussi on se concentre trop sur Faraday sous exploité la saison dernière donc c'est peu intéressant et c'est loin d'être le personnage le plus complexe de la série. La confrontation entre Desmond et Widmore était pas mal par contre, c'est la seule bonne scène de l'épisode.
Bref, Desmond a enfin l'adresse pour trouver la mère de Faraday, puis Penny lui dit qu'elle viendra avec lui vu qu'il aura du mal à oublier tout cela s'il veut rester avec elle et laisser tout cela derrière lui. Donc on relance encore un énième fois une intrigue cette saison : Desmond et Penny doivent trouver la mère de Faraday. Ok. On a avancé des masses (bon là on a l'adresse, y a du progrès)

En bref : Encore un épisode où il se passe peu de choses, où on tente de gonfler les 42 minutes avec des anecdotes sans grande importance, des scènes inutiles, des dialogues qui nous apportent rien ... J'espère que ce sera pas le qualitatif de cette saison 5 parce qu'on va vite tomber dans la médiocrité. C'est pas que c'est mauvais, c'est juste que c'est désordonné, tellement alambiqué qu'ils peuvent plus tout gérer correctement : des personnages clés sont absents, il y a un manque de continuité, les scènes s'emboitent sans grande logique ni de lien entre elles... Bref, c'est le bordel sans que ce soit réellement incompréhensible, juste confus.

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28-01-09

United States of Tara épisodes 1.01 et 1.02

J'ai hésité à écrire la critique du pilote en temps voulu, puis je me suis dit que j'allais voir le rendu de l'épisode 2 pour pouvoir me prononcer définitivement au sujet de la série vu que le pilote était trop court pour vraiment se faire une idée de ce que la série a à offrir. (The) United States of Tara est donc une nouvelle série de Showtime, lancée il y a un peu plus d'une semaine sur la chaîne câblée qui raconte l'histoire de Tara, femme mariée qui change de personnalités involontairement. Tara est interprétée par Toni Collette (Little Miss Sunshine), excellente dans son rôle, le show est créé par Steven Spielberg et parmi les scénaristes on trouve Diablo Cody (Juno) et Alexa Junge (auteur sur Friends, productrice sur Friends, The West Wing et Big Love). Du côté des réalisateurs, il n'y a pas de grands noms, juste quelques uns qui ont bossé de façon passagère sur Dexter, Weeds, Californication, la série britannique Shameless le temps de quelques épisodes. Bref, du beau monde en somme. Puis je ne sais pas si je l'ai dit mais Showtime est vraiment la chaîne câblée la plus efficace (la chaîne la plus efficace tout court aussi) vu qu'elle détient une bonne partie des shows de format 26' de qualité (Weeds, Californication, Secret Diary of a Call Girl, ...) : des séries qu'on lâche certainement plus difficilement que les autres à cause de leur court format et de leur côté léger qu'on ne trouve pas dans les autres poids lourds des chaînes câblées (Damages, Mad Men, Breaking Bad, ...)

USofT joue vraiment sur cette ambition : c'est une série sympathique, assez distrayante, qui ne donne pas trop le temps de s'ennuyer sur les 26-28 minutes qu'elle occupe. Des épisodes qu'on n'a pas forcément envie de voir terminer dès qu'on est bien dedans. Puis le pitch est assez original en soi, toujours dans la lignée des séries de Showtime (ça tourne plus au moins autour d'un personnage principal sans qui la série ne verrait pas le jour) : Tara est atteinte de troubles de la personnalité et on voit à partir de là comment sa famille réagit aux différentes situations dans lesquelles elle se trouve. C'est un bon postulat de départ qui donne envie de continuer vu qu'on sait plus au moins que les scénaristes nous réservent des choses à venir.

Le premier épisode était une bonne introduction, sans plus. On misait un peu trop sur l'aspect comique, même s'il suffisait simplement des quelques scènes d'ouverture pour démontrer le talent et le charisme de Toni Collette (on a un peu tout vu défiler dès les premières minutes) Puis c'est drôle, on voit bien la touche Juno, sans l'aspect bon-enfant, il y a une touche de sobriété qui est intéressant à développer. C'est presque une série girly en soi, qui s'apprécie à tous moments sans que ce soit révolutionnaire, ni prétentieux.

