Unit-E

Critiques de séries telles Friday Night Lights, Skins, LOST, Desperate Housewives ou enore Veronica Mars.

29-11-08

Débat : Les grands networks contre les chaînes du câble.

abcplayer_logo_launchJe reviens vers les articles de débat aujourd'hui puisque je traite la question du grand network et de la chaîne câblée. Dans quel camp trouve-t-on les séries de meilleure qualité ? Quel network fait preuve d'audace ? ABC est-elle réellement un network de qualité ? Qu'en est-il de NBC ou de la très controversée CW ? Cet article fera le tour de la question en donnant évidemment des exemples de séries sur les networks en question et je tenterai de répondre à la question de mon network favori, celui que j'aime le moins et les chaînes du câble qui me paraissent les plus prometteuses. Evidemment, cela reste d'ordre subjectif donc je vous laisse donner votre avis dans les commentaires.

Commençons peut-être par un des grands network qui a une grille de programmes assez variée comparé à CBS ou The CW : ABC. ABC a toujours été un network assez populaire et le succès a redoublé dès l'arrivée de Lost, Desperate Housewives et Grey's Anatomy au cours de la saison 2004- 2005. Depuis, on n'a pas trouvé la série ayant le potentiel de réitérer le succès engendré par ces trois séries. 2005 / 2006 a été pauvre en nouveautés pour ABC, contrairement à la saison 2007 / 2008 qui a amené le spin-off de Grey's Anatomy, Private Practice, Pushing Daisies, Dirty Sexy Money sans qu'elles ne fassent de grandes audiences. Des séries qui succèdent à la saison 2006/2007, un peu plus solide, avec l'arrivée entre autres de Brothers and Sisters et d'Ugly Betty. Six Degrees, série lancé en 2006 sur ABC dont un des producteurs exécutifs était JJ Abrams, créateur de Lost, n'a pas satisfait et ABC l'a retirée de sa grille.
En attendant, les succès de Lost et Desperate Housewives principalement ont chuté (16,1 millions de téléspectateurs en moyenne devant la saison 1 de Lost pour 13,4 en saison 4, la dernière à l'heure actuelle) mais les séries se poursuivent : Desperate Housewives et Grey's anatomy entament leur cinquième saison avec un avenir certain (7 saisons au total pour DH, 6 pour Lost qui a entamera sa saison 5 en 2009)

Il y a plusieurs mois ou l'an passé, j'aurais sûrement dit que ABC est mon network préféré puisque c'est vrai que j'ai suivi beaucoup des séries qu'elle diffusait et diffuse encore actuellement. Mais j'en ai lâché aussi. Pour moi, ABC est LE network des promesses non tenues. Et j'ai vraiment l'impression qu'on retrouve le syndrôme du virement au soap chez chacune de ses séries. Desperate Housewives était lancée comme étant une série particulièrement originale et novatrice puis le concept de la série a été complètement dénaturé au fil des années (depuis la saison 3) et les scénaristes deviennent de moins en moins inspirés. On a beau critiquer la saison 2 qui, il est vrai, n'était pas aussi passionnante et addictive que la première, elle avait le mérite de garder une certaine posture qui faisait qu'on pouvait toujours qualifier Desperate Housewives de satire sociale malgré quelques intrigues douteuses.

Idem pour Ugly Betty. Mi-saison 2, les scénaristes se retrouvent de moins en moins inspirés également et le nombre d'intrigues par épisodes diminue, pour privilégier toujours ces intrigues romantiques à deux balles autour du personnage de Betty qui devient de plus en plus insupportable. Pourtant la saison 1 était jubilatoire à des moments : le retournement de situation en mi saison avec l'identité d'Alexis révélée et c'était une série qui traitait de sujets encore peu abordés dans les séries de la chaîne : la transsexualité ou l'immigration pour n'en citer que deux.

Le même problème s'est présenté chez Brothers & Sisters en saison 2 où je ne vais pas développer pour éviter de dévoiler des spoilers. On peut éventuellement citer Pushing Daisies qui, contrairement aux séries précitées, est toujours restée fidèle à elle-même mais je pense qu'elle a été mal présentée ou bien que les attentes étaient différentes du côté des téléspectateurs puisque c'est, sauf erreur, une des seules séries utilisant la méthode narrative du formula show chez ABC pour ne pas dire la seule actuellement (si on omet les "patients du jour" dans Grey's Anatomy) ce qui fait qu'on a toujours cette impression que la série peut fonctionner tellement mieux avec une narration différente.

C'est un peu la même chose pour Dirty Sexy Money qui, comme Pushing Daisies, avait un potentiel pour être une série un peu jubilatoire et soap assumé mais finalement, c'est un show plutôt insipide et non addictif. Ce qui fait que chaque fois que je suis devant une série d'ABC, j'ai toujours cette impression que la série peut être tellement mieux autrement (le manque de prise de risque chez les scénaristes de DH, le canevas immuable et gênant de PD qui l'empêche d'exploiter pleinement son potentiel, le retournement de situation en milieu saison 2 de B&S la rendant complètement insipide et répétitive de surcroît, le côté mièvre et enfantile de Ugly Betty) : c'est donc pour moi un network qui a un potentiel assez énorme mais qui ne l'utilise jamais. Comme si le network nous disait "voilà ce qu'on peut faire avec nos séries, ça va être pûrement démentiel" avant de terminer "bah en fait non, regardez les autres networks, y a Anna Paquin sur HBO, vous allez la surkiffer". C'est ce que j'ai fait, j'ai zappé chez HBO, ce que je ne regrette pas (Anna Paquin si tu me lis) mais j'aurais bien aimé des épisodes plus feuilletonants de Pushing Daisies ou le coté imprévisible qui faisait le charme de Desperate Housewives à ses débuts et ce, toujours après 5 saisons.
Ce qui fait pour moi de ABC le network le moins abouti et finalement celui auquel on ne peut pas faire pleinement confiance puisqu'à chaque nouveauté, on se dit que la chaîne va tout faire pour virer le show du côté soap. Ce qui n'est pas le but évidemment, puisque si abc est un ramassé de soap avec des personnages différents pour chaque série, ça le fait pas.

