Unit-E

Critiques de séries telles Friday Night Lights, Skins, LOST, Desperate Housewives ou enore Veronica Mars.

08-01-09

Damages épisode 2.01

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Retour de Damages sur le blog. Excusez-moi, j'ai pas pu faire l'intégrale complète (quel pléonasme je sais) de la saison 1 avec mon emploi du temps chargé (c'est dur à croire je concois) mais bon, le principal est que cette deuxième saison arrive sur le blog. Deuxième saison pas forcément très attendue au point de compter les jours, Damages n'étant pas vraiment ce genre de série pour moi, mais j'étais curieux de voir ce vers quoi les scénaristes se dirigeaient.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre pour cet épisode. Si la série pouvait garder le niveau de qualité de la première saison, ça aurait été possible. C'est même possible de faire mieux. Cet épisode est dans la pure tradition des débuts de saison de Damages : pression omniprésente mais rythme lent. On développe en même temps les personnages et j'ai été à la fois emballé et déçu comme je l'ai été devant le pilote. Mais globalement la série signe un retour convaincant et avec cette base-là, on peut avoir quelque chose de qualité.

On continue bien dans l'esprit de la première saison avec les intrigues qui créent un effet de continuité plaisant. Je ne pensais pas qu'on l'aurait, donc c'est déjà un bon point : une différence avec Dexter par exemple qui a commencé sa saison 3 sans allusion à la saison 2 (bon techniquement les allusions à la saison précédante se sont faites plus ressentir en début de saison 2 par rapport à la saison 1)
L'occasion d'introduire de nouveaux personnages, William Hurt parmi d'autres. Lui et Glenn se connaissent depuis un bout de temps, ont partagé la scène à plusieurs reprises donc c'est un plaisir de les retrouver dans Damages. Son personnage, Daniel Purcell est au bord du gouffre et demande de l'aide à Patty. On ne sait pas grand chose là-dessus, c'est un frustré de la vie quoi, comme moi (cf commentaire critique Heroes 301 par Jess' si tu me lis), il a tué sa femme très certainement. Par contre, je n'ai pas compris s'il avait un lien avec le cas sur la mortalité infantile que prendra Patty en main sous le regard vicieux d'Ellen mais j'attends la suite de la saison pour éclaircir mes questions. Cela dit, personnage prometteur.

Ellen, tiens. Elle participe à une thérapie de groupe consistant à partager son ressenti face à la mort d'un proche. Elle y rencontre donc le personnage de Timothy Olyphant, Wes, qui va sûrement la pousser dans le côté obscur. La complicité entre les deux acteurs m'a paru flagrante, j'ai trouvé que leurs scènes sonnaient juste. Rose Byrne est toujours excellente et son jeu est impeccable. Là encore, j'ai hâte que la suite de la saison nous éclaircisse les questions quant à cela.

En parallèle, Ellen continue à bosser pour des gens qui veulent le downfall de Patty Hewes. Elle est plus déterminée que jamais : l'intrigue en soi est palpitante. C'est ce que j'avais adoré dans le dernier épisode de la saison 1, c'est-à-dire lancer une saison où Ellen prend du caractère et cherche à se venger de Patty qui décidemment a tout d'une manipulatrice chic avec une nouvelle coiffure assez moche qui explique l'absence de captures de Glenn Close aujourd'hui. Je suis cruel. Cela dit, elle reste excellente dans toutes ses scènes. Celles où elle se souvient du suicide de Ray Fiske (avec le retour de Ivanek dans une scène) sont brillantes.
Bref, cette intrigue s'annonce sur-prometteuse. On nous apprend rien à ce sujet, ou peu, c'est peut-être le point faible de l'intrigue mais elle permet surtout de voir le point de vue des personnages sur leurs futures actions avant de passer au coeur du complot. Dernière chose : j'ai bien aimé le faux compliment de Patty envers Ellen comme quoi elle la considère comme la fille qu'elle n'a jamais eue, un gros mensonge-typique-Hewes qui fait sourire. Et Ellen qui sort dans la voiture "bullshit about a daughter she never had", c'est du génie, point-barre. Ellen la biatch, je kiffe.

Frobisher n'est pas mort, tant mieux parce que j'adore l'acteur qui arrive bien à retranscrire l'aspect psychopathe-nevrosé du personnage. La scène où Ellen hésite à mettre fin à la vie de Frobisher est brillante là aussi. À ce titre, la réalisation était comme toujours impeccable, je suis content qu'on retrouve cette méthode de filmer mi-stable, mi-tremblante (quand le personnage est dans un état d'esprit de nevrose constant pour la deuxième option, FNL-style quoi)

Puis les flashforwards, brillant aussi. C'est sûrement pas Patty à qui Ellen parle mais là encore, les scénaristes montrent qu'il savent maintenir le suspense et les palpitations montent. C'est l'effet-Damages de haut-niveau. Cette série kick les ass, franchement. Puis moi j'aime que Ellen vire dans le côté obscur, se mettre à tuer des gens comme cela. C'est brillamment fait. Hop, l'épisode suivant !

En bref : En soi l'épisode est assez extraordinaire pour un épisode de rentrée. Les acteurs / actrices ont du être contents de retrouver la série dans un état aussi sain. Moi je n'ai qu'une seule chose à rajouter : vivement la suite, en espérant un rythme plus soutenu et une maîtrise scénaristique dignes de la première saison. Et si Glenn Close pourrait faire un truc pour régler ce dérappage capillaire, ce serait juste top-notch.

Posté par _Red à 07:38 PM - Damages - saisons 1 et 2 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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