Y a aussi un autre aspect qui est plutôt encourageant, c'est que la série est imprévisible. Ca change des autres séries de Showtime (Californication et Dexter surtout, Weeds un peu moins, SDofaCG aussi) C'est vraiment difficile de se dire de quoi sera faite la saison complète ou du moins les épisodes qui suivront. La série avance à son rythme, c'est une bonne chose et le téléspectateur s'y fait. Par contre je vois bien le concept devenir redondant après un moment, si les scénaristes peuvent établir des fils conducteurs ce serait encore plus intéressant. C'est prometteur donc.

Le deuxième épisode était un peu plus chaotique mais plus dramatique. Il y a eu quelques longueurs mais c'est intéressant de se concentrer sur la dynamique familiale - loin d'être évidente à gérer - et Toni Collette était excellente dans le rôle d'Alice, la ménagère nevrosée. Ca promet des épisodes tantôt comiques, tantôt dramatiques. Puis on se concentre plus sur la famille, on a l'impression que les scénaristes épaississent leur série pour lui donner de l'élan et couvrir une bonne partie de la saison sans qu'on ressente l'effet de répétition appréhendé. C'est pas mal.

Bref, une série qui ne se prend pas la tête, qui commence plutôt bien et devant laquelle on passe un bon moment. Mention spéciale à Toni Collette, très à l'aise dans tous ses personnages ce qui est loin d'être tâche facile (T, Buck, Alice - ils sont tous appréciables).
À partir de là, espérons que la série ne s'embrouille pas trop dans le superflu et arrive à nous proposer des épisodes de haute qualité, frais et à l'humour inaltérable sur la longueur.
Je ne pense pas faire les critiques hebdomadaires, mais c'était juste pour mettre mes impressions par écrit concernant la série. :)

27-01-09

Film : Twilight (Twilight: Chapitre 1, Fascination) (2009)

J'y suis allé avec deux potes et leurs copines respectives, autant le dire la salle était remplie de filles surexcitées ("han tu verras vers le milieu du film il se mettra torse nu sous le soleil") et le peu de mecs qui y avait étaient toujours en charmante compagnie, j'ai du être le seul mec célibataire du lot -l'intrus-, c'est frustrant (enfin pas quand y a Kristen Stewart à l'écran, on s'sent moins seul). Et puis bon ça prouve bien que le film est destiné aux adolescentes de 14 à 17 ans qui, après avoir vu le film se rushent sur Facebook pour rejoindre les nombreux groupes dans la veine du "I have unrealistic expectations in men because of Edward Cullen". J'ai plus vu le film comme un high-school-musical-vampirique, avec une histoire d'amour un peu plus recherchée que dans les films pour ados bas-de-gamme au succès toujours inexplicable, mais bon, les défauts restent les mêmes : abus de cliché, rythme lent, absence de surprises et dialogues plats.

Bon alors je n'ai pas lu le livre donc je me contenterai de juger la qualité du film. Les émotions passent sûrement plus facilement avec le bouquin vu que j'en ai pas ressenti des masses en fait en suivant Twilight au ciné. J'y suis allé aussi puisque True Blood m'a fait apprécier les histoires de vampire, j'apprécie la dimension métaphorique qu'ils prennent dans la série mais cet aspect-là est plutôt absent dans le film quand il s'agit de poser le doigt sur des thématiques intéressantes : la tolérance de l'inconnu dans True Blood, l'amour impossible dans Twilight. C'est limite.

On a vraiment un film qui joue trop sur les codes des films pour gamines hypnotisées par la beauté - hum, c'est relatif - de l'acteur principal : on joue la carte du héros qui plaît, qui-va-forcément-séduire, sans qu'on en retire une quelconque satisfaction d'un point de vue scénaristique. Le charme n'opère pas.
Edward Cullen est présenté comme l'objet de désir pour le public cible, et le film commet l'erreur de partir de ce point de départ là avec l'histoire d'amour impossible entre l'héroine sage aux tendances rebelles et le vampire mystérieux. Le nombre de plans rapprochés sur l'acteur est assez imposant. Alors certes c'est sûrement pour appuyer le côté hors-norme du personnage, l'aspect héros hors-du-commun mais ça m'a paru surtout trop conventionnel et faux.