Passons à un network pour un public cible un peu plus jeune, la CW. The CW qui est donc la fusion entre UPN et The WB. Outre le fait qu'elle a dénaturé le concept de Veronica Mars dont les deux premières saisons ont été diffusés sur UPN puis la troisième (et dernière) sur la CW, ce network ne mérite, à mon avis, pas tous les commentaires négatifs que je lis un peu partout à son sujet.
Certes, il n'y a rien de positif à avoir substitué Gilmore Girls à Gossip Girl (vous remarquerez les initiales identiques), mais c'est tout simplement un network qui s'ajuste aux exigences de son public qui évolue. Je ne suis pas des gens qui ont suivi assidument les inédits des deux chaînes UPN et WB, mais j'ai vu Everwood (wb), VM (upn) et quelques épisodes de Gilmore Girls (wb) pour comprendre le transfert et le changement d'identité entre Upn/Wb et la CW. Comme je l'ai dit, c'est un network qui se base avant tout sur les exigences du public cible, c'est-à-dire en majeure partie des ados (Gossip girl, Supernatural, Smallville, Privileged, 90210 ...)
C'est peut-être le network qui doit le plus souvent s'ajuster au monde dans lequel évolue son public-cible : la technologie, principalement, évolue, ce qui pousse le network à proposer des programmes qui utilise ce progrès comme point de départ (Gossip girl notamment qui part de l'idée de faire de l'échange sur le net le fil conducteur de la série). Une nouvelle mode s'est instaurée aussi : les remakes. On le voit avec 90210, remake de Beverly Hills. Ce sera le cas visiblement avec Melrose Place. Puis n'étant pas un remake à proprement parlé, Gossip Girl se base sur la série de livres du même nom. Et évidemment, toutes ces exigences rendent l'originalité peu possible.

Il y a éventuellement des séries qui tentent de se démarquer comme Privileged, nous offrant un portrait familial un peu plus honnête que les courtes intrigues anecdotiques de Gossip Girl où les ados interagissent avec leurs parents, souvent utilisés comme simple faire-valoir, ce qui est assez représentatif du schéma que suit le network. Maintenant, une série comme Privileged nous donne la réponse à une question qu'on se pose quant à la différence de qualité et d'ambition des séries de la CW et celles de feu WB et UPN : un nouveau Gilmore Girls / Everwood non dénaturé marcherait-il en 2008 sur la CW ? Peu sûr.
Quand on voit l'engouement médiatique qu'a lancé Gossip Girl en première saison malgré des audiences faibles, on voit ce qui marche d'un point de vue médiatique et ce qui marche moins à notre époque. Puis après une pause de plusieurs mois pendant l'été et une absence de cliffhanger pour GG, la série est revenue de plus belle en saison 2 (avec des audiences convaincantes) ce qui veut dire que le bouche à oreille n'est pas complètement superflu. Je ne dis pas que la CW est mon network préféré, loin de là puisque c'est vrai que ses programmes tournent toujours autour du même leitmotiv, mais ce n'est pas étonnant que la chaîne délaisse le côté authentique des séries diffusées sur les chaînes qui l'ont précédées pour quelque chose plus soap adolescent et non cohérent quand on voit le succès de One Tree Hill, toujours en bonne santé après 6 saisons et qui est la série qui est le contre-exemple parfait des séries plus dramatiques comme Everwood (même si évidemment, à ses débuts, One Tree Hill était diffusée sur la WB comme Everwood et Gilmore Girls)

Pour les autres grands networks, je vais passer un peu plus vite. Mon préféré serait peut-être NBC puisqu'elle diffuse quand même 30 Rock et Friday Night Lights même si elle a pensé à annuler cette dernière ce qui est quand même honteux quand on voit qu'elle continue à diffuser Heroes. Maintenant, comme tout network, certains programmes sont de qualité douteuse, notamment Heroes, My name is Earl, Lipstick Jungle (récemment annulée même si le monde sériel n'aurait pas tremblé sans sa présence...). Studio 60 on the Sunset Strip était une série de qualité aussi, même si elle a été annulée trop tôt. Puis il y a Chuck qui grâce à Tricia Helfer va devenir la meilleure série de tous les temps, même si elle n'apparaîtra que dans un seul épisode.

Je pense sinon qu'on peut facilement affirmer qu'on trouve les shows de meilleure qualité chez les chaînes câblées. Les séries où y a peu, voire aucun boulet. Le fait qu'elles aient des saisons courtes permet d'éviter les épisodes de transition qui gênent toujours dans les shows de qualité des networks (Lost notamment qui est l'exemple qui me vient le plus souvent quand il s'agit d'épisodes / intrigues transitoires)
Je n'aurai pas grand chose à rajouter si ce n'est que tous ces atouts font évidemment que ces séries partent avec des handicaps de moins comparé aux séries des grandes chaînes. Et même une série de qualité médiocre comme Californication sur Showtime ne peut être comparée à une série de qualité médiocre sur un grand network, comme Desperate Housewives. Parce que Californication a une écriture beaucoup plus osée et des répliques souvent jubilatoires que DH n'a même pas les moyens de délivrer. Donc même les séries de qualité discutable sur les chaînes câblées ont une longueur d'avance sur les séries de qualité discutable sur les grandes chaînes hertziennes : cette possibilité de provoquer, que les séries des grands networks n'ont pas, ou tentent maladroitement d'avoir.

Du côté de mes chaînes du câble préférées, j'en citerai quatre que j'aime particulièrement : HBO, Showtime, AMC et FX. Showtime c'est un peu le ABC du câble en moins catastrophique évidemment, c'est-à-dire que c'est une chaîne intéressante qui propose des séries de qualité (Dexter, Secret Diary of a Call Girl, Meadowlands, Californication des fois et je crois que je ne me trompe pas trop en disant que Sleeper Cell et éventuellement Weeds ne sont pas pires que des séries des grands networks) mais même si un nouveau projet sur Showtime peut nous paraître alléchant, il se peut qu'il ne dépasse le statut de "pure série sympathique" (notamment ce nouveau projet de Seth Rogen sur les sex-shops qui promet d'être assez jouissif) comme Californication sans qu'on s'attende à une tornade comme Damages, True Blood, Mad Men ou éventuellement Breaking Bad qui, elles sont diffusées sur FX, HBO et AMC, respectivement.