On a aussi le malheur de devoir subir les nombreuses morales nauséabondes du genre. Le film joue beaucoup trop sur la facilité, les évidences : on se contente des dialogues faciles et réchauffés sur l'éthique ("et si j'étais le vilain ?" - bof) plutôt que se concentrer sur quelque chose de plus appuyé, moins élémentaire : la métaphysique.
Pourtant il y avait matière à faire quelque chose de vraiment bon et qui s'éloignait de l'histoire d'amour conventionnelle entre "adolescents", d'élargir l'étude des personnages sur un terrain moins mièvre mais non, dès qu'on pense que le film a une chance de développer ce potentiel - parce qu'il y en avait -, cette analyse sur le comportement vampirique différent de celui des humains et leur immortalité, on revient sur des classiques du genre, des répliques connues : "je veux vivre avec toi pour toujours". Peu convaincant.

Puis le film joue trop sur différents registres : le début plante le mystère, c'est assez prenant. Le reste est beaucoup moins rythmé, on se contente de suivre l'évolution de la relation qui passe d'impossible à possible avec un certain manque de subtilité dans l'écriture et la fin est rythmée avec des scènes d'action qui apparaissent sans qu'on sache trop ce que cela vient faire là : le ton du film est trop hétérogène.

Pourtant les acteurs sont assez bons. J'adore Kristen Stewart en soi, une actrice avec du talent, jolie, charismatique, du style Anna Paquin un peu. Mais là aussi son rôle n'a rien d'extraordinaire, le jeu intérieur est plutôt absent, on se contente de suivre les aventures d'une ado qui n'a d'hors-du-commun que sa soif pour le vampire Edward : le profil de la spectatrice lambda en somme.
Robert Pattinson est assez bon dans son rôle, plus complexe, j'irai presque jusqu'à dire que c'est lui qui sauve le film de la réelle médiocrité : il incarne plutôt bien le rôle du vampire cabalistique. Puis l'alchimie entre les deux est indéniable. Les acteurs tentent de se débrouiller avec la pauvreté du matériel scénaristique, c'est déjà un bon point.

Un dernier mot sur la réal (Catherine Hardwicke) : c'était assez mauvais. Bon elle a pas un tas de films dans sa filmographie, encore moins en tant que réalisatrice. Ça se sent un peu. Les effets spéciaux étaient très moyens, puis la mise en scène en général avait un goût d'inachevé. Pour un film de cette envergure (une adaptation surtout), c'est risqué. Puis le maquillage des vampires était à la limite du parodique. Heureusement que le choix des acteurs était correct.

En bref : Un film qui plaira aux adolescent(e)s parce que Edward Cullen représente parfaitement la métaphore du désir, c'est l'objet de désir du moment, un fantasme commun. Le reste n'aimeront pas : il y a des lacunes scénaristiques préjudiciables, une réalisation ultra-pauvre. Un film très très moyen mais qui heureusement n'est pas trop long pour ne pas s'ennuyer à proprement parlé.

Posté par _Red à 07:15 PM - Films - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Le meilleur des mots-clés de janvier 2009

subNouveau mois, même drill. Voici les meilleures recherches google du mois. Y en a pour tous les goûts, mes visiteurs me plaisent de plus en plus :)

En premier, ceux qui, en plus de chercher une info quelconque, foutent une claque aux langues française et anglaise :

- les meilleurs belles mots qui se disent a une belle femmes : Utile de commenter ?
- meilleurs du pire : Oui.
- d-unit serie : Alors ça s'écrit The Unit.
- il affer quoi le big bang
- episode de tru blood 
- meilleures episode desperate housewives
- etre habiller comme dans skins serie
- acteur feminin californication saison 2
 

Les recherches perverses, un paquet :

- fantasme de noel : En janvier donc.
- 5 belles scenes lesbiennes
- baise mere fils : Inceste.
- amateur sex
- SEXE femme fontaine GRATUIT
- males a cul nu : Pas compris.
- katy perry baise : Elle fait bien.
- liaison entre david boreanaz et emily deschanel : Ah bon ?
- >SM
- journal call girl cul
- orientation sexuelle katy perry

- quel est le type de femme de robert pattinson : Toi.
- tricia helfer sm : Intéressant... =d

Les plus belles femmes.

- classement plus belles femme du rock : HS.
- QUELLE EST LA PLUS BELLE FEMME 2008
- le top des plus belle
- belles femmes 2008
- peur des belles femmes : Ca doit pas être efficace ça.
- PLUS belle femme DE ANNÉE 2009 
- qui est la plus belle femme de 2008
- Etre Charismatique
-
j'aime les belles femmes : Sérieux ?
- plus belles femmes de tous les temps

Les séries, les films, c'est à chier, c'est superficiel. Faut arrêter l'industrie télévisuelle (remarquez la rime)

- no heroics arretez 
- weeds c'est nul à chier : T'as fumé ou quoi ? :)
- film avec une intrigue superficielle : Y a qu'ça d'nos jours, t'as remarqué aussi ?
- SERENA A Tué quelqu'un : Oui et j'crois qu'elle est une mauvaise influence pour les jeunes d'aujourd'hui : arrêtez Gossip Girl aussi.
- episode 12 erreur de scenario true blood : Alan Ball fait des incohérences maintenant ?
- saison 3 skins a chier : Hé oh ! On s'calme.
- john malkovich dégage : On sent l'âme de psychopate là.
- SAison 4 de HIMYM est nulle : J'ai barré ce qui était de trop.
- la serie true blood pas terrible

Les séries, les films, c'est trop bien, c'est pas superficiel. (y en a moins du coup)

- ecrire au acteur chuck saison 1 : À Yvonne surtout.
- ou je peux voir madmen serie : Viens chez moi, on s'fera une intégrale.
- fringe c'est bien : Non.
- susan desperate bisexuelle
- j'adore patty hewes : Oui, moi aussi.

Une spéciale Adam ^_^ :

- skins adam cassie : Bon accessoirement Adam c'est celui du 209 :)
- lesbienne sarah paulson
- katy perry alexis bledel
- katy perry fait elle du porno

Cela dit, ils ont tout confondu : c'est Katy Perry la fausse lesbienne et Megan Fox qui fait du porno. Mais c'est marrant qu'ils l'aient collé pour Sarah Paulson :)

Les acteurs / actrices nu(e)s, toujours un fantasme pour certains :

- Jeremy Sumpter nu
- Gail O' Grady nue : Décidemment, troisième fois consécutive !!
- jeremy sumpter nu sur internet
- Robert Pattinson Shirtless

C'est tout.

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26-01-09

Film : Slumdog Millionaire (2009)

slumdogmillionaire124231_1Deux raisons pour lesquelles j'ai décidé de suivre ce film (en entier) : Dev Patel, Anwar dans Skins et le succès médiatique avec les récompenses multipliées aux Golden Globes. À part ça je m'y serai certainement pas mis vu que l'histoire à la base ne m'intéresse pas et c'est pas le genre de film que j'aime. Bon par contre je dois dire que Danny Boyle a fait un travail fantastique au niveau de la réalisation, le film est tellement beau à voir, visuellement parlant, il y a beaucoup de plans géniaux.
C'est rare dans les films d'aujourd'hui et on atteint le paroxysme de l'excellence quand on se rend compte que c'est vraiment une impression continue, il n'y a pas à un seul moment où on pense que la mise en scène perd en intensité, j'y reviendrai. Bref, j'étais littéralement bluffé par le travail de Danny Boyle. J'ai lu un commentaire quelque part qui disait que le film serait meilleur si la réalisation était à la hauteur de l'histoire. Je pense juste le contraire en fait, j'aurai préféré que le scénario soit à la hauteur de la réalisation, on aurait eu quelque chose de bien plus réussi à mon goût.

Alors Slumdog Millionaire, c'est quoi, ça parle de quoi ? C'est l'histoire de Jamal Malik, un ado pauvre et peu gâté par la vie dès sa jeunesse, qui tente de justifier son succès à l'équivalent en Inde du jeu connu Qui veut gagner des millions ? Il raconte sa vie, son parcours puisqu'il se trouve que chacune des questions posées lors du jeu a un lien direct avec son passé (une sorte de facilité scénaristique un peu bancale). À partir de là, on suit simultanément et le jeu et les flashbacks qui reviennent sur la vie de Jamal dans une Inde défavorisée puis assainie avec le temps. L'occasion pour nous de se familiariser avec l'entourage du personnage, son frère notamment et une fille qu'il a rencontrée dès son jeune âge.