HBO a toujours été réputée pour ses shows de qualité, notamment Six Feet Under,  Oz, The Wire, The Sopranos, True Blood. Je ne vais pas trop m'exprimer quant à cette chaîne puisque je ne connais que SFU, True Blood et In Treatment mais on y trouve du bon, c'est certain.

Mes deux préférées, réellement, c'est AMC et FX. AMC pour Mad Men qui est une série grandiose et incroyablement juste que nulle autre ne peut égaler. Son autre série, Breaking Bad, ne m'a pas attiré plus que cela même s'il faut dire que je n'ai pas aimé Mad Men au départ du tout donc il faut que je revienne vers cette série pour me faire une idée définitive mais je n'en doute pas que c'est un show de qualité. Sinon, AMC est surtout connue pour diffuser des films d'où son slogan (qui n'est plus le même cette année je crois) "tv for movie people". On le voit avec un show comme Mad Men qui s'éloigne de la narration de la série type.

Puis FX comme contre-exemple à Showtime qui dépasse le stade de chaîne qui offre des programmes "sympathiques", sauf Dirt peut-être qui n'est pas pour autant une série mauvaise pour les 4 épisodes que j'ai vus. Il y a Courteney Cox Arquette dedans donc je n'oserai jamais dire que c'est mauvais. Il y a cet atout qu'a FX de nous surprendre dès qu'elle lance un nouveau projet. Je pense à Pretty / Handsome qui n'a finalement pas été choisie, mais qui partait pourtant avec un pitch intéressant et une originalité décapante. Puis évidemment Damages, le meilleur show actuel, une maîtrise scénaristique magistrale. On peut citer Nip / Tuck dont je ne sais pas grand chose mais qui fait couler beaucoup d'encre quant à son ton osé. Ce sont des productions très excentriques, qui sortent carrément de l'ordinaire (plus qu'un show de Showtime) et on est toujours loin d'un show classique ou banal comme Dirty Sexy Money et on a en général pas besoin d'attendre plusieurs épisodes pour que la série trouve son chemin : le ton est en général trouvé dès le départ ce qui est une preuve de maîtrise scénaristique assez impressionnante et toujours rassurante pour un fan qui s'y met.

Voilà, c'est long, félicitations si vous êtes arrivés jusque là mais voilà un post qui résume un peu mes pensées quant aux différents networks et les programmes qu'ils proposent. C'est finalement pour dire que chaque network a un public cible précis mais surtout : chaque network a son ambition propre, que ce soit ABC qui veut brûler toutes ses séries avec sa dose de soap nauséabonde, NBC pour son côté politique un peu plus courrant ou The CW qui veut montrer des ados riches, chaque chaîne a son ton et il suffit de trouver celui qui nous correspond le plus pour apprécier ses programmes. Après évidemment, on ne trouvera jamais le network ou la chaîne câblée parfait(e).

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Damages épisode 1.01

Damages repart de plus belle le 7 janvier prochain pour sa deuxième saison. Pour l'occasion, je me relance dans une intégrale de la série et je ressort cette critique du pilote qui date des débuts du blog. Chaque semaine comptera un ou plusieurs épisodes critiqués intégralement ce qui me permettera d'enchaîner directement avec la saison 2 dès sa diffusion sur FX.

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Beaucoup de choses à dire sur cet épisode pilote que je ne sais pas par où commencer. La première chose que je vais dire c'est que l'action monte vraiment crescendo. On commence très tranquillement (si on omet les premières minutes qui comptent pour un flashforward puisqu'elles présentent ce qu'on pourrait imaginer comme la fin de la série). Le synopsis est hyper simple et cet adjectif confirme mon idée que les scénaristes qui partent d'un synopsis plus basique font des séries plus abouties (Brothers & Sisters, Friday Night Lights, ...). "Damages", une série lancée le 24 juillet 2007 sur la chaîne câblée FX met en scène le redoutable battle qui réunit Patricia Hewes, une avocate prête à tout pour arriver à ses fins et sa nouvelle associée un peu naïve sur les bords, Ellen Parsons. La série se veut judiciaire et comme je l'ai dit dans une autre review, ce genre ne m'a jamais vraiment attiré mais Damages semble être une série atypique ou du moins mise plus sur le thriller psychologique et c'est en cela qu'elle est intéressante puisque ce n'est pas une série judiciaire qui suit une formule préécrite, mais on a devant nous un thriller bien ficelé, très bien interprété et qui suit donc un schéma étalé sur une saison à première vue comme c'est le cas de Dexter par exemple.

Le schéma suit un mystère particulier ou un cas judiciaire qui concerne Arthur Frobisher, un homme très riche qui serait accusé par Patty Hewes et le gouvernement d'avoir fauché ses employés. Tout comme dans la première saison de Dexter, une confrontation semble se dessiner entre le camp de Patty et les hommes de Frobisher et comme nous le montrent plusieurs scènes de cet épisode pilote, chaque "camp" idéalise une victoire. En gros, Damages c'est un peu l'histoire de qui détruit qui et c'est une base très intéressante qui permettera de lui donner champ libre et de briser ses limites jusqu'à ne plus en avoir. À se demander si elle en a d'ailleurs puisque pour une série judiciaire elle offre un matériel particulièrement différent et excentrique et j'adore ce côté-là de la série. Elle se différencie. Tout le côté scénaristique (tout comme Dexter d'ailleurs) est quasi-parfait. On a de bons acteurs, en particulier Glenn Close et Rose Byrne. La tâche était compliquée de trouver un duo d'actrices qui convienne parfaitement à ces personnages et surtout la tension qui règne dans chacune de leurs scènes. Le pari est relevé. Pas mal de bons dialogues également. Non franchement au niveau de la qualité elle-même c'est presque irréprochable.