À vrai dire, je ne pensais pas que le film se présenterait littéralement comme une sorte de biographie continue (même si à un moment on saute des années pour passer à un Jamal plus adulte, interprété par Dev Patel donc vers le milieu du film). Cet aspect-là m'a un peu gêné puisque j'ai jamais été fan des films qui jouaient sur ce schéma-là. Le rythme est assez lent et j'ai eu du mal à me passionner pour cette représentation d'une Inde chaotique dans laquelle a évolué Jamal étant enfant ... et sa vie par conséquent. La jeunesse de Jamal, qui est pourtant au centre du film, occupe facilement la première heure et en toute subjectivité, j'ai trouvé ces passages plutôt ennuyeux même s'ils soutenaient correctement le propos du film dans l'absolu.
Heureusement que la réalisation était aussi travaillée parce que le film est très agréable à regarder comme je l'ai dit dans l'introduction. Il n'y a pas de réel problème dans la narration, c'est juste que la première heure est trop longue et poussive à mon goût : ça m'a fait penser à Into the Wild - que j'ai beaucoup aimé pourtant -, mais avec un fil conducteur plus absent.

Puis au delà des plans et de la façon de filmer qui est absolument honorable (et là Danny Boyle mérite tellement son Golden Globe), la réalisation démontre aussi son excellence dans le choix des acteurs jeunes. Que ce soit l'acteur qui joue Jamal jeune et Dev Patel qui se ressemblent beaucoup mais qui utilisent aussi les mêmes expressions faciales - c'est du génie en somme -, ou même les deux acteurs jouant le frère de Jamal jeune et adulte, on voit bien que la réalisation soulève le niveau du film et le garde crédible là où il aurait pu perdre en cohérence. Puis les musiques sont bien choisies, le travail sur la mise en scène et la postprodution est réellement bluffant. C'est un travail très précis qui mérite d'être apprécié à sa juste valeur.
Dernière chose sur ce point : j'ai beaucoup aimé la scène vers la fin quand Jamal remporte la somme maximum et qu'en même temps son frère se fait tuer. Visuellement c'est poignant et du point de vue de la réalisation encore une fois, plus de l'angle du suivi scénaristique, le parallélisme entre les deux situations est très fort et prouve encore que le film n'a pas à avoir honte d'avoir le nom de Danny Boyle en tant que réalisateur. Le travail sur la technique photographique par le chef-opérateur était assez bon aussi.

Outre le rythme qui plonge un peu le cinéphile lambda dans un ennui pas forcément mérité, il y a aussi le scénario qui m'a laissé perplexe. L'idée de Qui veut gagner des Millions en fil conducteur rendait le tout moins consistant, un peu plus amateur. Ce point là m'a plutôt déçu même si le film a aussi le Golden Globe pour meilleur scénario, étonnemment (même si c'est pas si surprenant vu qu'il n'y a pas beaucoup de films actuels qui mettent en avant l'évolution de l'Inde en particulier et un jeu télévisé comme idée de fond). La fin est assez conventionnelle (mais encore une fois sauvée par une réal splendide), ce jeu gâche vraiment l'esprit du film et du coup, son aspect professionnel. Cela dit, faut pas oublier que Slumdog Millionaire est basé sur un roman où le jeu occupe une place importante visiblement donc c'était pas une option pour les auteurs. Mais c'est gênant quand même en un sens.

En bref : Slumdog Millionaire est à première vue le genre de film que j'évite mais qu'il fallait que je vois pour l'interprétation de Dev Patel, hors Skins, qui est très bon, dans un rôle complètement différent. Et pour ses récompenses aussi. Si l'intrigue amoureuse n'est pas ce qui rend le film très passionnant, il y a néanmoins un excellent travail sur la réalisation, moins que sur le scénario en soi : l'aspect biographique gêne, c'est dommage mais dans l'absolu Slumdog Millionaire est un film louable, juste un peu trop lent et laborieux, gâché par ce fil rouge Qui veut gagner des Millions qui lui donne un aspect amateur plutôt démérité.