J'ai dit que l'action monte crescendo, c'est-à-dire qu'on commence (trop?) gentiment pour terminer l'épisode sur une supposition (qui devient presque une preuve) que la série se termine littéralement dans un bain de sang. Le pilote fait quand même 55 minutes donc la question était de savoir combien de temps d'antenne serait dédié à la partie "light" et quel temps serait dédié à celle plus dramatique voire horrifiante. Et malheureusement seules les 20 dernières minutes sont réellement prenantes. Le début prend trop de temps pour se présenter je trouve. Il faut bien présenter les personnages mais je trouve que la série a eu tendance à trop rallonger le processus ce qui rend au final une bonne partie de l'épisode assez molle. Par contre, je ne remets pas du tout en question la puissance de la série. Je suis allergique aux séries trop gentilles et limitées, donc je suis ravi de voir que les scénaristes vont à fond dans leurs idées dès l'épisode pilote et nous plantent déjà le ton de leur show.

L'introduction à l'intrigue globale de la série est plutôt correcte. On commence avec la présentation du caractère néfaste de Patty, pour ensuite lancer l'intrigue Frobisher qui semble prendre une place importante dans la saison pour ne pas dire la couvrir complètement. Intrigue qui me rend assez indifférent au passage, mais je pense que la guerre entre les différents opposants que les scénaristes posent sur scène sucessivement montera en intensité et peut-être plus piquer mon intérêt. Et à côté de tout ça, pour amplifier le noeud dramatique de la série, on ajoute un personnage (la future belle-soeur d'Ellen qui travaille dans la restauration si j'ai bien compris, Katie) qui était étroitement associé à Frobisher. On apprend donc grâce à cette révélation les raisons qui ont poussé Patty à engager Ellen de manière assez subite: elle voulait atteindre Frobisher par n'importe quel moyen et était donc au courant de l'affiliation qui liait Katie Connor et Arthur Frobisher. J'ai bien aimé ce rapport puisque ça permet d'avoir une grosse intrigue et pas plusieurs indépendantes. C'est comme j'aime appeller ça un noeud dramatique mais un gros noeud.

Est-ce que je vais suivre la série au-delà? Je trouve scénaristiquement parlant ce pilote très bon. Maintenant au niveau de son découpage, on ne peut pas vraiment dire qu'elle marque de point puisque seules les dernières minutes me donnent vraiment envie de retourner voir la suite. Mais étant donné que j'ai entendu beaucoup de bien sur la série, je vais continuer et je n'ai aucun doute qu'elle saura se montrer audacieuse et prenante au fil des épisodes. J'aime bien le concept des flashforwards proposés de manière aléatoire dans l'épisode puisqu'ils permettent de lancer le suspense là où l'attend le moins.

En bref : Un bon épisode pilote qui pique ma curiosité. Les acteurs sont tous très bons (mention spéciale à Glenn Close qui est magistrale dans son rôle plus que complexe), l'écriture est soignée et le côté glauque et osé apporté à son statut judiciaire paraît très prometteur. Maintenant, je pense que le quota de suspense sera atteint au maximum dans les prochains épisodes donc j'attends de voir la suite.

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27-11-08

Analyse : Mad Men (saison 1)

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Sur une des captures du générique, on peut lire "Enjoy the best America has to offer" : serait-ce un message caché quand on sait que la série est la reine des Emmys ? Peut-être. Parce que ni plus ni moins, Mad Men est la série la mieux écrite qu'il m'ait été donné de voir. Si ça n'en fait pas ma série préférée pour autant, c'est une série que nulle autre ne peut égaler. Même les quelques épisodes de Six Feet Under me feront dire que Mad Men est une série encore plus détaillée que Six Feet Under puisque dans Mad Men tout, mais alors tout, est important. Chaque expression faciale est importante, chaque mot du dialogue a son importance, ce qui fait de la série un pur produit de génie où la justesse est un de ses nombreux points forts. Analysons cette première saison qui nous emmène dans un univers complètement à part, le New York des années 60 où les hommes affirment leur pouvoir, le féminisme progresse et où, évidemment, le tabac est répandu.

Si on commence peut-être par ce qui est en arrière-plan, on remarque une réalisation remarquable. Retranscrire l'univers visuel des années 60 n'était pas chose facile mais on s'imprègne facilement dans un monde visuel totalement à part, ce qui permet évidemment de comprendre directement la façon d'agir des personnages et leur attitude. Maintenant, si les décors sont parfaits, on peut aussi noter des plans visuels particulièrement beaux.
Chaque épisode se termine sur un plan visuel magnifique (en début de saison 1 peut-être moins) qui correspond à chaque fois au propos de la série. Je me souviens du dernier plan de l'avant-dernier épisode de la saison 1 quand Don Draper rentre chez lui, sa femme allongée à ses côtés alors qu'il reste dans une position parfaitement verticale là où sa femme est dans une position parfaitement horizontale.
La caméra recule et on se rend compte de cet équilibre et de la dynamique : l'homme debout, devant soigner ses apparences (ce qui, d'ailleurs, est le leitmotiv de la série) et la femme allongée aux côtés de son mari, plus discrète mais présente. C'est particulièrement beau. On en trouve plein aussi dans le season finale réalisé par Matthew Weiner. De ce point de vue là, on voit quand même à quel point la série joue sur la précision. C'est des détails qu'on ne trouvera jamais dans un show médiatisé comme Desperate Housewives ou Grey's Anatomy.

Mad Men suit donc les péripéties de plusieurs hommes et femmes travaillant dans une agence de publicité dans les années 60 et comme pour plusieurs séries qui utilisent cette formule-là, c'est moins du côté du thème principal que l'intérêt de la série réside. Si les scènes dédiées à la recherche d'un slogan ou d'une stratégie pour inciter le public-cible à acheter le produit vendu sont bien écrites et pouvant instruire, c'est davantage du côté des personnages que la série excelle.