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Musique : pour faire son deuil de FNL

Il y a beaucoup de raisons qui tendent vers l'annulation de Friday Night Lights, ce show ô-combien sous estimé qui vient de terminer sa troisième - et très certainement dernière donc - saison il y a quelques semaines de cela sur la chaîne câblée DirecTV. La saison 3 est en cours de diffusion sur NBC en faisant des scores peu fameux -logique me diriez-vous- donc le fan investi doit s'y faire : FNL c'est terminé.

Pour inaugrer cette nouvelle rubrique qu'est celle de la musique (où se multiplieront j'espère avec succès critiques d'albums et des derniers coups de coeur musicaux), je vous propose donc de découvrir -si vous ne l'avez pas déjà fait- un groupe de post-rock texan, Explosions in the Sky, qui a fait la bande originale et du film et de la série TV. C'est parfait à écouter la nuit dans un silence hypnotique (puis les titres des chansons sont juste magnifiques quoi). Voici quelques titres qui figurent parmi mes préférés. C'est lent, mais c'est beau et ça transporte.


Découvrez Explosions in the Sky!


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Donc oubliez ce que j'ai dit dans le post précédent sur Desperate Housewives, vive FNL putain.

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25-01-09

Desperate Housewives : soap insipide ou divertissement honnête ?

Je profite de la grève des scénaristes l'absence d'inédit de DHW cette semaine pour faire un article de réflexion sur la série après 100 épisodes, rien que ça. C'est sûrement la série que je critique qui a le plus changé depuis ses tout débuts, avec Dexter notamment. Qu'est devenue Desperate Housewives désormais ? Vulgaire soap sans la touche déjantée des débuts ou a-t-elle gardé le ton satirique qui lui correspondait tant ? Peut-on encore apprécier un épisode de DH en saison 5  ? Toutes ces questions auxquelles je tenterai de donner une réponse dans un article entièrement subjectif auquel je vous invite à laisser vos commentaires si vous le souhaitez.

Alors je vais parler pour moi tout au long de l'article mais je tenais juste à dire que Desperate Housewives est encore une des rares séries que je suis dont l'enthousiasme est resté intacte. Alors certes l'addiction de la saison 1, cette facilité à enchaîner les épisodes - 3, 4 à la suite - sans s'ennuyer ni regarder l'heure incessamment est absente mais chaque lundi j'attends avec plus au moins d'impatience l'inédit de DH, que l'épisode de la semaine précédente ait été bon ou mauvais. Grace à ça, c'est vraiment une série que je classe parmi les (guilty)-pleasures sériels, les séries "pop-corn" dont l'appréciation du moment passé devant l'épisode en question ne dépend pas de la qualité de ce dernier. Je m'explique : je dis honnêtement que j'ai rarement passé un mauvais moment devant un épisode de Desperate Housewives toutes saisons confondues, même moyen. Ca reste une partie de plaisir, un réel divertissement honnête, 42 minutes de la semaine qui permettent de détendre et dont je me passerai difficilement en fait, peu importe la qualité de la saison.
Rien que le fait que ce soit Desperate Housewives représente un avantage en soi : indéniablement, je me suis attaché aux héroines, aux actrices et à l'univers du show (même si les héroines sont devenues plus antipathiques qu'en saison 1 c'est certain et assez évident malheureusement) et cela est suffisant pour que je passe un bon moment. Je dirai plutôt "j'ai passé un bon moment parce que c'était Desperate Housewives" plutôt que "j'ai passé un mauvais devant tel épisode de DH parce qu'il était médiocre". Petite parenthèse, je le ressens aussi avec la saison 2 de Gossip Girl, même les épisodes médiocres ont du mal à me faire regretter d'avoir vu l'épisode en question parce que je me suis attaché à la série, aux personnages et à la formule narrative. Sauf si dans ce cas l'épisode est réellement mauvais et soporifique à un point inquiétant.