Don Draper, évidemment, le protagoniste-clé du show, représente à lui seul tous les atouts de Mad Men. L'interprétation de Jon Hamm - comme celle de tous les acteurs de la série - est excellente. Mad Men est réellement une série qui joue sur l'authenticité du caractère. Le jeu d'apparences devant ses collègues est bluffant. C'est un personnage extrêmement méfiant, qui garde tout pour lui et qu'on n'arrive pas à cerner dès le premier épisode (le téléspectateur reconnait après le final que c'est un personnage que personnage n'arrive à comprendre, ni même le téléspectateur lui-même). Il y a quelques scènes dans la saison 1 où on voit Draper littéralement sur les nerfs et exploser de colère dès qu'il est seul et au moment où une personne entre dans son bureau, il retrouve la facade qui le caractérise. À nouveau, on joue énormément sur l'authenticité du caractère et par opposition, le jeu d'apparences qui s'appuie sur une volonté continuelle de paraître posé pour les autres.

Si Draper est l'atout premier de la série, le personnage "dont tout le monde attend la chute", les personnages secondaires sont excellents également. Notamment Peggy et Betty, respectivement la secrétaire et la femme de Draper, qui arrivent à travers plusieurs anecdotes à nous faire comprendre la place de la femme dans les années 60 mais surtout le progrès et l'évolution qu'on leur réserve.
Les années 60 est une période historique importante où beaucoup de progrès tentent d'être effectués pour les femmes avant qu'ils ne trouvent leur validité une décénie plus tard. Evidemment, le seul but des personnages féminins n'est pas de représenter la situation sociale dans les années 60 mais comme dans toute série, on développe leurs vies personnelles, notamment avec le mariage perturbé entre Don, qui trouve en sa liaison extraconjuguale un échappatoire continuel à ses problèmes quotidiens, et Betty, sa femme, qui tente de montrer son fort caractère à travers plusieurs intrigues anecdotiques au cours de la saison. On peut faire le parallèle avec les personnages masculins. Les plus importants restent très certainement Campbell, pris dans une relation où le rapport homme / femme est continuellement traité, et Sterling, brillamment interprété par John Slattery, infidèle lui-aussi, jusqu'à ce qu'il frôle l'expérience de la mort. Toutes les répliques et attitudes des personnages sont finalement très représentatives du statut social donné aux sexes à l'époque dans laquelle se situe Mad Men.

Outre ce rappel constant que l'action se produit 50 ans dans le passé, le réel problème de cette première saison de Mad Men reste le manque d'un certain fil conducteur. On a bel et bien le secret de Draper qui finalement n'aura eu aucune conséquence sur la réputation de ce dernier mais ce n'est pas assez. Là où certains personnages comme Betty héritent constamment d'intrigues anecdotiques souvent indépendantes, les protagonistes, eux, ont un temps d'antenne mieux géré et on sent un certain décalage entre la qualité des intrigues dépendant des personnages. Ce qui est dommage puisqu'on sent finalement une inégalité dans la qualité de la saison : les premiers épisodes manquent cruellement de fond et certains, en milieu de saison, sont excellents, là où les épisodes clôturant la saison laissent un goût mitigé.

Par contre, l'atout qui sera resté tel quel tout au long de la saison, c'est le rythme du show. Et c'est sûrement là que pose le problème puisqu'il y a ceux qui adhèreront et ceux qui détesteront. Il ne faut pas, mais alors vraiment pas s'attendre à une série mouvementée puisque le seul moment qui nous surprend réellement, c'est la crise de Roger Sterling dans l'épisode 10. Toute l'énergie de Mad Men se focalise sur le travail des expressions faciales, l'écriture et la réalisation. Il n'y a pas une once d'action et c'est très dur de se lancer dans la série sans avoir d'à priori et de réellement apprécier la série à juste valeur dans ses premiers épisodes. Dès le troisième épisode, on commence à se familiariser avec Mad Men et on comprend que le rythme porte parfaitement le show vers le haut, pas dans tous les épisodes c'est vrai, mais on ne peut s'empêcher de trouver la richesse visuelle du show assez convaincante pour rendre le rythme lent, légitime.

En bref : Mad Men est une série frôlant la perfection dans plusieurs domaines. Le fait que l'action se déroule dans un New York des années 60 représente un atout incontestable : l'idée directrice de cette première saison nous offre des personnages très riches, un développement quasi-parfait des relations entre les personnages et un travail sur la mise en scène plutôt spectaculaire.

Le générique de la série.

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26-11-08

Trailer : Damages saison 2

Rien ne change, la saison 2 de Damages - très attendue - revient le 7 janvier 2009. En attendant, deux nouveaux trailers ont été publiés.
Dès vendredi, Unit-E se lance dans une redécouverte de la saison 1 avec critique complète des 13 épisodes la composant pour ensuite enchaîner directement avec la diffusion de la saison 2 sur FX.

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True Blood épisode 1.08

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J'ai juste détesté cet épisode quoi. Je déteste quand je m'ennuie devant des shows à long format et cet épisode en faisait partie. J'ai beau m'être ennuyé devant l'épisode précédent, il était dans l'absolu correct et recherché. Ici j'ai trouvé l'épisode vide, mais vraiment vide, au point où je me suis demandé vers la fin ce que je pourrais bien mettre dans ma review vu qu'il ne se passe pas grand chose de nouveau.
C'est un peu l'épisode qui reprend une des techniques fêtiches des scénaristes de True Blood, c'est-à-dire un enchainement de scènes anecdotiques sans qu'il y ait de réelle intrigue derrière pour chaque personnage, sauf éventuellement l'intrigue de Jason et le personnage de Lizzie Caplan (hum, elle est magnifique, ça aide aussi) qui garde un fil rouge quant à la volonté des deux de reprendre du sang de vampire. Par contre, pour Sookie, Bill, Tara, c'est un peu le néant à moins que j'ai loupé quelque chose d'important ce qui ne me semble pas être le cas.

Sookie / Bill :
Le seul moment vraiment marquant de l'épisode c'est la fin quand on revient au bar des vampires, l'occasion pour nous de revoir Eric et le barman, lui aussi vampire. Je ne suis même pas sûr d'avoir tout compris d'ailleurs, apparemment il y aurait de l'argent qui aurait été volé au bar de Lafayette et Sookie mène l'enquête au bar des vampires grâce à son pouvoir ... J'avais compris ça qu'à la fin. Sinon, Sookie découvre sans surprise que Bill est toujours vivant, qu'il se réfugiait simplement (six pieds ?) sous terre et il la surprend nu la nuit, recouvert de boue en sortant de la terre.
Puis ils font l'amour dans le cimetière avec Bill recouvert de boue. Là aussi un nouveau moment marquant mais sinon, c'est tout je crois pour cette intrigue. C'était super barré n'empêche, le coup de l'amour dans le cimetière dès que Sookie trouve Bill. On sent qu'elle aime vraiment Bill, c'tait profond comme tout. Moi en attendant, je surkiffe toujours autant le jeu quasi-parfait d'Anna Paquin, ma révélation de la year, j'aime ses sourires et son côté trop-hyper quand elle est toute-excitée après un rapport sexuel avec Bill. Ca c'est de la relation amoureuse surdimensionnelle, je t'aime AP :)

Jason / Lizzie Caplan (<333 non?) :
Bon son personnage s'appelle Amy. Elle et Jason veulent toujours du V donc s'en vont espionner Lafayette qui passe sa soirée du lundi (excellente la référence à Heroes) avec un vampire. Si ce n'est que leur relation évolue au détriment de Sookie qui voit l'arrivée de Amy d'un mauvais oeil, je trouve que Lizzie se donne à fond et j'aime ça dans une actrice. Ca doit être au moins la dixième fois que je l'ai dit dans une review de la semaine mais bon. Jennifer Carpenter, Lizzie Caplan, c'est le même deal, c'est des actrices pro et je surkiffe LC tout comme je surkiffe-de-chez-surkiffe Anna Paquin.
J'aime bien leur relation, on sent toute l'alchimie entre elle et l'acteur qui joue Jason. Ca peut donner des choses intéressantes si Amy cache réellement quelque chose, ce qui est sûrement le cas vu sa rencontre "accidentelle" avec Jason et son caractère un peu ambigu.

On pousse à nouveau le mystère autour de Sam qui refuse de faire éclater la vérité, qu'il peut changer de forme ou un truc du genre. Par contre la seule explication qu'il trouve pour sa randonée dénudée dans la forêt de l'épisode précédent est que ses parents étaient nudistes, ce qui fait que les détectives appellent le camp nudiste pour vérifier l'info. C'était très drôle, mais comme pour le reste des intrigues, on n'avance pas du tout.
En parallèle, Sam et Tara continuent leur relation sexuelle jusqu'à ce que Tara accuse Sam d'être raciste puisqu'il lui a dit qu'elle fait des bruits comme la tenniswoman Serena Williams pendant leurs rapports. Hum, ok.

Malheureusement pas de référence au serial killer. Aucun nouvel indice sauf erreur.

En bref : Ce qui nous donne un épisode vide en grande partie où les scénaristes enchaînent les anecdotes sans importance et où les 54 minutes m'ont plongé dans un profond ennui même si le fait qu'on se soit plus attaché aux personnages permet le tout de passer correctement un minimum.

Posté par _Red à 05:48 PM - True Blood - Saison 1 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Novembre 2008 : le top du top des mots-clés.

screencap En chaque fin de mois, je vous propose le best-of des mots-clés qui amènent les visiteurs sur le blog depuis les moteurs de recherche, le plus souvent google. Et puis c'est l'occasion de voir un peu comment les gens surfent et par quels moyens ils attérissent sur le blog.

Comment ça, tout le monde s'en contre-fiche ? Tant pis :)

On va peut-être commencer avec ceux qui ne savent même pas ce qu'ils cherchent.

- episode desperite o : No comment.
- regarder journal intime d'une Call : ... Girl ! C'est important le girl.
- desesperaise housewives : Ok.
- série tv gossip ship : Gossip Girl putain. C'est Kristen Bell, on écrit ça correctement les gens. Et puis Gossip Ship sérieux?

Puis il y a ceux qui sont désespérés, vous savez ceux qui surkiffent leurs idôles. 

- s'habiller comme dans la série skins : Bon là, c'est passable je conçois. Fais un tour chez Topman, Mike Bailey y bossait.
- GAIL O'GRADY NUE : (c'est celle qui joue l'amante de Porter dans DH) En majuscules, en plus. Arrête, tu me fais rougir.

En même temps, il y a ceux qui confondent google et le service de questions / réponses de yahoo.

- comment est sylar dans heroes saison 3? J'suis sûr que Tim Kring te remercierait si tu regardais son show. Parce qu'il faut. Heroes c'est hawt.
- où se trouve la troisième saison de heroes? Sur NBC.
- comment revoir un épisode de gossip girl : Tu rembobine le truc et tu cliques sur play. Après, tu peux re-revoir l'épisode si tu veux. (c'est quoi, le 115 ?)

Les fameuses recherches de musique.

- dans kyle xy qu'est-ce qu'amanda joue au piano dans la saison 1 : Euh... on s'en fout?
- music skins serie quand michel et sid couche : Quelle orthographe, quelle ambition dans la recherche, je suis comblé.

Puis vient la personne, que dis-je, l'idôle, de Jeremy Sumpter qui ne connaît pas FNL mais qui veut juste le voir nu dans le 306 de FNL (vidéo supprimée vous dîtes ??). Pour ne pas se faire choper, il / elle écrit "ne trouve pas l'épisode 6 de friday night lights" pour éviter de chercher "JEREMY SUMPTER NU" comme l'autre avec Gail O Grady.

Enfin, le paquet : ils ont été bluffé par cette scène, celle où Serena avoue à Blair qu'elle a tué quelqu'un dans le 116 de Gossip Girl. Dès que l'épisode a été diffusé sur tf1, ils se tous mis à chercher :

secret de serena tué / qu'on fait fait serena et georgina / secret de serena

Bah elle a tué quelqu'un, c'tait pas assez clair ?