Donc Desperate Housewives est réellement devenue une valeur sûre parmi les séries que je regarde : c'est difficile de s'en passer et c'est difficile d'expliquer pourquoi aussi. Parce que sur papier tout me pousserait à arrêter la série : les personnages ne sont plus ce qu'ils étaient en première saison, la touche satirique a disparu, il n'y aucune notion de prise de risque. Mais la série reste divertissante, même si les héroines n'évoluent pas, même si on reste toujours dans le même type d'intrigue pour chaque housewife : les gosses de Lynette, la beauté de Gabby, l'égocentrisme de Bree et la vie amoureuse de Susan. C'est vraiment devenu le genre de série, exactement comme Gossip Girl, où j'arrive plus facilement à passer à côté des défauts d'écriture, la redondance dans les intrigues pour apprécier l'intention divertissante de la série. C'est un pur divertissement, c'est tout. Cela dit, même si elles n'en sont pas au même stade, je tiens à dire que Gossip Girl traite beaucoup mieux l'évolution de ses personnages que Desperate Housewives. Dans la saison 2 en tout cas. C'est en soi un peu comme Californication : il y a des défauts, facilement pardonnables du moment que la série arrive à détendre et faire passer un bon moment de façon presque officielle et garantie.

Par contre, je comprends qu'il y ait cette frustration comme quoi la série peut aller plus loin. L'arnaque Ida Greenberg dans la saison 4 m'avait mis sur les nerfs à l'époque tellement c'était ridicule. Bon, en saison 5, il y a moins eu cet effet-là avec l'épisode événementiel sûrement parce qu'on avait compris que les scénaristes "n'ont pas de couilles", la déception était désormais prévisible. Je ne pense pas qu'il doit y avoir un événement très marquant pour relancer l'intérêt de la série, il faut simplement qu'elle retrouve le ton qu'elle optait dès le départ en saison 1.
Je me permets l'analogie avec Weeds (dont je n'ai pas encore vu la saison 4) car on a beau avoir critiqué la saison 3 et même si, il est vrai, c'est la saison la moins travaillée, les tons satirique et déjanté, le travail de génie sur le dialogue sont restés intacts, ce qui a rendu la série toujours facilement regardable, malgré la baisse de qualité pas forcément évidente à première vue. Puis bon Weeds et Desperate Housewives sont deux séries à mi-chemin entre la comédie et le dramatique donc c'est assez comparable.
Donc avant de relancer l'"'intérêt" de la série avec des solutions évidentes (un incendie, une tornade, tuer un personnage principal par exemple), je pense que la série ne perdrait pas à retrouver son timbre, sa signature avec cette fameuse satire de la banlieue américaine mieux exploitée qu'actuellement. Ce serait déjà un point positif et ce qui manque réellement à la série, même si de nouveau c'est pas un défaut qui porte tellement préjudice à la série après 5 saisons.

Bref, malgré la baisse de qualité évidente, les fameux "que fait-on de ce personnage maintenant ?" qui se ressentent à travers l'écriture affaiblie - et des dialogues trop plats - je tenais à dire que Desperate Housewives reste et restera (du moins je l'espère) pour moi une série qui se regarde facilement, sans trop de prise de tête et qui, si on fait l'impasse sur ses faux-pas scénaristiques, réussit à offrir 42 minutes de divertissement potable chaque semaine. Donc du moment qu'à chaque fin de semaine je suis plus au moins enthousiaste à l'idée de voir un épisode inédit de la série, je pense que la série garde une partie de son efficacité pour ma part et permet d'être appréciée pour ce qu'elle est : une série récréative qui détent dans une atmosphère familières avec des touches dramatiques qui plaisent souvent. Tout comme Weeds (qui est de bien meilleure qualité néanmoins), c'est un "exploit" que peu de séries arrivent à garder avec la longueur : pour la majorité des séries, la qualité baisse, l'intérêt qu'elles suscitent aussi en conséquence. Dans DH, je parle pour moi, mais la passion ne diminue pas autant que la qualité.

24-01-09

Lost épisode 5.02

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Des épisodes "centrés" sur Hurley y en a pas eu des masses dans la série et on ne peut pas aussi les compter parmi les plus réussis de Lost. Celui ci ne fait pas exception : il est assez lent mais il a le mérite d'être plus facilement regardable que le season premiere qui jonglait beaucoup trop entre les différentes périodes. Il est donc plus compréhensible mais c'est assez dommage de se retrouver dans une situation où la série devient tellement complexe qu'elle perd en clareté. Surtout après une saison 4 qui était assez sobre et qui arrivait plutôt bien à garder le tout cohérent malgré la complexité de la série à ce stade. Bref, une fois n'est pas coutume, Lost se permet d'offrir un deuxième épisode de saison assez inutile, qui ne sert pas à l'histoire globale et dont on se demande l'utilité mais qui reste plaisant à suivre vu qu'on s'appuie moins sur l'aspect mythologique. C'est pas forcément ce Lost que j'aime mais c'est divertissant.

Donc commencons par ce qui n'avait pas grand intérêt : les problèmes de Charlotte. Alors non ce n'est pas forcément inutile, mais c'est pas ça qui va nous mener à la résolution du grand mystère de la série. Ca sent plus l'envie de gonfler la saison et utiliser le personnage sous exploité l'an passé. Bon, accessoirement, je m'en fous un peu de ses changements psychologiques. Je ne sais pas ce que ça veut dire chez Lost tout ces symptomes mais je la vois bien être enceinte vu qu'on appuie bien les doutes de Daniel et puis la grossesse a toujours été un thème dominant dans la série. Wait and see, on verra par la suite.

Puis on en vient à Sawyer et Juliet gentiment. On revient aux bases de Lost, ça nous avait manqué avec le temps : la survie et les rescapés qui tentent de garder des conditions de vie louables. Donc tout y passe, le feu qui s'éteint notamment. Puis les rescapés se font attaqués par ceux qui prônent être les propriétaires de l'île mais ils se font vite tuer par le groupe, donc Sawyer et Juliet et Locke qui rejoint les derniers. Quid de Miles, Daniel et Charlotte ? Il ne me semble pas qu'on les ai vus dans la dernière scène mais ils doivent être sortis indemnes vu qu'on prépare quelque chose pour ces deux derniers. Mais s'ils peuvent tuer Miles, ce serait pas mal parce qu'il n'a aucune utilité. Il est peut-être le fils du type des vidéos de la Dharma mais en temps voulu le personnage n'apporte strictement rien aux situations et l'acteur doit se faire chier vu l'inconsistence du personnage.

Puis le gros morceau : le futur. Assez dominant et c'est plaisant. Bon tout ce qui concerne Hurley et les mensonges, c'était dépassé et on avait l'impression de se retrouver dans un mauvais épisode de Heroes tellement on appuie sans subtilité sur la question de fond qui revient et le thème de la vérité. Hurley ne supporte pas avoir menti aux médias à propos de l'île devenue déserte alors qu'il y a toujours des rescapés là bas et parle à sa mère des événements survenus depuis le crash dans une scène absolument inutile qui nous amène et nous apprend rien. L'art de Lost à son sommet.
Donc ce qui concernait Hurley était assez mauvais. Anna Lucia et la référence à Libby c'était sympa mais dispensable. Les touches comiques, bof. Le corps de Sayid à réanimer c'était légèrement meilleur dans la mesure où c'est lui le réel tueur mais il se retrouve ironiquement dans le coma et c'est Hurley qui est pris pour le tueur à gages qu'est Sayid en réalité.
Ben doit toujours se charger de ramener les évadés sur l'île, alors que Hurley refuse de suivre le fameux Benjamin Linus dont on lui a tant parlé. Il se dénonce et avoue avoir tué les victimes de Sayid dans une scène un peu ridicule. On retrouve par la même occasion la femme aux cheveux blancs de l'épisode 308 avec Desmond qui lui ordonne de ramener tout ce monde sur l'île d'ici 70 heures à Ben. Ca se prépare gentiment mais je reviens sur ce que j'ai dit dans la critique de l'épisode précédent : les voir revenir sur l'île n'est pas le plus passionnant et on se demande à quoi sert pour l'instant tout ce qui se passe dans le monde extérieur.
Puis en attendant, Kate et Sun discutent et Kate lui avoue qu'on demande qu'elle se fasse faire un test d'adn pour comparer avec celui d'Aaron. Et Sun lui dit qu'il faut s'occuper d'Aaron. Des retrouvailles qui n'ont visiblement aucun poids dans l'épisode, c'est frustrant.

En bref : Comme souvent dans Lost on a un deuxième épisode inutile, qui n'apporte rien à la trame générale. On avance, on avance mais trop lentement et peut-on vraiment parler d'avancée quand on ne fait que de voyager dans le temps ? C'est passionnant dans un sens mais lourd aussi. Bref, un début de saison 5 très brouillon et donc en dessous de mes espérances.

Posté par _Red à 03:43 AM - Lost : Saisons 4, 5 et 6 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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