Posté par _Red à 12:12 PM - Articles spéciaux - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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24-11-08

Chroniques en séries >> 99 %

Petit (léger) changement. Pour un confort personnel, toutes mes critiques et impressions sur les épisodes vus en semaine seront publiées sur 99%, mon ex-blog-perso. Ce qui me permettera de les publier avec plus de clareté et dès que j'en ai envie, en général un peu plus souvent qu'une fois par semaine. Sinon, aucun autre changement pour le blog, les critiques longues restent telles quelles.

99%

Dexter épisode 3.09

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Euh... c'était excellent. Là franchement, on retrouve du bon Dexter avec une séquence ultra-jouissive à souhaît vers la fin où Dexter s'imagine en train de péter les plombs dès qu'il découvre que Prado a en fait jouer un jeu tout du long. Chapeau aux scénaristes, j'aurais presque envie de pardonner les nombreux points faibles des épisodes précédents puisqu'on a vraiment quelque chose qui se tient et d'un haut niveau. Incontestablement, cette saison a des qualités que la précédente n'avait pas et vice versa.
Maintenant, pourquoi Dexter reprend-elle du poil de la bête après ces deux derniers épisodes qui retrouvent le piquant de l'an dernier ? Déjà il faut savoir que Daniel Cerone (producteur et scénariste sur les deux premières saisons) a quitté le show pour bosser sur Dirty Sexy Money où il ne s'est que chargé de la production d'un épisode. Puis pour combler ce départ, Charles Eglee, producteur et scénariste sur The Shield est venu en tant que producteur exécutif sur Dexter, s'est chargé de la production de plusieurs épisodes jusqu'au 306 (le pire épisode du show, le seul dont il est l'auteur heureusement) puis depuis, selon l'imdb, il ne bosse plus sur Dexter. Donc le rythme peut décoller, enfin. Il y a de l'action, de la réflexion, Julie Benz était putain de jolie et Prado gagne en épaisseur. C'était excellent donc.

Dexter / Prado :
Décidément, un épisode je les aime, un épisode je les supporte plus. Là j'ai surkiffé de ma race tellement ça prenait trop aux tripes. Enfin bon, c'est relatif, l'épisode laisse quand même sur sa faim mais on peut s'attendre je crois à une excellente fin de saison avec ça. Outre cette tension sexuelle toujours présente à travers des dialogues peu logiques qui retirent à l'intrigue sa crédibilité, le reste était très bien mené. Plus les épisodes passent, plus j'apprécie Jimmy Smits qui se donne à fond dans ce rôle. Il a donc bel et bien tué Ellen Wolf puis l'a enterrée la nuit où Dexter lui a montré comment il tue ses victimes. On ne retrouve malheureusement pas l'efficacité de la voix-off des deux premières saisons (celle-ci se limite à vouloir nous faire comprendre ce qu'on devine facilement, notamment quand Dexter explique comment il fait pour limiter le choix des tombes à creuser pour trouver Wolf) mais le tout fonctionne plutôt bien.
Puis on a la confirmation que Prado a menti tout du long, ce qui d'ailleurs est le leitmotiv de cet épisode : la confiance. Dexter se demandant depuis quand Prado ose lui mentir. Bah il lui a bien crié "fuck you" en pleine gueule sans se mettre à genoux devant lui : leur tension sexuelle a pris un coup donc c'était un indice assez flagrant. Et puis ouais, cette séquence à la fin où Dexter pète les plombs. C'était très jubilatoire et complètement surréaliste. Et puis enfin, Michael C Hall retrouve son talent d'antan. Je suis sûr qu'il n'a pas apprécié la présence du scénariste de The Shield, il a bouffé tout le rythme du show. Michael t'es pas le seul.

Debra / Skinner :
On a notre skinner désormais qui a pris Anton en victime. Ce n'est donc ni lui ni Quinn. La chasse à l'homme entre ce certain George King, Debra, Quinn, Batista et les autres était jouissive aussi. De l'action pure comme je l'aime, sans que ça tombe dans l'invraisemblance comme dans Prison Break et la série prend bien le temps de doser l'action, justement pour garder un tant soit peu de cohérence. Debra se donne toujours à fond, c'est toujours très jubilatoire de la voir ainsi parce que j'adore ce trait du personnage. Puis on comprend mieux maintenant pourquoi la relation Debra / Anton a duré autant ... C'était pour les rendre attachants ensemble dès qu'elle le trouve avec la peau du dos arrachée et tout ça.

Par contre, je ne comprends toujours pas le pourquoi du comment concernant la liaison entre Batista et Barbara (j'ai enfin pu caser son nom) Ca traine mais heureusement que ça ne prend pas trop de place dans l'épisode. Les scénaristes ont bien pu faire la part entre ce qui était important et ce qui l'était moins (ce qu'ils ont toujours du mal à faire dans leurs débuts de saisons, rappelez-vous la saison 2 avec les intrigues de Laguerta au début)

Cet épisode est en fait excellent pour trois raisons : déjà il avait la lourde tache de rendre tout ce qui passait avant relativement convaincant (sauf l'histoire de Camilla qui servait juste à voir la réaction de Dexter face à l'euthanasie dont il est l'auteur).
Puis il est tout simplement excellent parce que ça bouge bien sans que ce soit invraisemblable, ni tiré par les cheveux, ... Il est prenant et intelligemment écrit.
Puis il rend tout ce qui viendra après très prometteur. J'ai de suite beaucoup d'impatience de découvrir la suite, l'évolution de la relation amis / ennemis Dexter / Prado. On peut tomber dans un jeu de manipulations encore plus jouissif que Dexter / Doakes.

En bref : Tout simplement le meilleur épisode de la saison 3 et je crois même le meilleur épisode de la série tout court. Comme je l'ai dit dans le paragraphe précédent, cet épisode est non seulement excellent, il me ferait presque pardonner tout l'ennui que j'ai ressenti devant les épisodes précédents. Du grand Dexter, on en redemande.

Posté par _Red à 06:17 PM - Dexter - Saisons 2 et 3 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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23-11-08

Promo : True Blood season finale (the final hour has arrived)

Anna Paquin. Anna Paquin. Anna Paquin.
Voilà trois raisons pour ne pas manquer le final de True Blood, ce soir, sur HBO.

Posté par _Red à 07:01 PM - True Blood - Saison 1 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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22-11-08

Chroniques en séries (1.03) : SFU, TBBT, 30R, SDofaCG, des séries légères quoi, sauf SFU.

Cette semaine, comme j'étais lazy-de-chez-lazy, j'ai décidé de prendre une pause des grosses séries comme Mad Men, True Blood, Merlin (rassurez-vous, il n'y aucune once d'ironie pour cette dernière) et attaquer les séries légères (sauf que SFU n'est pas une série légère). En gros, il y en n'a pas pour tous les goûts puisqu'il y a de la sitcom principalement. De la sitcom de qualité : 30 Rock et The Big Bang Theory. Puis la suite de la saison 2 de Secret Diary of a Call Girl et enfin, Six Feet Under, mon rendez-vous du mercredi par excellence.

On va peut-être commencer avec les sitcoms. Slash comédies.

- 30 Rock épisode 2.11 / MILF Island :

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Voilà typiquement le genre d'épisode où je ne sais jamais si je dois rire ou quand je dois rire parce que j'ai trouvées toutes les situations convenues, même si j'avoue que l'insertion du MILF Island dans l'épisode était source de plusieurs moments comiques. À part ça, le bras de Pete coincé dans la machine à sucreries, WTF ?! C'est ce que j'appelle de la comédie lourde et superflue.
Je suis d'accord qu'à certains moments 30 Rock est une série bien écrite et bien travaillée avec un cast correct mais il y a ces épisodes voulus hilarants que je trouve plutôt mauvais. Ca me rappelle la catastrophe qu'était le 205. Huh-huh, je suis trop cruel aujourd'hui avec 30 Rock. Et j'assume pleinement. La suite la semaine prochaine, y a intérêt à ce que ce soit meilleur quoi.

- The Big Bang Theory épisode 2.05 / The Euclid Alternative :

L'idée de réunir Penny et Sheldon était bonne, si seulement le comique de répétition ne venait pas gâcher l'épisode ou la série des fois. Les seuls moments drôles sont dans la voiture de Sheldon. Il y avait vraiment matière à faire mieux, surtout que le duo Penny / Sheldon est ce que fait TBBT de mieux. Mais il y a cet ingrédient qui manque à cette saison et qui faisait la réussite de la saison 1. Au risque de vous décevoir, je ne sais pas ce que c'est. Si seulement je le savais, j'aurais envoyé un mail direct aux scénaristes parce que c'est comme ça que je fais les choses quoi.

Mais rien de grave, parce que j'ai grave enchaîné avec le suivant. 

- The Big Bang Theory épisode 2.06 / The Cooper-Nowitzki Theorem :
C'est mieux. La série évite le temps d'un épisode de rentrer dans les énormes clichés au niveau des dialogues qui sont en fait le point faible de cette saison par rapport à la première (yes, je l'ai trouvé!). C'est une bonne chose de toujours mettre Sheldon en avant puisque c'est le meilleur personnage. Et c'est tellement rare pour le remarquer : la fin de l'épisode est bien meilleure que son commencement. 

- The Big Bang Theory épisode 2.07 / The Panty Piñata Polarization :
À défaut d'être riche en dialogues jubilatoires, cet épisode a au moins le mérite de nous offrir quelques séquences jouissives grâce au duo toujours improbable entre Penny et Sheldon. J'en demande plus mais la série fait passer un bon moment.

- The Big Bang Theory épisode 2.08 / The Lizard-Spock Expansion :

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Un épisode qui met plus en avant Wolowitz et qui m'a donc fait décrocher quelques sourires, rien de plus. L'intrigue principale sur la trahison de Leonard envers Wolowitz n'était pas des plus passionnantes, mais c'est encore une fois grâce aux dialogues que l'épisode passe bien. La scène entre Sheldon et Leonard dans la chambre de ce dernier était excellente : s'il y a bien quelque chose que j'adore plus que tout dans cette série, c'est l'excentrisme de Sheldon. Et là j'ai été servi. Manquait plus qu'à rejoindre un peu plus Penny à tout ça et l'épisode aurait été bon.

SFU.

- Six Feet Under épisode 1.03 :
Décidémment, c'est toujours pas ça. Même si ce troisième épisode était légèrement - mais alors légèrement - meilleur que le précédant, il y a toujours un sérieux manque de profondeur. Pour l'instant, j'ai du mal à m'identifier aux Fishers puisqu'ils ne font que de s'engueuler. Et moi je suis pacifiste alors s'vous plaît, vous vous serrez bien fort dans les bras comme ils le font à la 41ème minute d'un Brothers & Sisters et on pourra passer aux scènes lacrymales.

- Six Feet Under épisode 1.04 :
J'attends toujours ce moment où les personnages deviendront plus attachants, où l'on a affaire à quelque chose de réellement touchant (et n'ayant aucun rapport avec le mort du jour parce que c'est typiquement le genre d'intrigues auxquelles je ne m'attache jamais dans les séries). Il n'y a aucun fil conducteur, ce qui rend la présentation des personnages assez superficielle. Et cet aspect atypique, anticonformiste dans la forme rend la série difficilement appréciable dès le début. Ca stagne quoi...

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SDofaCG.

- Secret Diary of a Call Girl épisode 2.06 :
Un épisode qui joue beaucoup sur un des atouts de la série : son imprévisibilité. La suite du drame Alex tient ses promesses, évite les clichés même si on ne peut être que déçu de l'absence (provisoire) de Callum Blue dans cet épisode. La storyline de la tentative de viol faisait un peu too much mais la série a l'intelligence de ne pas trop plonger dans le mélo-dramatique pour sa fin d'épisode qui voit Hannah et Ben s'embrasser. C'était couru d'avance, mais peut déboucher sur une fin de saison bien fichue, je pense.

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